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27.5.14

La société politique as I see it.

(au fait maintenant que j'uploade les images sur Blogger ou les trouve sur le net, tu peux cliquer dessus pour les voir en taille réelle !)

J'imagine, internet, que tu es au courant de la dernière grande nouvelle. A moins de vivre dans une caverne, tu ne peux pas avoir échappé à l'annonce du résultat des élections européennes 2014 et du braquage perpétré par le Front National, à hauteur de 26% des suffrages exprimés.
Attention, ça veut pas dire 26% des Français, ça veut dire 26% de ceux qui se sont exprimés, et qui eux étaient environ 43% (source Le monde). Il faudrait faire un pourcentage de pourcentage pour savoir combien en proportion de Français ont voté pour le FN mais ça fait pas beaucoup, ils étaient genre 6 millions, moins d'un dixième de la population. Non, ce que cette élection a mis en valeur c'est la puissance de l'abstentionnisme face à un parti qui sur le plan électoral est très discipliné.
En gros, c'est comme si un trio de malfrats avait décidé de braquer Wall Street et qu'en arrivant ils avaient trouvé les bureaux vides, les guichets désertés et les coffres ouverts. Bon bah y'a qu'à se servir. Abandon complet de la défense adverse renonciation de la population.



Ce qu'il faut se demander, ce que ne font jamais les politiciens qui après une raclée pareille ne pensent qu'à revoir leur copie, modifier leur méthode, au lieu de changer le système, c'est pourquoi une telle abstention. Le fait seul que les candidats, à titre personnel, n'apparaissent pas comme fédérateurs, porteurs d'espoir, de potentiel ou même sympathiques, ça suffit pas. Il y a, en France et probablement ailleurs, un manque d'éducation navrant en termes de politique et civisme qui fournit aux partis radicaux de droite (parce que les scores navrants du Front de Gauche, du NPA et autres actifs communistes suffisent à démontrer que les forces les plus à gauche ne profitent pas du déclin du bipartisme PS/UMP) un terreau idéal pour planter ses germes. Un sol de merde en décomposition. Je vous apprends pas que le compost, c'est extrêmement fertile.
J'avais dit à propos des municipales que la progression du FN n'était en rien la conséquence des manquements du gouvernement, mais il se trouve que concernant les européennes, c'est le cas.
C'est pas du tout le même type d'élection et comme le dit très justement un intervenant du FG dans une vidéo que je mettrai en lien à la fin de cet article, les européennes ne servent pas à valider le système européen en lui envoyant des représentants. L'Union Européenne est une vaste blague racontée indéfiniment par le grand intérêt financier, les banques, le capitalisme et les imbéciles qui en font un bastion des États-Unis (lesquels, par l'OTAN, se projettent maintenant presque sur la Mer Noire... dans Otan il y a Atlantique Nord, au fait), et en termes d'acquis sociaux, d'échanges culturels et matériels, elle n'a jamais rien fait en faveur de ses habitants. Pire, en s'étendant encore et encore vers l'est, elle fait le jeu des USA en préparant le terrain pour ses entreprises libéralistes (c'est l'objet du Grand Marché Transatlantique sans cesse fustigé par Jean-Luc Mélenchon : faire de l'Europe un marché américain où Monsanto et toutes les autres entreprises qui méprisent l'éthique, l'écologie, la morale et l'humain pourront vendre leurs merdes sans entraves) tout en faisant perdre leurs acquis sociaux aux Européens les plus avancés (si on en chie depuis vingt ans, c'est parce qu'on n’intègre que des pays qui n'ont pas le niveau industriel et social de l'Ouest ou qu'au lieu de les porter à notre niveau, on descend au leur).
Non, l'élection européenne n'a pour enjeu que de mettre en valeur l'équilibre des partis dans chaque pays, et chez nous on voit bien que le FN est devenu le premier parti de France, par déclin du PS et de l'UMP et par abandon de la plupart des citoyens qui ne cherchent même pas à trouver d'autres solutions que l'abstention.


 
Alors comme j'ai rien de mieux à faire et que je pense qu'échanger les idées et réfléchir à une refonte intégrale d'un système qui a largement montré son inefficacité sociale, politique et économique, je vais profiter de cette débâcle pour vous parler de ce qui se passerait si j'étais Dieu. Ou au moins président du monde de la France. A la manière de Pokémon as I see it (d'ailleurs j'ai eu de nouvelles idées, je vais pouvoir dépoussiérer cet article -> si vous avez des idées pour un jeu Pokémon idéal, hésitez pas !), La politique as I see it.
Je te préviens internet, c'est très très long, et peut-être aussi, j'espère, très très intéressant. Prends le courage et le temps de me lire, s'il te plaît :D

Mon système idéal repose sur une évidence simple. Je te prends pas de haut, internet (pourquoi je m'adresse pas à vous de manière plus personnelle, depuis le temps que vous me lisez ?!? Bon allez c'est parti.), on est entre nous, vous savez que je vous aime d'amour et tout (surtout toi Darkly (t'as pas un ch'veu à m'envoyer ? c'est pour une expérience !)), mais tout le monde ici n'a pas fait des études d'histoire alors on a pas tous le même bagage historique, social et politique. En licence d'histoire ça a rien à voir avec le collège-lycée, on fait énormément de politique/institutionnel.


