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2.3.16

La musique chez Mickey

Tout le monde aime la musique. C'est normal, elle est connue pour adoucir les mœurs. Je connais personne qui n'aime pas la musique, tu connais personne qui n'aime pas la musique, faudrait venir de Pyléa pour ne pas aimer la musique. Et encore, pas sûr que ça suffise si on s'appelle Krevlornswath.
Si tu as compris la référence que je viens de faire, tu as tout mon respect et mon amour éternel. Sinon, je plains la tristesse de ton existence.

Tout le monde devrait aimer les films d'animation. Je dis pas que tout le monde le fait parce qu'énormément d'adultes considèrent que c'est pour les enfants, dédié à un public jeune. Énormément d'adultes pensent que les adultes ne peuvent pas regarder de film d'animation sans enfant à portée de main. Énormément d'adultes pensent que ceux qui regardent des films d'animation à tout âge sont de grands naïfs qui refusent de grandir. Énormément d'adultes sont très cons et étroits d'esprit ^_^
(ça c'était un hommage à Patricia Tannis dans Borderlands 2 ♥)

C'toujours bon de rappeler qui est la nana la plus adorablement cinglée de l'histoire des jeux vidéo ♥

Bref j'ai eu envie de mélanger les deux sujets un peu à cause de mon ptit frère Wolves (si vous avez une musique dans la tête, écoutez autre chose, vite), mais aussi parce que j'adore autant la musique que le cinéma d'animation.
Je ne l'ai jamais caché, je l'ai même revendiqué ça et là en évoquant le studio Ghibli, je suis tout à fait favorable à la société Disney dans ses réalisations animées.
Loin de moi l'idée de lui donner la prééminence en la matière, mais voilà, j'ai aimé que 2 Pixar en 5 ans (Inside Out en 2015 et Toy Story 3 en 2010), 2 films de Blue Sky depuis leurs premiers long-métrage en 2002 (Horton en 2008 et Epic la bataille du royaume secret en 2013 – et d'ailleurs devinez quoi, en 2016, un nouvel Age de glace ! Yay ! Vaches à lait powa !) et seulement 4 films Dreamworks ont trouvé grâce à mes yeux ces 10 dernières années, les deux Dragons, Le Chat Potté et Les 5 légendes.
4 sur 19 films en dix ans.
Du coup, Disney sort ses films aussi souvent que ses rivaux mais au moins ils maintiennent un niveau de qualité graphique et narrative qui laisse tout le monde sur le carreau, leur studio c'est La légende de Zelda de l'animation, jamais un échec.

Voilà. CE MOMENT. C'est là que j'ai réalisé qu'Amy Adams était la femme la plus parfaitement adorable de l'univers ♥

Cet article dont l'introduction a déjà duré trop longtemps va donc évoquer mes bandes originales de films d'animation Disney préférées. Je précise que je ne parlerai que des Classiques d'Animation Disney, si tu as oublié la liste est là, sinon je devrais évoquer Enchanted et cette magnifique déesse rousse, Amy Adams, et je n'irai pas voir ailleurs parce que si on sort du studio, ma préférence va à Shrek 2, et il faudrait que j'explique pourquoi pour bien vous le montrer.
D'ailleurs en parlant d'expliquer faire un top n'a aucun intérêt si on justifie pas un minimum ses choix par des arguments, ce que je vais donc faire. Et je vous rassure, il n'y aura pas dix films, j'ai pas trouvé plus de 5 Disney dont la bande-son m'ait remarquablement plu et marqué. Je dis pas que les autres sont nulles, elles sont excellentes, La Belle et la Bête, Big Hero 6, Raiponce ou Le Bossu de Notre-Dame ont des musiques terribles, mais ça m'a pas trop remué, c'est tout.
Bref.
Ah oui, on va aller de celle que j'adore le moins à celle que j'aime le plus intensément, à la manière d'un TFGA. D'ailleurs ce serait pas inintéressant de faire un TFAA, Top Five Anim'Addict ♥


Zootopia.

Ouais, je commence par lui parce que 1. la bande-son m'a pas durablement marqué, la preuve j'ai dû la réécouter intégralement en articlant le film pour bien m'en imprégner et savoir ce qu'elle valait – et encore, y'a pas de thème dominant qui me soit resté en tête – et 2. c'est peut-être Michael Giacchino, dont le talent n'est plus à démontrer, mais c'est pas ce qu'il a fait de mieux – en même temps il a fait les reboots de Star Trek, je rappelle l'analyse de Tyllou et Vled Tapas à ta mémoire – et surtout il a fait Là-haut et Ratatouille, qui en termes de composition se posent là, et qui sont des Pixar.
En fait Zootopia est emblématique d'un cinéma d'animation (coucou Big Hero 6, Les mondes de Ralph et Epic la bataille du royaume secret !) qui ne subordonne pas sa musique à un ou quelques thèmes marquants que le public va retenir, fredonner, et qui lui restera en tête longtemps après avoir vu le film, surtout s'il y a des paroles (dans ce genre de cinéma-là il y a par exemple Les 5 légendes, Aladdin, Toy Story ou encore le premier Dragons, dont l'essentiel des musiques sont en fait des variations d'un même thème, Test Drive).


