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15.2.16

Le syndrome du hérisson : mon allergie aux jeux vidéo.

Je sais plus comment c'est arrivé mais l'autre jour une conversation avec mon ptit frère Wolves m'a donné envie de faire un article sur les sagas vidéoludiques que j'ai abandonnées et d'expliquer ce choix.
Alors je vais m'arrêter sur un mécanisme en particulier commun à quelques sagas que je vais évoquer ici, et non pas parler de toutes les séries que j'ai temporairement fréquentées manette en main. Par exemple, les Final Fantasy, je les ai connus entre le 7 et le 10.2, j'ai aussi le 12 auquel j'ai à peine eu le temps de jouer (je corrige ça dès que j'ai une VGA box), mais si j'ai arrêté d'y jouer c'est parce que j'ai pas de console Sony plus récente que la PS2.
En revanche, les sagas qui seront détaillées ici ont été abandonnées alors que j'avais parfaitement les moyens de poursuivre sur un support ou un autre et que j'ai choisi de ne pas le faire.


Avant toute chose, il faut faire un peu d'histoire vidéoludique du DarkRiketz. Je l'ai brièvement dit lors du Liebster Award auquel j'ai répondu à l'invitation de la charmante Black Storminosaure, mes premières rencontres avec une manette, c'était sur la Megadrive de mon frère, de 6 ans mon aîné. Parmi ses jeux, Batman le défi, Micro Machines, et surtout, la base, Sonic the hedgehog.
J'ai pas pu poursuivre la série Sonic à ce moment-là parce qu'il avait pas le 2 et que, plus tard, ma première console a été une SNES. D'ailleurs à partir de ce moment-là, enfin de l'année suivante, j'ai eu presque toutes les consoles portables de Big N et je n'ai jamais possédé de PSP ou de PS Vita.
Bref, ce n'est que récemment que j'ai pu refaire l'intégralité des Sonic de Megadrive, donc les trois premiers et l'extension de Sonic 3 qui met en scène le super Knuckles.
Entre temps, les Sonic sur Saturn et Dreamcast avaient laissé un mauvais souvenir.

J'ai adoré le peu que j'ai vu, chez un de mes meilleurs amis de l'époque du collège et lycée, de Sonic Adventure, à la fois niveau graphismes, dynamisme et jouabilité. Ce n'est pas pour ça que j'ai abandonné le héros fétiche de Sega.
Au moment du TFGA 16, assez récent donc, sur les personnages secondaires qui mériteraient une place au premier plan, j'ai vu une ou plusieurs fois des personnages de Sonic cités. Je ne suis absolument pas d'accord. A la base, dans Sonic, il y a deux personnages : le hérisson éponyme, et Robotnik (oui je dis Robotnik, ET ALORS ?!?). Puis est venu Miles « Tails » dans Sonic 2. Dans le 3 apparaît un 4ème personnage, Knuckles l'échidné, gardien des Émeraudes du Chaos, convoitées à la fois par les héros, pour le bien, et par Robotnik, pour ses plans malveillants, raison pour laquelle ce dernier annonce à Knuckles que Sonic et Tails sont venus le braquer (ce qui explique son comportement hostile dans Sonic 3 avant qu'il ne se reprenne dans l'extension).

Voilà, il est trop classe, je vois pas bien ce qu'il fallait ajouter de plus.

Knuckles jouable dans Sonic & Knuckles, c'est génial. Il saute moins haut, mais il peut planer, grimper aux murs et provoque du coup une réinvention totale de la jouabilité et du level-design (qui existe désormais en plusieurs niveaux superposés de haut en bas, en fonction du personnage joué). Et à mon sens, Knuckles est le seul personnage de la série qui mériterait son propre jeu.
Par la suite, en changeant de support, Sonic a développé ce que j'appelle le « complexe du hérisson ». Alors oui, je sais, il existe un vrai problème appelé le dilemme du hérisson, d'ailleurs je vous mets un lien vers la page Wikipédia parce que c'est extrêmement intéressant d'un point de vue social, la tension entre la dépendance à nos semblables et la répulsion qu'ils nous inspirent malgré eux. Mais c'est pas de ça qu'il s'agit.