La déclaration de base : la démocratie est un système idéal pour les petites aires géographiques. Dès que le territoire s'étend, que la population augmente, l'appareil d'état s'alourdit, la machine décisionnelle ralentit pour laisser un moyen d'expression à tout le monde, les relais de pouvoir se multiplient et il faut un siècle pour faire un simple choix. C'est la raison pour laquelle l'empire romain a tenu aussi longtemps : la politique se faisait à Rome et fuck le reste du monde. Les monarchies (j'ai pas dit royautés : mono-arkos, un seul dirigeant, pas forcément roi. Le principat romain était en partie une monarchie.) fonctionnent très bien sur de grands espaces (pourquoi vous croyez qu'elles ont tenu les rênes du monde pendant des siècles ?). Sur un grand espace, si on tient à la démocratie directe (l'indirecte est une oligarchie de merde, j'le sais on vit gouvernés par elle), il faut passer à un fédéralisme type États-Unis ou Allemagne.
D'ailleurs, en tant qu'étudiant en histoire qui a pas mal travaillé sur l'histoire romaine, je suis pas démocrate. J'ai l'intime conviction que tout le monde n'a pas le droit de s'exprimer sur le devenir du pays, qu'on doit laisser ça à des gens compétents et qu'il faudrait une forme de suffrage censitaire basé non pas sur la fortune mais sur l'éducation politique. Et en tant que jeune homme humaniste et persuadé de la nature bienfaisante de l'homme - suis-je donc naïf ? - je suis partisan de la démocratie directe, éclatée, fédéraliste. Je vous apprends pas que je suis limite schizo, Docteur Jiminy et Mister DarkRiketz, et au final dans le monde parfait où je suis le président du peuple, je pique autant d'idées au FN qu'à l'extrême-gauche et le pouvoir appartient au gouvernement et pas aux financiers. Allez, c'est parti pour le voyage dans cet énorme bordel incompréhensible, ma tête.

J'ai essayé de virer le Centre qui n'a aucune légitimité historique mais géographiquement il est trop.... central pour être évacué ^^ Voilà ma France des régions à moi XD

Les régions.

Dans mon monde à moi, où la démocratie serait appliquée comme telle, la France aurait moins de régions. Le gouvernement a raison, l'appareil d'état est lent et difficile à financer, des tas d'échelons administratifs et de divisions territoriales continuent à exister et à se gêner mutuellement alors que certaines sont dépassées. Moins de régions ça veut dire un système administratif plus simple et plus propre. Et ça me permet de lancer l'idée d'après.

Les Parlements Provinciaux (ou Etats Régionaux).

L'idée d'après, c'est le rétablissement d'institutions locales fortes, comme sous l'Ancien Régime. Des États Régionaux qui seraient des Parlements locaux (au sens moderne (de l'époque moderne) du terme), à savoir des assemblées politiques votant les lois et les décrets, validant ou pas les décisions du pouvoir central. Parce qu'on ne le dit pas assez, mais la monarchie franque/française régnait énormément avec les coutumes locales, let particularismes, et la parole du roi n'avait pas partout les mêmes conséquences.
Ces Parlements seraient nombreux et situés dans toutes les villes grandes et moyennes des régions, afin de ne pas éloigner les citoyens de l'exercice politique, placés dans des lieux bâtis spécialement, faciles d'accès et dotés de toilettes ainsi que de salles de repos et doivent pouvoir accueillir deux fois le nombre de membres de siégeants à l'assemblée, quel que soit ce nombre en fonction de la situation géographique et démographique.

