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16.6.15

[Rattrapage] TFGA n°1 : ces jeux qui auraient mérité meilleure promo.


Je l'ai dit lorsque j'ai compté au nombre des contributeurs du TFGA n°8 autour du 20 mai dernier, j'ai découvert fin avril-début mai cette série d'articles diffusées chez les blogueurs-joueurs et relayée par tous les participants de manière mensuelle. Du coup je n'ai pas pu participer aux 7 éditions précédentes, dont certaines m'inspirent beaucoup.
Je vais donc rattraper mon retard sur les 4 TFGA concernant lesquels j'ai des choses à dire et un petit bout de ma culture à partager, les numéros 1, 2, 4 et 7, dans les quatre prochains articles en comptant le présent texte.

TFGA n°1 (octobre 2014) : ces jeux qui auraient mérité meilleure promo.


Alors déjà, à ce sujet, je commence par dire que je n'ai que peu de moyens de connaître l'état de diffusion exact d'un jeu vidéo à sa sortie, et que les 5 titres que je vais citer sont, parmi les nombreux auxquels j'ai joué au fil des années, ceux dont je pense qu'ils sont les moins connus en rapport avec leur qualité, mais je me trompe peut-être. Il sont peut-être plus renommés que je le crois et je connais peut-être des jeux encore moins connus (mais qui ne méritent pas plus d'attention ^^).

Numéro 5 : Crash Team Racing, Playstation.

Logiquement le moins méconnu des 5, je pense, CTR est connu comme étant de très loin le meilleur des Mario-Kart-like sur 32 bits (donc sur Nintendo 64, Playstation et Saturn). Né d'une série soudainement apparue sur la console de Sony qui a vu, j'en ai déjà parlé ça et là, la première démocratisation du jeu vidéo – combien de fois a-t-on entendu à l'époque le mot « Playstation » utilisé par nos parents pour désigner les consoles de jeux vidéo ? – et donc le premier foisonnement de nouvelles licences de plate-formes parmi lesquelles Spyro, Rayman, Croc, et donc Crash Bandicoot.
Placé dans un univers sympa – un archipel d'Océanie – avec des masques sorciers frères-ennemis, des méchants caricaturaux, des gentils mignons et de l'humour à foison, CTR voit le premier rassemblement de tous les personnages (ou presque) de la licence avant le Crash Bash de sinistre mémoire face à la menace de N. Oxide, qui veut changer la planète en parking.

Des personnages délires, des armes de dingue, franchement que demande le peuple ?

Ce jeu est drôle, facile à prendre en main, agréable à jouer, dispose d'un mode Aventure énorme, de divers modes de jeux et de nombreux circuits à la fois beaux et variés, et en plus il est hilarant en multi. Clairement le Mario-Kart de ceux comme moi qui roulaient pour Sony.

Numéro 4 : tir groupé sur la série Mother, Super Nintendo.

J'en ai parlé à propos du TFGA n°8, la série Mother revêt une aura très particulière auprès des joueurs qui l'ont connue. Japonaise, exportée aux États-Unis mais jamais en Europe, datant de l'époque Super Nintendo, elle se démarque de tous les RPG de l'époque par son cadre spatio-temporel : loin du royaume médiéval-fantastique qu'il faut sauver, il s'agit là d'un pays tout à fait contemporain, avec cinéma, rock, hamburgers et autres archétypes de la culture américaine.

Une petite ville américanisée, centrée sur la mairie, avec des ptites boutiques et des pavillons résidentiels, Onett est trop jolie ^^

Ce cadre permet beaucoup d'humour dans la mise en scène ou les dialogues, d'autant que la plupart des personnages sont des mômes dotés de beaucoup de personnalité.
Plutôt jolis à voir et très bien orchestrés (certaines de leurs musiques ont fait l'objet de remaniement pour Super Smash Bros Melee et Brawl, et peut-être le dernier auquel j'ai pas joué), ces trois jeux sont malheureusement assez longs et nébuleux, rapport à une intrigue à laquelle on a tendance à décrocher, et s'il est tout à fait possible d'y jouer via émulateur à notre époque, il paraît que les boss de fin en sont rendus beaucoup plus dur pour lutter contre le piratage x)

Numéro 3 : Loki, PC.

Beaucoup plus récent que les autres jeux de ce TFGA – il date de 2007 – Loki est un hack'n slash développé par les Français de Cyanide, plus connus pour Of Orcs and Men et pour avoir obtenu les droits d'adaptation de Game of Thrones en jeu vidéo.
Cela dit, Loki demeure un très bon jeu dans le monde plutôt étroit des hack'n slash, face au modèle sans cesse rappelé et pourtant totalement désuet de Diablo 2, maintenant devenu moche et pauvre esthétiquement.

Inutile de préciser que pour ma part je joue le gros bourrin nordique. Au fond c'est Fenrir, le loup qui mange Odin dans le Ragnarök.