Non non, ce cinéma d'animation-là, que j'adore, il utilise la musique pour accompagner l'action ou effectuer des transitions narratives plus que pour illustrer l'ambiance ou caractériser les personnages, et du coup il casse un peu le schéma dans lequel un personnage/lieu = une chanson/musique. Rappelez-vous des Cloches de Notre-Dame, par exemple, elles posent l'ambiance dès le début du Bossu, bam, le cadre spatial, c'est fait, mais au final l'histoire n'a même pas encore commencé, c'est juste l'exposition initiale.
Et puis au passage, y'a moins d'histoires d'amour dans ces films-là et du coup on évite l'écueil éculé de la chanson romantique très fleur bleue (comme le rêve du même nom, pas vrai Jasmine ?).

Bref tout ça pour dire que la bande-son de Zootopia m'a rappelé un peu celle des Indestructibles, on est dans les deux cas face à une enquête – policière ou super-héroïque – qui suscite de l'action, du mystère, de l'interrogation, des personnages versatiles et imprévisibles, du coup la musique suit le genre (on retrouve même un style qu'on trouve parfois dans le cinéma traditionnel), et c'est la classe.

Le roi lion

Pendant des années, j'ai adoré 4 films d'animation Disney d'une manière différente des autres, à cause d'une introduction absolument superbe, avant même qu'on n'entre dans l'histoire. Ces quatre films ont un prologue de malade avec des musiques de ouf et direct, bim, on est propulsé dans le haut niveau de qualité made in Disney. Trois de ces films sont cités dans le présent article et Le roi lion est le premier d'entre eux.
Là on a quitté le bon niveau de Zootopia, on est entrés dans l'excellence musicale.

Qu'il s'agisse de l'introduction, donc, L'histoire de la vie (on a tous été marqués par ce début de film sitôt qu'on l'a vu et histoire de remettre les choses en contexte : je suis présentement en train de parler du premier film que j'ai vu au cinéma dans ma vie. Le cinéphile que je suis a commencé son parcours avec ça. Voilà.), d'Hakuna Matata ou de Je voudrais déjà être un roi qui se permet d'excellents jeux de mots, en français, que les historiens comprennent toujours différemment du grand public (« si tu confonds la monarchie avec la tyrannie, vive la république !, adieu l'Afrique, je ferme la boutique ! »), les chansons de ce film sont géniales.
Et ma préférée est Soyez prêtes, qui, au-delà de totalement caractériser le personnage de Scar, le place d'emblée comme le méchant principal alors même qu'on pensait jusque là que les hyènes seraient les chieuses. Et puis ce personnage a une classe folle, les paroles sont super, les chœurs de hyènes sont bien intégrés, appliqué sur l'image avec à la fin les rochers et la lune, pffouuuuuu ! *__*


Bon, on n'échappe pas à la sacro-sainte chanson d'amour (merci Elton John, c'était quand même bien), mais si j'adorerai toujours la bande originale du Roi Lion, c'est également grâce à deux thèmes : This land et King of Pride Rock. La première, c'est l'inoubliable transition entre la présentation de Simba au peuple et sa vie de garnement imprudent. La seconde, c'est celle qui dit que ça va mal dans la Terre des Lions, et les deux expriment tellement bien leur registre respectif, l'un contemplatif et l'autre tendu et dramatique, qu'on revoit mentalement le film rien qu'en les écoutant.
Difficile de croire que la BO du Roi Lion a été composée par Hans Zimmer. Ouais, Hans POOOIIIIIIIIIIIIIIN Zimmer, le roi du blockbuster, des sons lourds et de l'auto-plagiat.


Lilo et Stitch

J'ignore totalement si Elvis Presley, le King du rock, avait un rapport particulier à Hawaï (en revanche je sais que Barack Obama y est né). Par contre j'ai adoré le fait que 1. Lilo et Stitch soit le premier Disney à évoquer l'espace (La planète au trésor, sorti la même année en 2002, s'y passe totalement, mais c'est une adaptation de L'île au trésor de Stevenson quand Lilo et Stitch est un produit original) et 2. que Disney ait la bonne idée de caler son nouveau film dans un cadre assez exotique – bien que Mulan avait déjà ouvert la voie 4 ans plus tôt.