Dans la suite de ce principe, je pique une idée aux Athéniens du Vème siècle avant Jésus-Christ : les citoyens sont politiques.
Ils seraient représentants aux Parlements pendant une période courte, disons un an ou six mois. La moitié de la population, puis au terme du mandat, l'autre moitié, en alternance. Les membres des assemblées sont des citoyens et des citoyennes natif-ves de la région âgé-es d'au moins 23 ans, des citoyen-nes français d'autres régions ayant au moins 5 ans d'expérience dans un Parlement ou des étrangers d'au moins 30 ans ayant acquis la citoyenneté française à l'issue d'une formation politique et citoyenne (voir plus bas). Des registres sont tenus pour recenser les citoyens éligibles à un siège au Parlement en fonction des conditions d'âge, d'origine, d'expérience et de statut juridique.
Tenue des assemblées de manière hebdomadaire le dimanche (le travail dominical est interdit : le dimanche c'est le jour de la communauté civique), selon un calendrier unique pour tout le pays. Comme ça ils seraient pas politiques à plein temps et pourraient travailler à côté. Obligation de se rendre aux assemblées, sous peine de se voir retirer ses droits politiques, sauf demande expresse d'exemption à l'avance, en cas d'empêchement (maladie, grossesse, causes familiales...), formulée auprès d'un petit groupe de siégeants nommés par l'assemblée en début de mandat. Les assemblées débutent à une heure fixe décidée à l'avance et ont lieu à huis-clos. Possibilité de faire des pauses sur proposition à l'assemblée. Tenue de registres de présence, enregistrement (=rapport écrit) des réunions réalisés par un membre de l'assemblée élu par l'assemblée pour le temps de son mandat en fonction de ses capacités de rédaction et de maîtrise de la langue, registre des rapports gardés dans un lieu choisi par l'assemblée. Plusieurs avantages : nommer des mecs pour conserver et surveiller ces registres, pour les relire et corriger les fautes après coup, ça crée de l'emploi.



Dans ma France à moi, on crée de l'emploi, on construit les lieux de tenue des assemblées, on utilise les non-qualifiés pour les routes, les ponts, le terrassement, la manutention (le temps de les former à mieux) et le tout sans déboiser, avec de jolies routes de campagne, façon Anno 2070.

Les Parlements votent les lois proposées par le Parlement de Paris, qui sont ou non acceptées sur le territoire de la région. Ils ont aussi pour objectif de former la population au métier de citoyen par la pratique permanente. Les Parlements ont le pouvoir de gérer le budget de la région, du département et de la ville, décident du recrutement des forces de l'ordre, des membres du pouvoir judiciaire (avocats, juges, greffiers, huissiers...) sur candidatures des citoyens formés à ces métiers, ils élisent les maires et conseils municipaux au sein des citoyens de la région : n'importe qui peut être candidat même s'il n'est pas actuellement en mandat du Parlement, à condition d'avoir au moins 25 ans et deux ans de présence au Parlement (les droits sont interrompus en cas de séjour long à l'étranger mais peuvent être rétablis au retour en France)
Une équipe de plusieurs membres nommés par l'assemblée au début du mandat est chargée de relayer les grandes décisions au chef-lieu de département puis de région, afin de maintenir la cohésion de l'ensemble et pas de créer des micro-états : ces équipes envoient les résultats des votes à la Région, qui envoie à la Capitale, qui en tient compte pour sa politique. Les décisions soumises à référendum (parce que dans ce système, il n'y a aucun système de députation) sont annoncées au moins un mois à l'avance et ajoutées à l'ordre du jour de la séance choisie pour le vote. Chaque scrutin se fait à la majorité absolue et à main levée - en cas de résultat serré, un vote par bulletin peut être effectué sans délai et le dépouillement a lieu aussitôt en présence des membres de l'assemblée.

Le parlement de Paris.

Les Parlements de Paris, de Lyon et de Marseille sont divisés en parlements d'arrondissements sur le modèle des parlements de province et les corps de citoyens sont divisés de la même manière.
Le Parlement de Paris ou Sénat (à la romaine), détaché des parlements d'arrondissement, est le principal organe du pouvoir exécutif. Il n'est pas constitué des citoyens parisiens, mais de membres avancés des parlements de province (voir plus bas). Ses effectifs sont fixes et ne peuvent être modifiés que par un vote des parlements de province et des arrondissements parisiens, dont il est exclu. Ses membres sont élus tous les trois ans et ne sont pas renouvelables. Il enregistre les décisions des Parlements de province et gouverne au quotidien par l'intermédiaire des Consuls. Ceux-ci, au nombre de deux, sont élus au suffrage universel par l'ensemble des citoyens de la nation pour une durée d'un an, renouvelable deux fois seulement (ces idées je les pique à la fois aux Romains et aux Américains). Les candidats au consulat n'ont pas le droit de faire campagne pour leur élection (mais leur parcours politique est présenté au pays au moment de leur candidature), sont littéralement les chefs de l’État, aucun n'étant supérieur à l'autre, tous deux étant responsables devant le Sénat, missionnés par lui notamment pour le conseil des ministres, et pouvant être démis par lui.
Le Parlement de Paris discute les lois qui sont proposées aux parlements locaux. Il a la haute-main sur la politique étrangère et la guerre et la paix. Il constitue parmi les citoyens candidats (voir plus bas) des ministères : Emploi, Économie, Défense, Intérieur, Éducation, Environnement, Justice, Affaires Étrangères... Les ministres et membres des ministères occupent leur fonction pour 4 ans, non renouvelables, répondent de leur action devant le Parlement de Paris, sont élus et peuvent être démis par lui.
Les citoyens sont l'appareil d’État et l'appareil d’État est la puissance suprême sur le territoire.
Aberration, je crie ton nom...
(tiens, la droite pollue l'air !)