Concrètement, il s'agit d'un univers dans lequel les barrières qui séparent les mondes et les mythologies sont brisées à l'initiative de Seth, dieu égyptien de la guerre : chaque dieu fourbit donc ses armes et choisit un Champion, offrant ainsi un multivers fondé sur les mythologies égyptienne, grecque, nordique et aztèque. Avec un bon doublage français, une durée de vie de taré, de fort beaux graphismes et un puissant générateur d'objets (ils sont potentiellement tous uniques et le système de craft permet de les modifier), Loki est certes lourd en configuration, mais tout à fait intéressant.
Sauf qu'il n'a pas fait grand bruit à sa sortie et se retrouve maintenant coincé entre Diablo 2 et 3, preuve que l'orgueil de Blizzard domine absolument sans partage.

Au fait, j'ai écrit un article sur ce jeu.

Numéro 2 : Tombi!, Playstation.

Présent parmi les quelques jeux que j'avais découverts à l'époque sur cette bonne vieille Demo One, Tombi! est un des jeux que j'ai le plus aimés sur PSX. Passé presque totalement inaperçu à l'époque, il fut développé par Whoopee Camp, un petit studio qui n'a eu le temps de créer que Tombi! et sa suite avant de mettre la clé sous la porte.
Pourtant, on a ici affaire à un jeu de plate-formes et d'aventure bourré d'humour, avec un design très vif et coloré, très sympa à jouer. Tombi! se prend facilement en main, il est plutôt long et les mécanismes de jeu comme l'univers sont vraiment intéressants. Il avait même été salué par la critique à l'époque, à défaut de connaître le succès public.

Le jeu se joue essentiellement en 2D entre le premier et l'arrière-plan mais de nombreuses séquences sont pour leur part en 3D plus loin dans le jeu. Le héros est un enfant sauvage appelé Tombi.

Le souci c'est que le jeu a été très mal médiatisé et distribué, ce qui l'a rendu rarissime : de nos jours, il est possible de le jouer via émulateur si on peut mettre la main sur une rom (perso j'en ai une), ce qui est préférable à l'acheter 150€ sur n'importe quel site de vente entre particuliers.

Numéro 1 : Dark Chronicle, Playstation 2.

Ce jeu n'est pas tant un inconnu que ça, en fait, mais à mes yeux il est celui dont l'écart entre sa notoriété et sa qualité est le plus fort. Autant vous prévenir, Dark Chronicle est mon RPG préféré de toute l'histoire des RPG, tous supports et époques confondus. Je vais donc m'efforcer d'être neutre mais c'est pas gagné.

Développé par Level 5 en 2002, ce jeu magnifique a été totalement éclipsé dans les rangs du développeur japonais par une série qui lui doit énormément en termes d'esthétique et d'animation, et qui pourtant possède un fond et un système de jeu aussi pauvre que répétitif : les Professeur Layton. A notre époque, Level 5 est connu pour les Layton et éventuellement pour Ni no Kuni, alors que cette série ne renouvelle absolument pas son concept et se contente de bombarder le joueur avec des énigmes, des énigmes et encore des énigmes, au point que dès le 3ème volet, Le destin perdu c'était déjà du spam.

Ouais, Maximilien dit Max, l'un des deux héros, est un ptit bricoleur, ce qui suppose de fabriquer tout ce qu'on utilise dans le jeu et d'améliorer son robot de combat ^^

Dark Chronicle, à côté, est une histoire, en fantasy, de voyage dans le temps, de fin du monde et de péril oppressant, mais aussi de gamin en plein voyage initiatique et de questionnements identitaires. Dans ce jeu qui comporte une large dimension steampunk, la quête principale est entourée de véritables pans annexes, aussi énormes qu'intéressants et utiles aux mécanismes de jeu. Certes, c'est un donjon-RPG, donc les combats sont plus ou moins répétitifs, mais le système d'inventaire et d'évolution est génial, de même que le géorama (la reconstitution des environnements que le Mal a détruits en fonction des exigences du scénario), qui offre un certain degré de personnalisation.

Ajoutez à cela la plus belle bande-son que j'aie jamais entendue dans un autre RPG que les Final Fantasy, des graphismes en cel-shading colorés et très variés, et vous aurez là l'un des RPG les plus parfaits qui ait jamais été développés. Alors oui, je trouve qu'il est pas assez connu, et c'est dommage parce qu'en plus il est assez récent et pas trop cher sur internet.

 Sinon Monica, l'héroïne de Dark Chronicle, est une épéiste badass qui utilise aussi la magie.

Si tu sais pas où tu as déjà vu ce genre de cadre urbain au charme désuet et intemporel, j'te donne un indice : c'était dans les Professeur Layton, qui doivent tout à Dark Chronicle.


Et voilà, c'était mon TFGA des 5 jeux qui à mon sens auraient le plus mérité davantage de médiatisation à leur sortie et même depuis ! La prochaine fois, ce sera un rattrapage sur le TFGA n°2 dont le thème était Les morts marquantes dans le jeu vidéo ! Grosse ambiance !

1 commentaire:

  1. Et bien quelle contribution pour ce rattrapage, mes félicitations :)

    Merci d'avoir détaillé autant le classement car pour le coup, je n'en connaissais effectivement que 2 : Loki et Dark Chronicles (que j'ai également pris plaisir à (re)découvrir) !

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