Non, le problème de la saga Sonic après qu'elle ait quitté la Megadrive, c'est qu'au lieu d'approfondir l'histoire des personnages existants (Sonic, Tails, Knuckles, dont on ne connaît jamais le passé à partir des seuls quatre premiers jeux), les développeurs ont imaginé de nombreux autres protagonistes et de nouvelles intrigues entre eux : Amy, la copine de Sonic, Shadow, son rival, rôle déjà occupé par Knuckles, Silver, et plein d'autres que je connais pas.
Appauvrir la narration en balançant une foule de personnages, je dis non, ça n'aide pas à s'immerger ou même à s'intéresser, et finalement quand on est, comme moi, surtout attiré par des univers riches et développés, on lâche l'affaire.

Juste.... pourquoi ?!?

C'est comme ça, et aussi parce que j'ai eu la PSX, que j'ai changé de « saga fétiche ». La Playstation, première du nom, est pour moi, je l'ai déjà dit, l'occasion de la première démocratisation du jeu vidéo. En France, nos parents utilisaient même le mot Playstation au lieu de console. Une multitude de développeurs indépendants, de titres nouveaux, quoique pas toujours très originaux, se sont multipliés sur cette console dont le constructeur ne s'investissait pas dans le développement des jeux (contrairement à Nintendo qui est à la fois éditeur et constructeur). D'ailleurs je sais même pas si c'est le cas à l'heure actuelle, j'en doute.

Au milieu des nuées de jeux de plate-formes qu'a hébergés la PSX, parmi les Croc, les Spyro ou les Ape Escape, c'est Crash Bandicoot qui a attiré mon attention, sur les conseils de mon meilleur ami de l'époque, celui-là même grâce à qui j'avais entrevu Sonic 2, 3, Knuckles et Adventure.
Bon, j'ai pris le train en marche en jouant directement à Crash Bandicoot 3 : Warped, mais j'ai découvert par la suite le reste de la série (Crash Bandicoot 1 et 2, Crash Bash, Crash Team Racing qui reste à mes yeux le meilleur Mario Kart-like de tous les temps). Du moins, jusqu'à ce que je l'abandonne à son tour, en changeant de support et en découvrant les Ratchet et Clank sur PS2, au lycée. Mais la nouvelle console n'a pas été la seule raison de mon abandon du bandicoot, qui lui aussi avait succombé au syndrome du hérisson.

A l'horizon de Crash Bandicoot 3 : Warped, la galerie des méchants est bien assez large et variée. Et encore, là il manque Cortex, Brio (vite passé à la trappe), Tiny Tiger, Papu Papu et Dingodile.

Des personnages, à la base, y'en a plein. On part avant tout du professeur N. Brio (« embryon ») qui manipule génétiquement des animaux pour en faire des monstres : voilà Ripper Roo, Pinstripe, Koala Kong, Komodo Joe et son frère Komodo Moe, mais aussi... Crash et Tawna Bandicoot. Et peut-être Coco, j'en sais rien.
Tawna a vite été abandonnée parce qu'une blonde à forte poitrine dans un jeu destiné aux enfants... bon. Les docteurs N.Gin (« engine » en anglais signifie engin ou moteur, et ça se prononce « haine-djinn », d'où l'absence de E au nom du type qui aurait donné « jaïne ») et N.Tropy (« entropie »), ainsi que Tiny Tiger et Dingodile, rejoignent le casting des méchants dans Crash 2 et 3, cependant que les gentils se dotent de Coco Bandicoot et des animaux, Pura le tigre, Polar l'ours polaire (lol -_-) et Penta Pinguin (le pingouin qu'on voit au début du combat face à Dingodile dans Crash 3 et qui devient pilote jouable dans CTR).
Ajoutons à cela Papu Papu, un aborigène obèse et agressif et Neo Cortex, le grand méchant, présents dès le début, Uka Uka et Aku Aku, les masques de sorciers qui servent régulièrement de mentors aux méchants et aux gentils. Et.... ça aurait pu s'arrêter là. Mais non.

Par la suite, les personnages se multiplient sans nécessité : Rilla Roo (O_o) dans Crash Bash, Faux Crash à partir de CTR (basiquement, il est tiré d'un jouet Crash Bandicoot de mauvaise qualité au Japon, autant dire que niveau background, il se pose là), Crunch Bandicoot (keuwah ? o_o).
Nitros Oxide dans Crash Team Racing limite c'est normal, son histoire et le fait qu'il soit une menace pour les Gentils comme pour les Méchants est intéressant (il défie tous les coureurs de la Terre et s'il gagne il change la planète en parking).
Alors que dans CTR et dans Crash Tag Team Racing, plus tard, on se tient un peu, Crash Nitro Kart, le jeu annexe qui se situe entre les deux, craque son slip avec une dizaine de personnages qui ne sont pas des anciens de la série, parmi lesquels... Spyro le dragon. Désolé mais inviter les copains pour un caméo, Ratchet et Clank l'ont déjà fait avec Jak et Daxter.
Et puis, on a Crash Twinsanity. Comment dire... je trouve pas les mots, alors voilà une image.