Les membres spéciaux des Parlements.

A mon sens, la grande maladie de notre système politique porte un nom simple : le PARTI. En France comme partout à ma connaissance, si on veut faire carrière politique, il faut commencer par faire une carrière dans un parti, ce qui entretient à la fois la bureaucratie et l'oligarchie (si t'es pas candidat d'un parti, t'es rien). Dans mon monde à moi, il n'y a pas de carrière politique parce que n'importe quel citoyen peut remplir n'importe quelle fonction pourvu qu'il en soit reconnu capable et qu'il soit élu par ses pairs à cette fonction, sur sa propre candidature.
Les assemblées élisent en début de mandat des membres particuliers avec des fonctions spécifiques individuelles ou plurielles selon des effectifs uniques pour tout le pays mais modifiables sur proposition du Parlement de Paris après demande d'au moins 50% des parlements de tout le pays. Ces fonctions sont : tenir et corriger les registres, les conserver à la disposition du public dans un lieu connu de tous pour consultation, mais surveillé en permanence, recenser le corps de citoyens du parlement, recevoir les demandes d'exemption et y répondre, relayer les résultats de l'assemblée vers la région et la capitale et en retour recevoir les décisions, propositions et annonces de celles-ci, communiquer les grands nouvelles du parlement et du pays de manière ponctuelle par des annonces publiques orales ou écrites. Aucune activité professionnelle d'un citoyen siégeant à l'assemblée ne doit par sa charge de travail hebdomadaire ou mensuel risquer d'empêcher l'exercice de la citoyenneté et notamment les fonctions électives relatives au fonctionnement du Parlement.

Les candidats à ces fonctions doivent se faire connaître un peu avant le début de leur mandat, dont la date est fixée à l'avance par le système de roulement des citoyens, et il est interdit de faire campagne auprès des futurs co-membres de l'assemblée comme des membres actuels. Dans mon monde à moi, quiconque est candidat à une fonction élective voit son parcours politique (=civique) présenté à tous ceux qui seront ses électeurs (les concitoyens de la ville et ses environs ou du pays), et on élit ces candidats sur leurs faits accomplis, pas sur une campagne basée sur l'argent, les liens personnels ou les groupes de pression.

C'est avec le système de campagnes électorales qu'on arrive à ça. Ce lillois est un anti-consumériste convaincu, c'est bien !
 Par contre, il ridiculise la politique qui devrait être une affaire sérieuse...




Le maire et son conseil municipal sont élus au sein de l'assemblée pour une durée de quatre mandats de Parlement (2 ou 4 ans) et renouvelables une fois. Ils constituent le pouvoir exécutif local et nomment au début d'un mandat, par un vote interne au conseil municipal, un médiateur destiné à diriger les débats du parlement local. Ce médiateur doit être âgé d'au moins 40 ans et doit pouvoir justifier d'au moins 10 années complètes d'exercice de la citoyenneté en assemblée.
Un membre de parlement de province qui justifie d'au moins 15 ans d'exercice peut s'il le souhaite présenter sa candidature à un siège au parlement de Paris (=le gouvernement) ou d'un ministère en fonction de son domaine de compétence. Celle-ci est valable pour le prochain remplacement de ses membres, avant d'être décidée par un vote réalisé au sein du parlement de Paris (la dernière action du gouvernement avant son remplacement est d'élire ses remplaçants). Chaque candidature est examinée tour à tour et le vote a lieu à main levée : ne se prononcent que ceux qui votent pour le candidat. A la fin du scrutin sont élus autant de candidats qu'il y a de sièges à pouvoir en commençant par celui qui a reçu le plus de voix. Une période de transition de durée décidée par l'ensemble des parlements du pays à l'exception de celui de Paris et modifiable par eux seuls a alors lieu le temps que les nouveaux membres viennent occuper leurs sièges (et habiter à Paris). Les anciens membres du gouvernement retournent dans leur région d'origine pour y exercer leur métier de citoyen.

