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31.7.14

Pandore et les nouveaux aventuriers déjantés


Borderlands 2.

Développé par : Gearbox Software.
Genre : FPS, science-fiction.
Date de sortie : 2012.
Support : PC.

Pandore, 5 ans après l'ouverture de l'Arche par le groupe composé de Roland, Lilith, Mordecaï et Brick. La société Hyperion contrôle désormais d'une poigne de fer la majeure partie de la planète. Les Pillards Ecarlates, constitués des anciens Chasseurs de l'Arche et des mercenaires de la Lance Ecarlate abandonnés par la société Dahl, se sont constitués en rébellion au pouvoir du Beau Jack, président d'Hyperion.

Mais, un jour, Axton, Maya, Salvador et Zero, des chasseurs de l'Arche, échappent au piège mortel que Jack réserve à tous leurs semblables, et décident de rejoindre la résistance.

Borderlands 2 est la suite du jeu du même nom dont j'ai parlé récemment et pour le résumer rapidement, encore que je vais ensuite passer à la méthode longue, il représente tout ce qui faisait Borderlands, en mieux. Plus drôle, plus politiquement incorrect, plus facile à jouer, avec un monde ouvert qui l'est encore plus, ce jeu fait aussi l'objet d'un remerciement des développeurs : si vous commencez une partie alors que vous avez déjà le premier (Steam se charge de faire le lien), vous commencez avec une relique, un mod de grenade et des apparences en bonus.
Et si vous prenez la version Game Of The Year, vous avez aussi accès aux 4 premiers DLC et aux 2 personnages supplémentaires. Voilà voilà.

Dès le début du jeu, on est ébloui par la profondeur de champ, qui fait la part belle à la contemplation et aux snipers adeptes du tir à la tête. Tout ce que j'aime quoi.

Bref, on reprend l'histoire cinq ans après et on découvre peu à peu ce qui est arrivé - et surtout comment une planète sablonneuse et rocheuse est devenue le désert de Gobi. Les nouveaux personnages sont peu nombreux et bien introduits, en particulier Jack, l'antagoniste principal, et le joueur retrouve ses vieux potes déjantés, Scooter, Patricia Tannis, le Dr Zed, Marcus, et surtout les Pillards Écarlates, c'est-à-dire le casting du premier jeu. La narration (là faut que fasse gaffe à pas spoiler, j'ai des amis qui l'ont pas encore découverte ^^) est aussi déjantée que dans Borderlands, avec en nouveauté une entrée dans le registre dramatique que salue de manière assez originale le 4ème DLC, Tiny Tina et la Forteresse du Dragon.

Gaige, l'un des deux personnages jouables supplémentaires (achetables à part, je crois, mais compris dans l'édition GOTY de toute façon), est une bricoleuse qui invoque un robot de combat. Elle est classe, puissante et, je l'ai constaté lors de ma seconde partie, très facile à jouer.

Concrètement, il est davantage question de luttes de pouvoir (et contre le pouvoir) que de chasse au trésor, comme dans le premier jeu en fait, sauf que là l'Arche ne sert plus d'écran de fumée à une intrigue plus sombre. Les détails servant à compléter ou à expliquer l'histoire et l'univers de Pandore sont assez nombreux, depuis le système ECHO bien plus utilisé que dans Borderlands, à la fois via les interventions des PNJ et les enregistrements disséminés dans le jeu, jusqu'aux dialogues des figurants (qui dans le premier jeu étaient muets) en passant par les quêtes.

Côté jouabilité, rien de nouveau sous le soleil, on compte maintenant 6 types d'armes au lieu de 7 (les pistolets semi-automatiques ont disparu au profit des revolvers) et elles sont mieux équilibrées (les mitraillettes servent enfin à quelque chose), un nouvel effet élémental, toujours une infinité d'objets un peu plus élaborés que dans Borderlands, et le système facile à maîtriser de compétences et de classes. Borderlands 2, par-dessus tout, crée un système de compte-joueur : tous les personnages qu'un joueur incarne sont groupés dans un même compte, peuvent remplir séparément des défis (le fameux système des Succès) très nombreux et donc rapides à engranger, mais pour acheter des bonus communs à l'ensemble. Parfait lorsqu'on utilise sa première partie pour booster les suivantes ^^  

Les arbres de compétences sont un poil plus étendus que dans le premier et surtout, il est possible de faire l'impasse sur certaines compétences moins utiles pour atteindre le bas du tableau.

Le jeu en solo est vachement moins difficile qu'avant, il est possible d'aller s'entraîner dans des zones normalement trop dangereuses ou avancées dans la trame, mais la construction du mode multijoueur n'a pas évolué et est toujours aussi réussie (à ce détail près qu'un joueur peut s'inviter sans prévenir dans la partie d'un ami, c'est assez lourdingue quand ton perso de niveau 6 se fait squatter par un niveau 20 qui fait tout ton boulot).
Je termine sur le fond en évoquant les DLC. Dans la version GOTY, 4 sont déjà intégrés, donc je parlerai pas des autres, que je connais pas. Sur ces quatre-là, un est dédié aux combats en série en arène (tu commences en bas du classement, tu massacres tout c'qui bouge, tu finis vainqueur et tu rafles le butin), un autre met en scène un safari. Les deux autres, qui ont logiquement ma préférence, sont beaucoup plus scénarisés et surtout représentent des incursions de Borderlands dans des univers complètement différents.

