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15.1.15

J'ai fini de râler (pour l'instant (je crois)).

Je sais bien que Jiminy a dit, la fois où il parlait de La petite renarde rusée (excellent opéra au fait, si vous avez l'occasion d'en voir une mise en scène pour pas cher, hésitez pas) que sur ce blog on était pas du genre à orienter les recherches d’œuvres, qu'on vous envoyait pas acheter des livres sur mamazon comme des pignoufs de vendus qui se font une commission à chaque fois qu'on passe par chez eux ou je sais pas quoi, qu'on se contentait de commenter nos découvertes et ensuite vous vous les procurez comme vous voulez (et vive le piratage), mais pour les jeux vidéo ça a toujours été un peu différent.
Qu'il s'agisse des jeux DS (si vous pouvez vous acheter une DS pas chère sur internet, le premier modèle ou la DS Lite, hésitez pas parce qu'avec la carte R4 c'est une infinité de jeux disponibles sur la Toile) ou de jeux pc, le jeu vidéo c'est le Bien alors on a toujours l'espoir de vous convaincre de tester un titre après qu'on en ait parlé ici. Sinon pour les jeux PC vous faites comme le frère de mon ami Syrya, vous les craquez et si vous aimez ça vous achetez sur Steam, en solde, hein.

Enfin bref, tout ça pour dire que cette fois-ci c'est pas le cas. C'est rare qu'on parle de vieux titres ou de jeux qu'il est pas très intéressant de se procurer de nos jours (bon, on l'a fait pour des jeux Megadrive et SNES mais avec les émulateurs vous pouvez jouer aux jeux en question sur PC), et je m'apprête à le faire.
Mais ça veut pas dire que c'est pas intéressant hein, si vous voulez vous procurer les jeux dont je vais parler, y'en a un je peux vous expliquer la marche à suivre, et l'autre je peux vous le passer puisque je l'ai (promis, je l'ai pas téléchargé illégalement. Enfin je me souviens pas que c'était illégal, je crois qu'il est en abandonware sur internet (abandonware c'est magique, ça veut dire que les créateurs ou les ayant-droit ont renoncé à le commercialiser et que du coup on peut le reproduire, le diffuser et se le procurer sans restriction, genre les deux premiers Elder Scrolls)).
Allez, c'est parti.

Toy Story 2 : Buzz l'éclair à la rescousse (PSX).

Bon, je vous expliquerai pas le scénario de ce jeu, vous le connaissez hein ^^
Donc c'est un jeu adapté du film d'animation du même nom, mais une fois n'est pas coutume, il n'est pas développé par Disney, mais par Traveler's Tales, un studio anglais connu à l'époque (parce que je vais pas parler de la feignasserie intersidérale qui consiste à développer un jeu, à l'appeler Lego Star Wars et à réappliquer la recette sans la modifier presque 20 fois de suite) pour travailler en collaboration avec Disney, notamment sur le génialissime Mickey Mania (surnommé rapidement Mickey Timeless Adventures, le ptit bijou qui commence par Steamboat Willie ♥). Bref, les mecs, c'est plutôt des pointures.

Parce qu'il est destiné à un public jeune (je devais être en 4ème ou en 3ème quand j'ai joué à ce jeu, avant j'avais la SNES et après la PS2, et j'avais même pas vu le film à l'époque. Comme bien souvent dans le cas de jeux adaptant au moins en partie des films, je l'ai vu après l'avoir joué (coucou Kingdom Hearts 1 et 2, coucou Tarzan, L'étrange Noël de Mr Jack, Pirates des Caraïbes, Tron et Steamboat Willie !)), Toy Story 2 se doit d'être un jeu facile à prendre en main et simple dans sa structure. Parfait : c'est le cas.
Concrètement, le jeu suit le périple de Buzz à travers la ville d'Andy pour aller retrouver Woody. Il est accompagné par Bayonne, M. Patate, Rex et Zig-Zag, mais d'autres personnages interviennent ponctuellement dans les différents niveaux : la Bergère, Pile-Poil, Jesse, Karting (la voiture téléguidée) et de nombreux autres jouets.

1. La maison d'Andy. On y voit un méchant à droite, un jeton de vie en haut à gauche, un objectif rempli pour Bayonne, un presque rempli pour Bergère, et des textures d'ombre dégueulasses au milieu (oui oui, je suis sur le toit de la bagnole familiale).