L'argent.

Les membres des parlements de province et des arrondissements parisiens ne sont pas payés pour siéger aux assemblées, puisqu'ils ne le font que le dimanche, et peuvent travailler en plus de leur métier de citoyens. Les membres du parlement de Paris, qui sont le gouvernement, sont payés par l’État (=l'ensemble du corps civique) à l'aide d'une somme prélevée sur les impôts (sur le revenu, taxes sur la consommation et ISF, revenus du commerce, taxes sur les entreprises), qui servent également à financer toute action votée, effectuée ou ordonnée par le gouvernement. Les maires et conseillers municipaux sont également payés par les impôts en tant qu'agents de l'état et une prime est perçue par tous les membres spéciaux des assemblées, médiateurs, conservateurs des registres etc. Ces primes et les salaires des agents de l'état sont plafonnés et cessent d'être payés dès la sortie de fonction ou la fin de mandat. Les mandats ne sont évidemment pas cumulables parce que nécessitent obligatoirement la présence physique des citoyens qui les endossent : un-e citoyen-ne ne peut occuper qu'une fonction à la fois.

Ben ouais, quitte à être des oligarques au-dessus des lois, autant en profiter pour s'en mettre plein les fouilles sans rien faire !

Les agents de l'état hors de l'appareil de décision.

Les forces de l'ordre et leurs officiers, l'armée, les agents des ministères dans tout le pays, les représentants du pouvoir judiciaire et les chargés de mission du Sénat, les responsables de communication qui rendent le système fluide et viable sont responsables de leur action devant le Parlement de Paris ou devant les parlements de province en fonction de leur leur domaine géographique d'activité. Ils sont payés sur les recettes de l’État durant le temps de leur activité et pas au-delà, et ne peuvent occuper qu'une unique fonction à la fois. N'importe quel citoyen siégeant ou non dans un parlement de province peut occuper une fonction au sein de ces corps de métier.

L'étranger.

Les étrangers sont acceptés en France s'ils sont titulaires d'un permis de séjour professionnel, renouvelable, au titre du regroupement familial ou ponctuellement en cas de situation grave (guerre, catastrophe naturelle, industrielle ou autre, persécutions politiques, religieuses ou ethniques etc.). Il est impossible d'entrer en France et d'y vivre en dehors de l'un de ces trois cas. Le Parlement de Paris peut prendre tout mesure qu'il juge bon afin de juguler l'immigration le temps de donner à tous les résidents du territoire français un travail, un logement et une éducation à la citoyenneté et à la culture française, y compris la fermeture des frontières mais seulement pour un temps limité et après vote de l'ensemble des parlements, l'ouverture des frontières étant nécessaire à l'accroissement naturel, au brassage culturel et au maintien des relations diplomatiques. Il ne s'agit pas de fermer le pays sur lui-même mais de gérer la pauvreté et le chômage en canalisant les flux migratoires pour mieux améliorer le sort des immigrés.
Les étrangers quels que soient leur statut et les raisons de leur arrivée en France n'ont pas le droit de siéger aux assemblées ni de voter tant qu'ils n'ont pas été formés à la citoyenneté et à la culture françaises. La maîtrise de la langue et du fonctionnement de l'appareil d'état démocratique est exigée. La nationalité peut être octroyée sur demande (naturalisation) ou au nom de l'asile politique mais est totalement dissociée de la citoyenneté. Cette dernière peut être accordée après une durée de vie en France fixée à l'avance, décidée par les parlements provinciaux et de Paris, modifiable une seule fois par période de dix ans. Cette durée ne peut excéder cinq années.

Véridique : sans l'immigration, la France se viderait à une vitesse alarmante. Des tas de travailleurs, de chercheurs, d'étudiants... par exemple, tu sais combien y'a de français dans l'équipe technique d'un film hollywoodien ? Quand tu iras voir X Men Days of Future Past, regarde le générique avant le trailer final !

L'éducation à la citoyenneté.

Dans le cadre de la formation des futurs citoyens à l'exercice de la citoyenneté française et à l'appartenance au corps politique français, un service militaire mixte est imposé à chaque jeune citoyen-ne à ses 18 ans et couvrant une durée décidée par un vote Parlement de Paris avec avis consultatif des parlements de province mais qui ne peut excéder un an. Les études supérieures ou l'entrée dans la vie active sont reportées à la fin de ce service militaire. Entre 15 et 18 ans sont assurés dans les établissements scolaires des cours d'éducation politique traitant du fonctionnement de l'appareil d'état démocratique, des grands courants économiques et sociaux, des doctrines politiques et de la politique internationale.
Tout étranger arrivant en France et souhaitant intégrer le corps de citoyens doit suivre une formation similaire quels que soient son âge et son parcours après avoir appris jusqu'à un niveau de maîtrise acceptable et décidé par des enseignants qualifiés la langue française orale et écrite s'il ne la maîtrisait pas déjà. Tout enfant d'étranger né en France reçoit de fait la nationalité française et le statut juridique associé (protection judiciaire et sociale, droit d'accès aux services de soin, d'éducation etc.) mais devra suivre des cours d'éducation politique et effectuer un service militaire comme tout enfant d'ascendance française afin de se voir octroyer la citoyenneté française à l'âge commun de 18 ans et pour siéger aux assemblées à partir de 23 ans.