Ca vient du wikia de Crash Bandicoot (j'étais sur la page de Coco pour savoir à quoi elle servait dans Crash 2 : Cortex Strikes Back, auquel je suis seulement en train de jouer. Réponse : à rien. Elle est même pas jouable). Vous réalisez le bordel dans un seul jeu ?

Je pense que le plus lol (c'est de l'ironie) dans l'histoire c'est Nina Cortex. A la base, elle était gentille et aimait les animaux. Son oncle lui a coupé les mains pour les remplacer par des organes bioniques, si bien qu'elle risque désormais de broyer toute boule de poils qu'elle attrape, et l'a renvoyée à sa propre institutrice pour en faire une bonne petite Méchante.
Je vois pas ce qui est le plus consternant : inventer un deuxième personnage féminin inutile alors que Coco était déjà bien assez le faire-valoir sous-estimé de son frère, ou inventer à Neo Cortex une nièce alors que c'est pas du tout nécessaire, que c'est odieusement cliché, qu'on voit bien qu'elle n'est là que pour séduire le public féminin/offrir une contrepartie et une rivale à Coco Bandicoot et que du coup ça oblige à expliquer pourquoi Cortex a une nièce, donc forcément un frère ou une sœur, donc à créer encore de la sous-intrigue et des personnages inutiles.

Ou quand le syndrome du hérisson devient un cercle vicieux.
Nan, moi je peux plus. Peu importe que la jouabilité évolue et offre des nouveautés intéressantes, si la narration est aussi moisie, autant ne pas avoir de narration du tout. Et puis moi à l'époque j'étais passé à Ratchet et Clank.
Après, les Sonic comme les Crash Bandicoot sont des jeux de plate-formes. C'est mon genre de jeu vidéo préféré (devant le RPG, oui oui) même s'il n'est pas celui où j'excelle le plus (ça c'est la stratégie, et pas le RPG, non non), et un bon jeu de plate-formes n'a pas forcément besoin d'une bonne narration, c'est pas là-dessus que repose le concept. Regardez les Trine, ils sont magnifiquement sublimes, mais leur histoire ne casse pas trois pattes à un squelette (ou un gobelin). C'est Pontius le chevalier qui leur casse deux jambes. Et la tête.
Enfin bref.


Le problème devient plus sérieux quand on commence à évoquer des jeux vidéo qui, au contraire, appartiennent à un genre dans lequel la narration est justement l'enjeu central et la première qualité.

Je l'ai dit, j'ai découvert les Final Fantasy avec le septième épisode, je connaissais pas avant d'avoir la PSX, et même à ce moment-là il a fallu un an pour qu'un pote, en Auvergne, débarque un soir chez moi (on se faisait souvent des soirées jeux vidéo bikoze ma grand-mère avant une immense maison, un ancien hôtel avec deux étages, 9 chambres et deux salles de bains), dorme à la maison et que le lendemain on se retrouve à quatre à jouer à Worms Armageddon. Entre temps, l'un des trois m'avait fait commencer une partie de FF7 pendant que les autres dormaient encore... ça me manque, cette époque. Pourquoi les adultes peuvent pas faire de soirée-nuit-matinée jeux vidéo, crêpes et pancakes ? =_=

Bref, j'ai découvert FF qu'avec le 7, et je n'ai joué qu'à 6 épisodes de la série. Et encore, le X-2 et le XII, je les ai à peine commencés.
Par contre, j'étais assez fan de ces jeux, à l'époque, pour que quand on m'annonce qu'un cross-over avec l'univers de Disney serait développé, je sois plus que curieux de voir ce que ça allait donner. Kingdom Hearts, premier du nom, a donc fait partie de mes premiers jeux sur PS2, au lycée.

Et puis faut avouer que ça vendait du rêve, c'était hyper classe.

