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25.6.16

TFGA n°21 : Jaquette, ma belle jaquette, dis-moi qui est la plus...


Le truc sympa avec les TFGA c'est que je suis souvent assuré de publier un article qui me poussera à réfléchir aux jeux vidéo et à comment je les perçois alors que j'ai pas des masses l'occasion de le faire par ailleurs.
Là je suis en période creuse, je rédige plusieurs articles parallèlement, qui individuellement prennent du temps. Voilà de quoi meubler ^^

Ce mois-ci, le sujet annoncé par mon éclaireur Romain du Band of Geeks (et créé par Alex Effect, du coup), est intitulé « Jaquette, ma belle jaquette, dis-moi qui est la plus... »
C'est un bon sujet, quand on sait que pour la plupart des joueurs de ma génération, le packaging et les jaquettes de jeux vidéo ont joué un grand rôle dans la découverte et le choix des titres, avant l'apparition de l'Internet et la multiplication des magazines spécialisés. On regardait le devant, l'arrière, on lisait le résumé et on jetait un œil aux éventuelles captures d'écran pour se faire une idée de ce qu'on avait en main.
Désormais, avec Internet, on peut tout savoir d'un jeu avant même d'y avoir touché (surtout si comme moi, on joue les titres en décalé, avec quelques années de retard, pour tout un tas de raisons sur lesquelles je reviens pas) mais n'empêche, les images diffusées dans la promotion des jeux importent toujours.

Un autre détail à savoir me concernant est que, étant essentiellement pécéiste (j'ai aussi une 3DS en activité ainsi qu'une Wii et une PS2 au chômage technique, faute de télé ou de VGA box), j'achète la plupart de mes jeux sur Steam. Le dématérialisé, pas de boîte, pas de jaquette.
Cela dit, les jeux que j'achète ont quand même une image de titre, une affiche, qui sert à leur promotion sur la célèbre boutique virtuelle, et c'est celles-là que je vais retenir pour certains jeux.
Allez, c'est parti.
Parlons jaquettes.


5. La jaquette la plus pimp : Loki sur PC.

Loki c'est un jeu du studio français Cyanide. C'est un hack'n slash ma foi plutôt réussi, malgré des défauts assez marquants (une longueur interminable puisqu'au lieu de parties boostées post-scénario, il faut ici finir le jeu 3 fois pour avoir la vraie fin, en mode Divinité, ainsi que des temps de chargement très longs sur certains configs, dus à un jeu gourmand), très beau, au concept original, sympa à jouer.

Basiquement c'est un croisement entre les mythologies nordique, aztèque (on devrait dire mexica en fait ^^), grecque et égyptienne. Avec deux hommes (un sorcier égyptien et un guerrier nordique) et deux femmes (une magicienne aztèque et une amazone).
Malgré ça, la jaquette se contente du strict nécessaire pour appâter le chaland : un énorme gaillard musculeux au possible, avec une armure minimaliste façon bourrin. Bref, le genre de truc qu'on verra jamais en jeu (d'ailleurs les temps de chargement avec les 4 persos dessus figurent aussi une énorme armure façon Gears of War qui n'est pas non plus accessible avant très tard dans le jeu ^^), parce que le mec qu'on joue est à la fois moins musclé et plus équipé (c'est réaliste, on se bat pas à poil ^^).

Clairement on se croirait sur une jaquette des années 90 façon Golden Axe. Pas de femme, de beau paysage, juste un gros balourd avec suggérés à l'arrière, le sorcier (un peu trop musclé d'ailleurs) et le dragon Fafnir. J'en ai vu des jeux vidéo et films dont la jaquette vendait plus que le contenu réel, mais alors là ^^
PIMP, on a dit !


4. La jaquette mémorable : Civilization 2 (Playstation et PC).

Ça c'est, comme la précédente, la jaquette d'un jeu que j'ai eu en format physique, sur Playstation puis sur PC. La version française était éloquente, avec un titre clair et concis. « Le jeu de stratégie ultime. »
J'ai toujours beaucoup aimé cette jaquette, que j'oublierai jamais, parce qu'elle résume parfaitement ce qu'est Civilization 2 et ce qu'il recouvre : les grandes Pyramides, le Parthénon, la Statue de la Liberté, une pagode qui dans le jeu se trouve être l'Académie de Guerre de Sun Tzu, le concept d'hélicoptère de Léonard de Vinci, et même une caravelle et des éléphants de guerre.

Au croisement des cultures, de l'histoire et des Merveilles du Monde qu'il a lui-même désignées par époque (chaque fois 7 évidemment), Civilization 2 propose une contenu ahurissant et chaque partie est virtuellement unique. J'ai passé des heures, pendant des années, sur ce jeu avant de l'abandonner pour l'excellent Civ4. Le jeu est meilleur, le concept reste le même : l'Histoire réécrite de façon totalement créative et épique. Mémorable.