Objectifs et tâches de l'éducation politique > enseignement des connaissances de base > compréhension de la politique > opinion indépendante > engagement politique > des citoyens responsables.
Qu'on se demande pas pourquoi la politique est exclue des établissements scolaires.


La morale et l'éthique.

Tout citoyen siégeant ou non à une assemblée et titulaire ou non de fonctions électives faisant montre de comportement ou tenant des propos moralement intolérables devra en répondre devant le parlement de province de sa ville en sus des éventuelles poursuites judiciaires de l’État et des victimes potentielles. Il pourra en résulter une peine civique allant de l'avertissement à la perte de sa citoyenneté (droit de siéger aux assemblées et donc de vote) pour une durée de cinq années révolues, indépendamment d'une possible peine judiciaire, et qui débutera au terme de cette dernière (notam. s'il y a emprisonnement). Sont considérés comme moralement intolérables tout propos ou acte raciste, sexiste, xénophobe, antisémite ou discriminatoire envers une minorité de genre, religieuse, ethnique, culturelle, d'orientation sexuelle ou d'origine étrangère, toute trahison des idéaux de la démocratie française ou des intérêts de l'Etat et du corps civique, toute parole ou tout acte touchant ou visant à toucher un autre membre de la communauté dans sa personne ou dans sa dignité.
Tout citoyen qui se verra reconnaître coupable de propos ou d'actes moralement intolérables se verra retirer toute fonction élective occupée au moment du jugement indépendamment des peines judiciaires encourues, avec interdiction de se présenter à une autre fonction élective durant dix ans.
De même, la constitution de groupes de pression, d'associations ou de tout regroupement de citoyens dont la nature, les actes ou les propos iraient à l'encontre des idéaux de la démocratie et des lois ou des règles morales et éthiques de la communauté est formellement interdite et les entités concernés dissoutes sans autre forme de procès, au besoin par la force, ses membres s'exposant à des poursuites judiciaires et à la perte de la citoyenneté pour une durée de cinq ans et une interdiction de se présenter à des fonctions électives durant dix ans.
Le non-respect de la politique environnementale ou écologique décidée par le corps civique et le non-respect de l'éthique de production notamment dans les secteurs alimentaire, agricole et de la santé est assimilé à un manquement à la morale et les responsables peuvent être accusés et poursuivis voire déchus de leur citoyenneté dans les mêmes conditions que ci-indiqué.
Le respect de l'intimité et de la vie privée est observé en toutes circonstances et peut faire l'objet de poursuites judiciaires s'il est violé de quelque manière que ce soit (harcèlement, publications...). Même dans l'exercice de leurs fonctions, les agents de l’État demeurent des individus dotés de droits et ne peuvent être jugés que sur leur travail, non sur leur vie privée, exception faite d'agissements illégaux appelant des poursuites. De même, un grand respect est observé à l'encontre des agents de l’État par simple respect envers la fonction élective qu'ils occupent.

Si ça dépendait de moi, on brûlerait ça, on brûlerait les connards qui écrivent ça, on brûlerait les trous du cul qui prennent les photos, les empaffés qui publient, les abrutis qui financent, les tarés qui mettent en page, les enfoirés qui impriment, et les dégénérés qui achètent et lisent.

L'économie et le travail.

Le gouvernement constitué par les membres du Parlement de Paris tire ses recettes des impôts pour une part minoritaire, mais aussi des taxes sur la consommation, sur les revenus des entreprises (taxe échelonnée en fonction de ces revenus, de l'activité et de l'origine géographique des entreprises, les compagnies françaises étant favorisées sur le plan fiscal), des taxes douanières et des revenus des services nationalisés (secteurs des transports, de la santé, de l'éducation, de la banque, des communications et de certaines industries notamment pharmaceutique et agroalimentaire). Il est possible pour chaque citoyen d'investir dans les secteurs publics (nationalisés) et donc dans l’État lui-même afin de soutenir l'économie nationale tout en possédant une part, plafonnée, des services concernés en se faisant "actionnaire de l’État". La fuite fiscale ou le déplacement de son lieu de domiciliation hors du territoire français alors que les intérêts professionnels ou commerciaux d'un individu ou d'une entreprise demeurent en France sont, si avérés, punis par la perte immédiate de la citoyenneté et de la nationalité pour les responsables et par une amende ainsi que le paiement de taxes spécifiques aux compagnies étrangères dans le cas d'une entreprise.