Bien évidemment, le jeu offre davantage que le film, proposant 15 levels différents, rangés par groupes de 3, le 3ème de chaque série étant un combat contre un boss. On a donc le quartier d'Andy, un quartier de la ville (un chantier et une rue démesurée), le magasin Al la ferme aux jouets, l'immeuble d'Al puis l'aréoport. Chaque level est raisonnablement vaste, en particulier le chantier (4), la rue (5), les ascenseurs (10), le terminal (13) et le tarmac (14). Le joueur passe au niveau suivant en récoltant des jetons Pizza Planet, et il s'en trouve 5 par level, dont l'un est localisé quelque part dans le niveau et obtenu en l'atteignant ou en résolvant un puzzle.
Les 4 autres jetons Pizza Planet sont acquis en remplissant des défis génériques, histoire de pas égarer le (jeune) joueur : 5 objets à récupérer et à rapporter à leur possesseur (par exemple les moutons de Bergère ou les poulets de Jesse), un contre-la-montre (course ou récupération d'objets dans une zone limitée), un mini-boss à vaincre et 50 pièces à apporter à Bayonne, le cochon-tirelire, en échange d'un jeton. Rex, le tyrannosaure, se charge de renseigner Buzz sur les défis locaux et leurs détenteurs, tandis que M. Patate offre des améliorations à Buzz si on retrouve ses pièces détachées (un bouclier plasma, des bottes de lévitation, un grappin...). Rien de très compliqué donc.

11. L'appartement d'Al (cuisine). J'imagine qu'une fois qu'on a plus ou moins identifié un personnage, on se fiche qu'il soit bien représenté >_> T'as fumé quoi, Jesse ?

Bien sûr il y a des ennemis, sinon ce serait pas drôle, et ce sont tous des sous-fifres de l'infâme empereur Zurg, ennemi juré de l'alliance sidérale ! (imagine que je viens de prendre un ton grandiloquent pour dire ça) Buzz étant un ranger de l'espace, il est armé pratiquement jusqu'aux dents. Non en fait il a trois attaques, un écrasement quand il saute, une toupie quand il déploie ses ailes et frappe avec, et la ptite ampoule qui clignote (rigole pas, dans les niveaux y'a par-ci par là des recharges qui en font une mitrailleuse-laser hyper puissante !). La légendaire Dual Shock de la PSX (parce que moi je joue mes jeux sur des consoles dignes de ce nom, pas sur Nintendo 64) est bien utilisée, chaque bouton étant assigné à une fonction, y compris tourner la caméra, passer en vue à la première personne (pour le grappin) et afficher les stats du niveau courant : défis remplis, pièces ramassées et bonus.

14. Tarmac de l'aréoport. Faut se dire que le niveau est tellement vaste qu'un avion tourne en rond au milieu (on peut grimper dessus depuis le mât du drapeau pour accéder à certaines zones) et surtout qu'on ne voit même pas les terminaux d'en face.

Côté technique, on n'a donc pas vraiment à se plaindre, et même sur PC, via un émulateur, le jeu est facilement pris en main parce que les touches L1, L2, R1 et R2 n'ont pas l'importance qu'elles pourraient prendre dans d'autres titres. Par contre, esthétiquement, c'est moins brillant. Les musiques de ce Toy Story 2 sont très jolies mais très présentes, parfois trop : dès le level 2 on est épuisé par les rythmes endiablés qui se jouent dans le quartier d'Andy. A partir du magasin d'Al, ça se calme, et la musique de son appartement est géniale (je la mettrai en autoplay un d'ces jours). Graphiquement, il est intéressant de remarquer que la caméra se replace d'elle-même derrière Buzz, ce qui évite au joueur de se faire chier avec ça (Rayman 2 m'avait l'air très sympa mais la gestion pourrie de la caméra m'a fait arrêter au bout d'une heure de jeu. Pourtant c'est un jeu PSX en 3D, et même pas un des premiers, c'est pas comme si la technique avait pas été expérimentée !). Les couleurs sont sympa, pas trop criardes, les décors sont très beaux, mais le jeu a plutôt mal vieilli, avec des textures assez laides, des polygones et des graphismes pauvres, sans parler des lumières. Dans les coins sombres ou sur les faces pas éclairées, comme le dos de Buzz, on a des textures noires dégueulasses, argh :(

En bref : un jeu très agréable à jouer quel que soit le support, et qui apporte une bonne expérience de jeu par rapport aux innombrables titres qui se contentent de monétiser sur un film ou de coller au maximum à celui-ci sans approfondir, mais qui techniquement a tellement vieilli qu'il peinerait à intéresser encore des joueurs.