Dans le premier volet, on avait droit à l'horrifique-burlesque avec Zombie Island of Dr Ned (l'histoire semble indiquer qu'il s'agit bien de son frère et pas du Doc Zed en personne), il s'agit ici dans un premier temps de se lancer sur la piste du magot d'un capitaine pirate (mort, du coup). Le DLC se passe dans un archipel isolé de Pandora, désertique comme le reste de la planète, avec des aéroglisseurs, des pirates, des îles tropicales au milieu d'une mer de sable, du butin, un phare, et le capitaine Scarlet. Elle est jolie, elle est très bien doublée en français, et c'est une partenaire-rivale géniale dans la chasse au trésor. Sympa et chieuse à la fois, j'adore ^^

La première fois qu'on la voit, elle fait péter un ennemi ligoté dans sa planque. 13 ans, spécialiste de la démolition et du massacre de bandits. Maître du Jeu et geek. Complètement cinglée.

L'autre DLC, à mon sens le meilleur de toute la série et une des séquences de jeu vidéo que j'ai préférée dans toute mon expérience de joueur, c'est Tiny Tina et la Forteresse du Dragon. Juste après la fin de l'histoire principale, alors que les nouveaux Chasseurs de l'Arche sont occupés de torturer un cadre d'Hyperion pour avoir des infos sur la détestable entreprise, les anciens font un jeu de rôle scénarisé par Tiny Tina, une dynamiteuse folle de 13 ans. Ceux qui connaissent le JDR adoreront, les autres se laisseront happer par un Maître du Jeu complètement aléatoire, des décors qui changent en temps réel et des rôlistes dont les choix définissent les possibilités du joueur à chaque instant. Génial ^^ Par-dessus tout, ce DLC se passe dans un monde médiéval-fantastique, autant dire rien à voir avec la SF futuriste de Borderlands, et pourtant, tout y est parfait, depuis les réflexions sur la communauté geek ("vrais et faux geeks", tenues sexistes pour les personnages féminins, références culturelles parmi lesquelles Dr Who et Game of Thrones) jusqu'aux parallèles entre ce JDR et la trame de Borderlands 2, avec une conclusion très touchante.

Les effets visuels sont toujours aussi beaux, tant concernant les 5 effets élémentaires des armes que les nouveaux sous-types comme les lance-grenades.

Concernant le graphisme et la bande-son, Borderlands 2 est cohérent avec son aîné, le cell-shading, les couleurs et le mélange désertique-sf sont repris, mais les ennemis sont plus nombreux, donc plus variés, et mobilisent parfois les mécaniques de jeu de manière très intéressante. Les paysages sont plus variés, depuis les glaciers jusqu'aux déserts en passant par les bases militaires, les vallées à la Skyrim et au moins trois villes différentes. Les décors de Tiny Tina... sont, eux, typiquement heroic-fantasy, mines de Nains, montagnes, forêts et Tour du Mal, ce qui sied à l'univers. On a maintenant la possibilité de débloquer des tas de personnalisations de costumes et de têtes (cheveux, couvre-chef) pour les personnages, des nouveaux coloris pour les véhicules, mais à mon sens, c'est plutôt accessoire (voire carrément useless pour les personnages : c'est un FPS, on voit pas celui qu'on incarne).
En revanche, le design des nouveaux personnages, depuis Handsome Jack jusqu'à Tina, Scarlett ou encore Ellie, est absolument génial, sans parler de leur caractère délirant.
Et surtout, la bande originale est d'une qualité absolument hallucinante. Le style musical du premier jeu est respecté et approfondi, avec quelques thèmes vraiment sympa, un doublage français impeccable, mais les DLC sont encore au-dessus de ça, et avec des mélodies très orientées univers de pirates, exploration dans la mangrove ou médiéval-fantastique, tout est très cohérent. Les développeurs prouvent ici qu'ils peuvent sans problème arpenter des sentiers qui leur sont étrangers, et c'est magistral !

En bref : suite efficace et même supérieure de Borderlands, Borderlands 2 ne fait qu'approfondir en améliorant ce qui faisait déjà la qualité du jeu précédent. Les personnages cinglés, l'univers riche, cohérent et sympathique, la jouabilité toujours aussi accessible et même souvent facilitée et les DLC de grande qualité, tout concourt à faire de ce jeu une excellente invitation dans la série :)

Miracle of Sound écrit des chansons inspirées du ciné, des jeux vidéo ou des séries télé. Sa Half-man song pour Tyrion Lannister est géniale, mais ma préférée est celle-ci. Absolument parfaite ♥

Vers la fin du jeu, soulignant une intrigue toujours plus sombre, certaines maps sont assez effrayantes. Et on s'y paume facilement. L'ensemble du jeu est démesuré.
 
Au milieu des collines, des déserts et des ravins, on a aussi Opportunity, un genre de Metropolis classe et futuriste axée totalitarisme.

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