Tout me plaisait dans ce jeu : les graphismes, la narration, la jouabilité mi-RPG mi jeu d'action avec quelques aspects un peu plate-formes, le traitement intéressant des mondes Disney explorés dans ce nouvel univers (avec finalement très peu d'emprunts aux Final Fantasy, du moins dans la narration) et même le character design, depuis Squall « Léon » Leonhart en passant par Youffie, joliment refringuée pour l'occasion, Donald, Dingo et les Sans-Cœur qui pour la plupart sont hyper classes (ma préférence va d'ailleurs à la vouivre ^^).
Autant dire que quand Kingdom Hearts 2 a été annoncé, j'ai trépigné d'impatience, et là je voulais l'avoir le plus tôt possible. Alors certes, son interminable prologue et le fait qu'il élude la période séparant les deux jeux en invoquant l'excuse du « fallait jouer à Chain of Memories » (qui semble avoir, au passage, une jouabilité à chier, non parce que celui-là j'y ai pas touché), ça m'a gonflé, mais le reste, pfoualala...

Davantage de mondes Disney, des mondes plus intéressants (la Terre des Lion, la Terre des Dragons, Port Royal, la Rivière Intemporelle, les Space Paranoids, une version plus grande d'Aggrabah et du Colisée de l'Olympe, le château de la Bête, une suite emblématique à l'Étrange Noël de Mr Jack...), une prise en main plus dynamique avec des combats plus ardus et un rôle accru du Roi Mickey, des graphismes toujours aussi classes bref, c'était l'éclate.
Et puis, chose étrange, on nous enseigne que quand quelqu'un devient un Sans-Cœur, la disparition de l'âme donne naissance à un Simili, une créature sans âme, expliquant la nature des nouveaux Grands Méchants du jeu et pourquoi Pat Hibulaire et Maléfique sont des running gags. Là, c'était plutôt cohérent.

Voilà. Je vois pas bien comment ça aurait été possible de faire mieux que Kingdom Hearts 2 dans la série Kingdom Hearts.

Et après c'est devenu n'importe quoi de toutes les façons possibles.
Je veux dire, Squaresoft, travaillait en rivalité avec Enix (Illusion of Time vs Secret of Mana à l'époque de la SNES) sur Nintendo jusqu'à ce que la société n'offre plus un support intéressant pour des jeux longs, riches et passionnants. Alors ils sont partis, certes, et ils sont allés voir ce que proposait Sony avec sa Playstation, avec le format disque et avec les cartes mémoires. Grande évolution technique, quoi qu'on en dise, choix légitime.
Que Squaresoft rachète Enix au bout d'un moment pour devenir Square-Enix, bien, tant mieux pour eux, c'est la preuve qu'ils réussissent et qu'ils peuvent sauver ce qui reste de l'ancien adversaire. Que Square-Enix décide de tenter un retour sur Nintendo, qui a toujours dominé le marché de la console portable, afin d'y développer des remakes du début de la saga et des épisodes plus novateurs, bon.

Mais alors qu'on m'explique au nom de quoi l'incohérence totale de leur politique d'exploitation veut qu'ils se mettent soudain à manger à tous les râteliers ! Après avoir développé Kingdom Hearts : Chain of Memories sur Game Boy Advance (Nintendo) – oui parce que bon, on dit mélange de FF et de Disney mais la société de Mickey se contente d'éditer, ce sont les Japonais et eux seuls qui développent – j'aimerais bien savoir pour quelle raison, mis à part le fait que la PSP n'est rien d'autre qu'une PS2 portable, y'a qu'à voir les innombrables portages de jeux vidéo qui ont eu lieu de l'une à l'autre, ils ont décidé d'aller développer les épisodes portables de la série Kingdom Hearts chez Sony !
Elle est pas bien la DS ? La technologie de l'écran tactile, les nombreuses possibilités offertes par la console et mises en valeur par l'excellent Legend of Zelda : Phantom Hourglass, ça vous plaît pas ? Faut croire que si, VU QUE C'EST LA QUE VOUS AVEZ DÉVELOPPÉ KINGDOM HEARTS 358/2 DAYS, BANDES DE TANCHES !!

Un Kingdom Hearts 2 appauvri dégoulinant de niaiserie, voilà ce qu'est 358/2 days. Et puis arrêtez avec vos putains de glace à l'eau de mer, c'est dégueulasse.