Des groupes tels que les syndicats de travail et les corporations de médecine, de pharmaceutique et des métiers juridiques (avocats) dédiés au seul maintien de la déontologie au sein de la profession en fonction d'un code décidé par elle et approuvé par le corps civique sont autorisés. Le lobbying et les groupes de pression économiques ou politiques sont interdits : les conditions de travail sur le territoire français doivent être exemplaires et le salaire minimal peut être réévalué chaque année à la hausse, jamais à la baisse, au titre de l'inflation et sur simple appel du corps salarial, des ministères de l'Emploi et de l’Économie ou des citoyens siégeants dans les Parlements. La discrimination à l'embauche sera fermement condamnée . La parité, l'égalité de salaire entre les gens à compétence et à temps de travail égaux et le respect de la morale et de l'éthique professionnelles seront appliquées et peuvent faire l'objet de contrôles sans préavis.
La délocalisation sera fermement condamnée par l'octroi d'avantages fiscaux aux entreprises qui produiront sur le sol français et avec de la main-d’œuvre française et par des taxes supplémentaires aux entreprises qui produiront à l'étranger. Une vérification des normes de sécurité dans le travail tant concernant les salariés que les produits, de la traçabilité des produits et des matériaux ou composants des produits réalisés pourra être effectuée à tout moment par le ministère de l'Emploi et occasionner des amendes en cas de non-respect des règles de sécurité et d'éthique, les entreprises exemplaires pouvant être félicitées par des partenariats avec l’État.

Hum... -_-

Il n'est pas possible pour les entreprises de financer le gouvernement afin d'éviter la corruption et les conflits d'intérêts et si la presse est indépendante, elle a le devoir de respecter la déontologie, l'éthique et la morale attendues par les règles de la société, ainsi que la dignité des individus citoyens ou non. Le respect imposé de la vie privée interdit toute forme de publication dédiée à celle-ci ("presse people"), dont les responsables peuvent faire l'objet de poursuites et de perte de la citoyenneté. La sécurité nationale, le respect des nations et des populations étrangères et la politique internationale sont autant d'éléments susceptibles de limiter l'expression de la presse, tout comme le respect des minorités, des différences de croyances, d'opinions ou d'orientation sexuelle.

L'enseignement supérieur et la recherche.

S'il n'est pas possible d'être actionnaire des universités ou laboratoires de recherches qui demeurent indépendants des intérêts privés, ils sont financés, au contraire des grandes écoles, par le ministère de l'enseignement et de la recherche dont le budget est alloué par le gouvernement sur les recettes de l’État. Ce financement bénéficie d'un plancher sous lequel il est impossible de passer et ne connaît pas de limite supérieure. L'accès des universités françaises aux étudiants d'origine étrangère est possible et s'accompagne d'un titre de séjour pour études renouvelable qui peut se muer en octroi de la nationalité française et si l'étudiant le souhaite et suit les cours de formation à la citoyenneté et à la culture, qui incluent la maîtrise de la langue, de la citoyenneté française. L'université reste maîtresse de son offre de formation et de services, mais celle-ci peut être vérifiée et améliorée sur demande des parlements de la région concernée après un vote de ceux-ci et sans droit de refus de la part de l'université. En cas de difficultés financières, une subvention particulière peut être décidée à cet effet.
Des logements et des bourses peuvent être octroyés par un organisme dépendant du ministère de l'enseignement supérieur selon des conditions de revenus et d'origine aux étudiants qui en font la demande : les logements sont vérifiés annuellement par une commission dont les membres sont payés par l’État, nommée par le parlement de la région concernée et des travaux peuvent être imposés notamment en cas d'insalubrité. L'organisme s'engage à fournir aux étudiants dont la demande est acceptée des logements de superficie et de qualité adéquate le plus près possible de l'université d'étude.