Y'a une version de meilleure qualité sur YT mais l'intégration est désactivée. J'vois pas bien l'intérêt de protéger du contenu qu'on a piqué à Disney -_-'

Le résultat c'est qu'après le fameux « alors dis-moi, étrange créature à un œil, sur quelle pauvre, misérable et impuissante planète ma monstruosité va produire ses ravages ? » de Jumba Jookiba, pam, sans transition océan, poissons tropicaux et musique hawaïenne. Paie ton intro qui tue numéro 2 ♥
Et on recommence en plein milieu du film avec une jolie séquence de surf, bien mise en scène. Juste avant, un tube du King, la superbe Devil in diguise, justement pour illustrer Stitch au moment où Lilo essaie de déguiser une arme biologique en séducteur court sur pattes ^^


Alors autant je ne suis pas spécialement fan d'Elvis Presley, autant j'adore quand j'entends une de ses chansons, surtout bien utilisée, au cinéma (comme ce fut le cas dans le génialissime Gang de Requins que je vous recommande parce que c'est un faux film d'animation et un vrai film pour adultes bourré de références, notamment au Prince de Bel-Air et au Parrain, ou encore dans Big Fish au moment où Edward Bloom est parachuté en Chine), et ce film en est plein, depuis Heartbreak hotel pour souligner la solitude de Lilo jusqu'au magnifique générique de fin avec une belle reprise de Burning love.
Du rock dans un Disney, sérieux !



Mulan

Comme je sais pas par où commencer on va faire simple : Mulan est un des 4 films d'animation Disney dont j'adore tellement le prologue. Le 4ème dont je parlerai pas ici, c'est Hercule.
Non parce que bon, la peinture chinoise avec des nuages stylisés, un arbre solitaire au milieu des montagnes, façon estampe, c'est magnifique, ça reprend par des chœurs le thème de la chanson Honneur à tous – je vais y venir – et ça se termine par la Grande Muraille esquissée en quelques traits et paf qui prend du volume comme on change de style d'animation et on entre dans l'histoire. Waw. Cadre spatial : posé.


Comme si le caractère extrême-oriental était pas déjà assez évident il se vérifie dès la première chanson. Alors bon, les paroles sont sympa et très éloquentes – les garçons aiment les filles calmes et dociles (…) nous devons servir l'empereur qui nous garde des Huns, les hommes en se battant, les femmes en enfantant, patriarcat powa – mais faites surtout attention aux instruments et au rythme. Plus chinois tu fais pas.
Après évidemment, je pourrais vous parler de Comme un homme dont Wolves a un jour fait une interprétation ou d'Une belle fille à aimer qui laisse joliment la place aux voix secondaires, mais si j'adore Mulan, c'est parce que c'est le premier Disney à représenter la guerre, sans l'éluder ou l'évoquer en arrière-plan, et que du coup il insiste également sur l'impact que celle-ci a sur les personnages principaux. Et là, on en arrive au choix fait par Mulan, illustré par Short hair.


Cette mise en scène dramatique, la jeune fille qui disparaît dans la nuit, après avoir volé une armure et une épée, cette musique... à chaque fois que je regarde le film ça manque pas, j'ai les larmes devant cette séquence. Non parce que tu peux mettre tous les personnages secondaires cinglés et les sidekicks rigolos que tu veux, ça changera jamais le fait, et la fin de la chanson Une belle fille à aimer le montre bien, qu'on est en plein milieu d'une guerre lors de laquelle l'héroïne principale peut se faire tuer avant même d'être exécutée pour avoir enfreint les lois de l'honneur et de la société de son pays.
De toute façon de manière générale Mulan ressemble assez peu aux autres films d'animation habituels, à part Atlantide l'empire perdu j'en vois pas beaucoup, parmi les récents (disons depuis le Second Âge d'Or de Disney, fin des années 80), qui soient aussi sérieux et dramatiques que celui-là, et la musique joue énormément dans cette ambiance. Eh, vous vous rappelez de The Huns attack ? La musique est terrifiante, elle reprend la mélodie de Short Hair en la rendant plus rapide et plus « putain y'a un million d'ennemis et ils sont sur nos tronches dans deux minutes O_O ». Après y'a le climax avec la scène du palais impérial, et faut attendre pratiquement la fin de la bande-son (« Gratitude ») pour trouver autre chose que de la tristesse, de la tension ou de l'angoisse x)


Les mondes de Ralph

Quand j'ai parlé d'Epic, la bataille du royaume secret (j'ai récemment supprimé l'article, avec plein d'autres), j'avais évoqué le fait que la bande-son était très juste, servait souvent de transition narrative, et que j'adorais ce genre de bandes originales dans lesquelles la musique est utilisée de la sorte sans qu'il y ait de thème principal, prenant pour exemple Wreck-it Ralph.