Sid Meier's Alpha Cantauri – Alien Crossfire (PC).

Alpha Centauri, que j'ai pu télécharger avec son extension Alien Crossfire est un des jeux les plus intéressants et dépaysants auxquels j'ai joué. Je suis tombé dessus complètement par hasard en lisant un article sur la colonisation spatiale dans les jeux vidéo, et comme c'est un Sid Meier, le grand artisan des jeux vidéo ne m'ayant encore jamais déçu, j'ai décidé de me le procurer.
Bon, dans mon souvenir, ce jeu est en abandonware, mais comme je le possède dans deux archives Winrar, si ça branche quelqu'un, vous savez où me trouver.

Concrètement, Alpha Centauri est une anomalie dans la série des Civilization à laquelle il s'intègre parfaitement : en fait, il prend place après la fin de Civ2, dont l'une des victoires possibles (avec la domination sans partage de la planète) était la conquête spatiale avec l'arrivée de colons, par vaisseau, dans le groupe d'étoiles d'Alpha Centauri. Mais, contrairement à son prédécesseur, il fait figure de précurseur aux jeux plus tardifs par bien des aspects : déjà, il est scénarisé. Eh ouais, alors que dans Civ2 les personnalités historiques n'étaient là que pour donner un nom aux différents dirigeants des nations en jeu, AC préfigure Civ4 et ses personnages historiques plutôt adeptes de l'économie, de l'expansionnisme, de la tolérance religieuse ou de la créativité scientifique ou artistique.
De fait, le point de départ d'AC est le vaisseau Unity, qui abrite les restes d'une humanité qui a abandonné la Terre, au sein duquel des groupes factieux se forment en fonction non des nations mais des convictions de chacun. Le vaisseau pète, les modules se séparent, et les factions peuvent s'installer pour s'affronter.

Quelques dirigeants de factions du jeu : l'écologiste Deirdre Skye ♥, le pacifiste Pravin Lal, la militariste Colonel Santiago Corazon, la fondamentaliste religieuse Miriam Godwinson, la Fonction Primaire Aki Zeta 5 du réseau Conscience Cybernétique (ils abandonnent l'hémisphère droit et les émotions pour un réseau mental froid et détaché), l'industriel-capitaliste Nwabudike Morgan et le pirate Ulrik Skarsgaard.

Avec le jeu de base, elles sont 7, mais l'extension en ajoute 5, ainsi que deux factions extraterrestres qui se foutent sur la tronche l'une pour atteindre la Transcendance, une évolution majeure de leur espèce, et une autre pour empêcher la Transcendance de la première. Pêle-mêle, AC met donc en lutte les Industries Morgan de Nwabudike Morgan, des capitalistes qui aspirent au profit et au développement industriel, les Pirates du Nautilus d'Ulrik Skarsgaard, les Dévots du Seigneurs et leur chef fondamentaliste Miriam Godwinson, les Anges des Données, un genre de super-fusion de Wikileaks et Anonymous dirigée par Sinder Roze, ou encore mes préférés, les Filles de Gaïa, des écolos menés par la jolie Deirdre Skye (elle est écossaise).
14 factions, c'est vraiment beaucoup et ça laisse un choix assez large, d'autant que toutes ne sont pas en jeu (on se limite à 7 comme dans Civ2) et que l'on peut paramétrer les réglages de partie pour que les convictions politico-sociales soient aléatoires (ce que je ne fais pas parce que ça doit faire bizarre de se retrouver avec un pirate capitaliste ou avec un réseau numérique dénué d'émotion (La Conscience Cybernétique, Fonction Primaire Aki Zeta 5) qui aspire à l'environnementalisme).

Carte de début de partie avec la faction écolo. On remarque le xénofongus très développé, ainsi que le relief, l'humidité (plus c'est vert...) et deux sites remarquables, le champ d'uranium et le Cratère de Garland.