Et voilà, pour l'instant j'ai rien d'autre et je suis sûr d'avoir oublié plein de trucs ! J'ai aucune connaissance en économie et surtout en économie d'entreprise, je connais assez peu le droit, mais à mon sens, la démocratie directe se défend si elle n'est pas trop contraignante pour ses usagers et si elle ne permet pas les abus financiers et sociaux de notre république oligarchique des Médias et de la Banque. Je continue à penser que l’État doit être la puissance suprême, ce qui n'est pas un inconvénient si l'ensemble des citoyens sont l’État.
Il faut aussi museler l'industrie pharmaceutique, les grands groupes financiers et dresser les services incompétents (genre ceux qui commandent des trains trop larges pour les quais) en nationalisant l'ensemble (en plus ça fait des revenus pour l'Etat et c'est plus simple à gérer) et arrêter de faire les cons avec l'immigration. A mon sens on peut parfaitement fermer les frontières, s'occuper de sociabiliser les pauvres puis rouvrir les frontières pour prendre une nouvelle vague d'étrangers, les former à devenir français à leur tour et recommencer. C'est inhumain pour ceux dont la porte se ferme sous leur nez ? Ça l'est pas davantage que de leur faire miroiter la prospérité en les laissant entrer et en les virant après coup, et ma méthode marcherait, elle.

Voilà, tout ça était très long, je remercie ceux qui ont eu le courage de me lire, je pense vraiment que c'est intéressant, comme propos (je l'aurais pas tenu sinon) et je suis ouvert aux remarques et aux critiques ! Je vous ai promis la France telle qu'elle existerait si elle était dans ma tête (ou si j'étais à sa tête), la voilà !

Ah ouais au fait, des liens.
 - une vidéo de près de 2h (mais hyper intéressante !) du Front de Gauche avec 3 intervenants datant de la semaine dernière, entre Europhobie et crise du système actuel.
 - un article de Madmoizelle avec un bilan de l'abstention et la passivité politique des jeunes.
 - un article du Monde qui résume les 5 grands enseignements des Européennes.
 - l'article du Monde où tu peux essayer de constituer une France à 12 régions même si à mon sens on pourrait ne descendre qu'à 15.

5 commentaires:

  1. Très très bon article, juste pas d'accord avec le découpage de la France (la Picardie doit rester unifiée ou être rattachée au NPDC mais elle a une forte identité culturelle et historique, mettre l'Oise avec l'Île de France c'est tuer ce département profondément rural dans son ensemble).
    Marine ;)

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  2. Eh oh, tu veut faire quoi comme expérience avec mes ch'veux ??!! ^^
    Bon j'ai pas tout, tout lu, par-ce que je t'avoue y'a des paragraphes, rien que les titres me faisaient peur (peur de rien comprendre), mais sa m'a pas empêchée d'en lire quand même certains. Je suis pas d'accord avec toi pour les étrangers. Pour moi tout le monde devrait pouvoir venir en France comme il le souhaite sans forcément faire parti des catégories que tu cite..
    Je suis pas cultivée comme je t'ai déjà dit, en plus j'ai du mal à comprendre les choses, (ahah, on est pas dans la merde).
    Dans ma tête c'est beaucoup plus simple ^^, mais je pense que j'arriverai pas à t'expliquer, en l'écrivant comment serait mon monde parfait à moi (pas en tant que présidente, vu qu'y'aurait pas de président ahah).
    Pour ce qui est de la morale et l'éthique je suis d'accord avec toi sur tout les points.
    Bon, tu va devenir mon prof d'histoire attitré je crois, y'aura du boulot..

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    1. J'ai déjà mis des articles de vulgarisation sur l'Histoire dans la catégorie concernée (Un peu d'histoire) et je le referai à l'occasion, si ça t'intéresse ;)

      Pour ce qui est des étrangers, c'est justement parce qu'ils peuvent entrer comme ils veulent en France qu'ils sont haïs et méprisés et qu'on a l'impression qu'ils prennent le travail des Français. C'est la gestion de l'immigration, pas l'immigration elle-même, qui est un problème. On doit prendre le temps de faire de ces gens des Français, puisqu'ils veulent l'être, mais on peut pas le faire à tous en même temps alors il faut les canaliser, les intégrer par vagues successives, je suis désolé mais la France ne peut pas accueillir tous les étrangers du monde !

      Note que dans mon monde à moi, y'a pas UN président, y'a deux consuls annuels, comme à Rome :D

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  3. J'ai lu il y a déjà 2 jours ton "projet constitutionnel"... Il est sans doute inapplicable, mais il est travaillé et est imaginatif ! L'idée d'une sorte de présidence consulaire qui ne siège que 6 mois, entre autres, me plairait bien.

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  4. Ca me plaît bien cette idée de 2 consuls annuels.. Je crois aussi qu'on sera forcément amené à une "gestion" de l'immigration (mais elle se fait déjà, il me semble !)
    L'article tout entier m'a bien plus...
    Merci de tes 2 coms chez moi ; je n'osais plus commenter ici, car je me croyais "barrée"

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