Ce film d'animation est mon Disney préféré depuis que je l'ai vu, je l'ai adoré dès le premier visionnage, revu un nombre incalculable de fois depuis (il se passe rarement deux ou trois mois d'affilée sans que je le re-regarde), j'ai trouvé qu'il traitait le jeu vidéo avec beaucoup d'intelligence et j'ai adoré le multivers qu'il créait au sein de la salle d'arcade avec sa fameuse Station Centrale des Jeux Vidéo où chacun se rend après une dure journée de boulot, permettant de voir Ryu au bar ou une sélection de méchants parmi lesquels Bowser, Robotnik ou Zangief se réunir chez Pacman.


De la Jpop dans un Disney, avant ce film c'était inimaginable.
Et pourtant, ça marche trop bien ♥
 
Mais la bande-son de ce film joue largement dans ses qualités esthétiques. Loin des Disney habituels, elle est totalement dénuée de chanson intra-diégétique (c'est-à-dire que les personnages ne chantent jamais), par contre il y a de vraies chansons externes et elles sont trop cools.
Déjà, il y a de la Jpop dans Wreck-it Ralph. OUI IL Y A DE LA JPOP DANS UN DISNEY. La représentation visuelle du jeu vidéo Sugar Rush, avec des roses et des verts clairs et éclatants, du sucre et des bonbons absolument partout se prête bien à la légèreté du genre et le premier travelling effectué sur ce monde est plutôt éloquent. D'ailleurs, l'originale est plus lente que la version du film, Disney a réussi à améliorer de la Jpop, ça rigole plus.

Plus tard, Vanellope von Schweetz, qui n'a (heureusement ?) pas trouvé sa place dans la galerie des princesses Disney s'entraîne à devenir un super pilote au son de... Rihanna. Ouaip. Dans un Disney. Du coup, Shakira dans Zootopia, ça n'avait aucune raison de ne pas marcher. Je salue l'exploit de caler dans un Disney une chanson dont le titre est « Shut up and drive », littéralement « ferme ta gueule et conduis. »
Bon alors du coup, que le film se termine par un générique merveilleusement riche en références vidéoludiques et orchestré par un truc aussi mielleux que « When can I see you again ? », c'est moins surprenant pour le coup.


Sarah Silverman ♥

Enfin le côté narratif de la bande-son, parlons-en, ça commence – là je prends les musiques dans l'ordre du film et pas dans l'ordre chelou de l'album – très joliment avec Life in the Arcade, caractéristique des jeux vidéo des années 80 et qui dès 12 secondes offre un thème trop mignon inoubliable, avant de se poursuivre par Wreck-it Ralph, ma mélodie préférée de ce film, qui est une transition jusque dans sa composition, illustratrice du temps qui passe à l'intérieur de la salle d'arcade, et parfaitement calée sur les images.

Celle de gauche est certes une très jolie introduction dans le film, mais celle de droite est la plus belle et la plus justement composée de toutes les musiques de films d'animation ♥

Bon après, Royal Raceway se pose là aussi, introduisant la mignonnitude enfantine mais un peu acide des personnages de Sugar Rush, en compétition permanente – ça s'entend dans la seconde partie de la mélodie avec quelques accords de cuivres pour rappeler qu'on est dans un royaume, et ce titre prépare très bien le spectateur à la suite du film, autrement dit à la course proprement dite, dans laquelle cette fameuse seconde moitié du morceau, bien plus punchy, est beaucoup mieux mis en valeur.


Et puis bon, comme chez Disney on vit avec son temps, quand on parle de jeux vidéo on peut pas s'empêcher, et c'est logique de mettre un FPS sombre et apocalyptique façon Halo (je vois pas bien pourquoi, mis à part son nom, Hero's Duty, la plupart des spectateurs y ont vu Call of... c'est dans Halo qu'on bute des bestioles.). Du coup on place là Bug Hunt, un morceau plutôt électro-techno bien agressif pour souligner le fait que ce jeu est DUR, MÉCHANT, et que toi personnage des années 80 candides et innocentes, tu n'as rien à y faire ! J'ai adoré, surtout quand Ralph explose le 4ème mur du jeu vidéo et du film en même temps en attrapant l'interface du joueur pour gueuler à la caméra « mais quand les jeux vidéo sont-ils devenus aussi violents et effrayants ?!? » XD


Bref, la musique dans les Disney est fondamentale et elle n'a plus rien à voir avec les compositions classiques qu'on pouvait trouver dans les tous premiers films d'animation. Je suis sûr qu'il y a des fans de Disney parmi vous et j'espère qu'ils ont des préférences en matière de musique ! ♥

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