Et encore, là je parle que des supports hein. KH Birth by Sleep sur PSP, pourquoi, KH Coded sur téléphone portable mais uniquement au Japon, KH Re:Coded sur Nintendo DS, KH Dream Drop Distance (ils ont eu une promo sur les D apparemment, fuck la syntaxe) sur Nintendo 3DS, y'a un genre de cohérence qui se fait, probablement parce que la PSP et la PS Vita ont été des échecs critiques, ce qui accréditerait la thèse selon laquelle Square-Enix n'est qu'une pute qui se prostitue auprès de tous les constructeurs de consoles qui apparaissent dans son champ de vision, à quand un KH sur X Box One, qu'on rigole ?
Non parce qu'en plus de multiplier les jeux et les supports, la série Kingdom Hearts a aussi multiplié les intrigues et c'est surtout ça qui m'a fait abandonner le délire. La DS, je l'ai, j'aurais pu jouer les jeux de la série dessus, mais j'ai même pas terminé 358/2 days tellement il m'a gonflé.

Les personnages principaux de la série. Et encore, à ça il faut ajouter tous les méchants (donc le Conseil des Ténèbres de KH, l'Organisation XIII de KH 2 et j'en passe), tous les ennemis secondaires, et tous les personnages secondaires croisés dans les différents mondes (soit une véritable foule). Syndrome du hérisson, j'ai dit. Non parce que sinon, voilà.

Grosso merdo, le jeu se déroule juste avant KH2, soit pendant Chain of Memories, et se concentre sur Roxas, le Simili de Sora (qui est né durant les quelques minutes que ce dernier passe comme Sans-Cœur après avoir vaincu « Riku-Ansem » dans la Forteresse Oubliée dans KH1) et sa place dans l'Organisation XIII, les chefs des Simili. Jusque là c'est logique.
Et puis allez savoir pourquoi, les scénaristes sont allés nous chier Sion, une nana qui ressemble à Kairi mais qui n'est pas son Simili, puisqu'il s'agit d'une création artificielle (O_o) dont l'apparence change en fonction de qui la regarde (ce qui serait génial si ça se traduisait concrètement dans 358/2 days, alors qu'en vrai non).
Et là on fait que commencer.
D'après mes nombreuses lectures sur la question, KH Birth By Sleep est une préquelle à KH1 dans laquelle on verrait trois maîtres de la Keyblade opposés à Xehanort (le méchant du premier jeu) et racontant les origines de celui-ci (des fois que les innombrables narrations de KH1 et 2, alors que dans ce dernier intervient directement l'humain qui lui a donné naissance, Ansem le Sage, ça aurait pas suffi), et visiblement en démontrant que Maître de la Keyblade, c'est un peu comme Tueuse de vampires, y'en a à chaque génération. C'était bien la peine de s'appesantir à ce point sur la particularité de Sora, Kairi et Riku dans les deux premiers jeux en faisant du personnage principal un genre d'élu qui contourne les règles et peut redevenir pratiquement sans effort un humain après avoir été Sans-Cœur.

Bref, davantage de personnages, davantage d'intrigue secondaire inutile, davantage de complications là où le pitch de base était déjà loin d'être simple, il paraît que KH3 sera le dernier épisode de la saga Xehanort – je rappelle juste au passage qu'à priori Xehanort/Ansem est mort à la fin du premier jeu, raison pour laquelle ce n'est pas lui mais son Simili, Xenmas, qui est le Big One du second jeu, alors je vois pas bien pourquoi ils iraient encore le ré-exploiter – et j'espère bien pour les fans que c'est vrai, auquel cas je vois pas bien ce qu'il y aura à dire de plus ensuite. Les Ténèbres contre la Lumière, le Bien et le Mal, blablabla, mais si des porteurs de Keyblade sont là en permanence pour veiller, à moins de répéter inlassablement la même histoire en boucle, on va vite se faire chier.


Enfin pas moi parce que j'ai abandonné la série KH peu après le second volet et en jouant sans grande conviction et même pas jusqu'au bout à 358/2 days. Le syndrome du hérisson, ça va bien un moment, au moins maintenant, alors que je joue à des jeux de plus en plus ponctuels et de moins en moins à de longues sagas, j'écarte presque totalement le risque de voir des univers développer ce problème et donc me donner une raison de filer à l'anglaise.
Voilà, je vous ai donc parlé des trois grandes séries, parmi celles qui ont rythmé ma vie vidéoludique, que j'ai sciemment abandonnées et pourquoi. J'espère que vous n'avez pas vécu vous-mêmes ce problème et j'espère que ça se reproduira le moins possible à l'avenir.

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