3. La jaquette intrigante : Kingdom Hearts (PS2).

J'ai découvert Kingdom Hearts un moment après sa sortie, ayant eu la PS2 quelques années après son lancement en 2000 (je l'ai eue à Noël, vers 2003 je pense), mais j'en avais déjà pas mal entendu parler et le concept m'intriguait. Disney et Final Fantasy se croisent pour une nouvelle création.
La jaquette était mystérieuse, magnifique et ô combien alléchante. Donald et Dingo, ce dernier avec un écu à l'effigie de Mickey, dans une ville inconnue, avec trois personnages inconnus. En pleine nuit, avec cette énorme lune en forme de cœur.

Et puis ces regards, mi-pensifs mi-mélancoliques. J'ai rarement été très attiré par les jeux avant leur sortie, j'en attends certains mais jamais dans une impatience insoutenable, mais celui-là, j'ai été ravi de pouvoir l'acquérir et le commencer. La jaquette ne disait absolument rien sur le contenu, qui promettait d'être original et novateur.
Le mystère absolu en une superbe image qui a fait date.


2. La jaquette qui vend du rêve : Skyrim Legendary Edition sur PC.

Premier (et seul, en fait ^^) jeu de ce TFGA que je n'ai jamais eu au format physique. Je l'ai déjà dit, j'ai découvert les Elder Scrolls avec Oblivion (édition GOTY avec Shivering Isles et Knight of the Nine), que j'ai adoré, aussi Skyrim était-il logiquement une découverte à venir.
Quand je l'ai acheté (sans ses DLC que j'ai eus plus tard), c'était sur Steam comme pour le précédente, et en version de base. Jaquette noire avec le dragon impérial, normal.

Par contre, quand j'ai vu la promo qui a été faite autour de la version Legendary avant même que j'achète Skyrim, j'ai halluciné. Je me suis même demandé pourquoi Bethesda n'avait pas choisi cette image-là pour représenter Skyrim à la base.
Bordeciel, le pays froid et montagneux, mais plein de ruines anciennes et d'aventures possibles, de danger et de voyage. Et ce guerrier qui domine le paysage, très probablement le fameux Dovahkiin qui centralise l'histoire. Alors LA ça vend du rêve, LA c'est une invitation au voyage ! Si je n'avais pas déjà été convaincu par ce jeu, cette seule image aurait suffi à me le faire acheter. Et avec le recul, ayant adoré ses DLC, c'est la Legendary que j'aurais dû prendre.
Plus que jamais, la jaquette définit parfaitement le jeu qu'elle illustre.


1. La jaquette emblématique : The Legend of Zelda, A Link Between Worlds (3DS).

Je suis pas un fan de la première heure de Zelda. J'ai surtout eu les consoles portables de Nintendo et même sur SNES j'avais pas de titre à la Triforce. Je suis même pas un fan de la deuxième heure parce que je suis passé à la PSX, et pas à la 64, ce qui m'a éloigné d'Ocarina, de Majora et de Zelda jusqu'à la Wii avec Super Smash Bros Brawl et Twilight Princess (que j'ai à peine joué, faut que je le rachète d'ailleurs).
Puis ma ptite sœur m'a offert l'encyclopédie Hyrule Historia et là j'ai été conquis. J'avais déjà joué à 4 ou 5 jeux Zelda (portables) jusqu'à ce cadeau, mais depuis, je veux tous les faire.

Ayant acheté une 3DS en mai dernier avec l'objectif assumé de retrouver Link, mon second jeu sur la portable a été A Link Between Worlds. Le quatrième étant Ocarina of Time 3DS acheté le 22 juin, y'a trois jours.
J'ai trouvé dès que je l'ai acheté, et encore maintenant, que la jaquette d'ALBW est totalement emblématique de la série Zelda, de ce qui fait son essence. La lumière dorée matérialise la féerie, le merveilleux de cet univers. Les murs écroulés représentent les donjons, les ruines, l'histoire ancienne. La scène se passe dans une forêt, un lieu dominant par excellence en Hyrule, Labrynna, Holodrum et partout ailleurs chez Zelda, Link et Ganondorf.
Et la forêt, de par son caractère ancien de lieu de mystère, de retraite et de méditation, c'est l'abri perpétuel de la légendaire Excalibur.

Et puis on a Link, sur un mur. Est-ce une peinture, est-ce un pouvoir spécial ? Aucune idée à première vue. Mais cette jaquette se compose de tout ce qui fait et a toujours fait les Zelda, les ingrédients qu'on y retrouve toujours avec plaisir et passion.
Dans le genre emblématique, même Ocarina of Time 3D a pas fait mieux.


Au fond, qu'est-ce qu'une jaquette ? Peu importe l'époque et le support, ça restera toujours la même chose : le premier aperçu d'un jeu vidéo.
Quand on le présente dans les salons, les conventions, sur Internet, on commence par ça. La jaquette doit être fidèle, représentative, efficace, attrayante, belle et élaborée. C'est elle qui nous pousse vers le jeu ou qui nous en éloigne. C'est la porte d'entrée d'un univers. Pour les joueurs de tous temps, elle est incontournable. Même dans le jeu vidéo dématérialisé.

Y'en aura toujours de toutes les sortes, et c'est pour ça que j'ai adoré en parler. On sera toujours surpris, émerveillé-e-s ou déçus par nos jeux vidéo, et ce sera toujours en partie grâce ou à cause du premier aperçu qu'on en aura eu.
Comme quoi, la première impression, ça compte.

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