Comme tout Civ' et assimilé qui se respecte, AC repose sur l'établissement d'un réseau de villes, les « bases », la construction de bâtiments, le traitement des environnements et la recherche scientifique. Cette dernière est plus simple que dans Civ2, découpée en grands pans de savoir : le militaire, l'expansionnisme, l'écologique, le scientifique ou encore l'industriel. On sait donc d'autant mieux dans quel sens aller que chaque pan offre des bâtiments propres, ce qui permet à une ville de privilégier les installations éco-responsables, le contrôle de la population ou la production à grande échelle. Chapeautant l'ensemble, une série de grandes doctrines de gouvernement, entre écologie, état-policier, fondamentalisme et barbarisme sont à choisir dans une fenêtre dédiée qui résume aussi clairement les dépenses et recettes du territoire. Pratique et bien pensé.
Concernant la terraformation, on a là aussi une esquisse de ce qui sera pleinement développé dans Civ4 (où les terrains, pour la première fois, sont traités en 3 parties, le relief, la végétation au sol et le boisement) : outre le xénofungus, un champignon qui occupe à l'origine la majeure partie de la planète et qui est inexploitable sans technologie propre à Centauri, les cases de la carte sont dotées d'un relief et d'un niveau d'humidité qui conditionnent la qualité des fermes, des capteurs énergétiques solaires et des mines (sur les terrains rocailleux).

A chaque fois que l'on doit définir l'objectif de la recherche, on a accès aux possibilités, rangées par domaine spécifique et précisant les bâtiments, Projets Secrets, options de l'Atelier (comme le Laser) et doctrines qui les accompagnent.

Tout semble donner l'impression que le jeu est très très élaboré et très développé dans son esthétique, et ça tombeuh bien, c'est le cas. L'architecture des bases varie en fonction de leur faction, mais ça c'est pas très surprenant, même pour l'époque. Par contre, l'un des points forts du jeu est l'Atelier : les découvertes scientifiques offrant des améliorations d'unités, il est possible de personnaliser COMPLÈTEMENT les unités que l'on produit, depuis le châssis jusqu'à l'armement en passant par le blindage, la fonction et les modules optionnels pour créer des appareils et robots correspondants aux besoins précis : blindés, explorateurs légers, infanterie légère ou lourde, navires légers ou cuirassés, terraformation et colonisation terrestre ou marine, le joueur peut dresser des dizaines de plans pour produire les unités dans son écran de Ville !
De plus, des « projets secrets » sont accessibles pour les factions et correspondent aux Merveilles du Monde des Civilization : chacun offre donc une petite vidéo d'une remarquable beauté à sa construction, sans parler des citations orales à chaque découverte scientifique et des interludes narratifs au fur et à mesure du développement de l'humanité sur la Planète. A côté de ça, si les bruitages ne sont pas extraordinaires, les musiques sont très jolies, plutôt austères façon science-fiction. L'interface est pas simple par contre, parce que si plein de fonctions ont des raccourcis clavier, les ordres se donnent par clic droit et menu contextuel, ça fait un peu trop Windows à mon goût :(

Chaque élément constitutif de chaque unité du jeu est modulable en fonction des besoins et des exigences du moment, et on peut même renommer les prototypes créés pour mieux connaître leur fonction. Avec les écolos, j'me suis pas gêné : tortue de mer, crocodile, épervier (avion léger), aigle royal (avion blindé), char d'assaut, stormtrooper, méduse, corail, raie manta (navire léger), requin-tigre (navire de guerre) et pour l'énorme missile destructeur de planète, "Colère de Gaïa" ♥

En bref : avec son scénario, ses dirigeants et factions particularisés et non plus interchangeables, son traitement de la terraformation et ses doctrines de gouvernement, Sid Meier's Alpha Centauri – Alien Crossfire préfigure très clairement ce qui sera adapté à notre histoire et à nos personnages historiques dans Civ4. Sorti en 2000, le jeu n'est pas très beau mais reste très complet et très agréable à jouer.

 Dans une partie très avancée, avec des champs, des capteurs solaires, des bases et des routes partout, ça donne ça (ouais, j'me suis installé près du site de crash de l'Unity, imagine les pièces que j'ai pu récupérer ^^). Sachant que sur la carte en bas à droite, un point vert égale une base écolo... bah ouais, j'ai tout un continent ^^

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