Barre-menu

8.7.16

Bienvenue à Zombieland

J'aime pas les affiches mensongères genre des nanas avec des armes blanches 
alors que tout le monde a un fusil dans le film.

Film américain de Ruben Fleischer (2009) avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone, Abigail Breslin et un caméo trop cool.
Genre : comédie horrifique.
Vu en VOST.

États-Unis de Zombieland, de nos jours. « Colombus » est un jeune homme asocial et craintif ayant survécu à une apocalypse qui a ravagé les anciens États-Unis d'Amérique. Tentant de quitter le Texas, où il étudiait, pour rejoindre Colombus, dans l'Ohio, où se trouveraient ses parents, il emboutit sa voiture pour survivre à une attaque de zombie.

Peu après, il est pris en stop par Tallahassee, un homme solitaire doté d'un humour noir et sadique, qui s'est fait une spécialité de prendre plaisir à massacrer sans pitié tous les zombies qu'il croise.


J'ai jamais été très fan des zombies dans la culture en général. J'ai tendance à penser qu'on a vite fait le tour des possibilités autour du thème (raison pour laquelle j'ai apprécié Warm Bodies, qui fait un truc vraiment sympa avec). J'en croise parfois dans les jeux-vidéo, mais je suis plus intéressé par le gameplay que par le genre, qui me répugne depuis une angoisse immense et soudaine suscitée par l'une des références du genre, un certain Silent Hill (le premier, dont la démo était offerte avec Metal Gear Solid, le premier aussi). J'ai bien Dead Space sur PC, gratuit sur Origin, mais après moins d'une demi-heure, l'atmosphère oppressante a eu raison de moi.
Niveau livres et BD je lis de la fantasy, de la SF et du super-héroïque, et au ciné j'aime à peu près tout sauf, justement, les films d'horreur. Y'a pas très longtemps, j'ai lu le Guide de survie en territoire zombie, que j'ai trouvé très bien fait, mais essentiellement parce que j'avais la flemme de chercher autre chose et que je l'avais sous le coude.

Du coup c'est avec une certaine circonspection que j'ai abordé ce Zombieland dont je n'avais lu que du bien. En fait, comme bien souvent avec moi, c'est le casting qui a tranché, plus que le propos. Emma Stone est une de mes actrices préférées de tout l'univers, j'ai apprécié Abigail Breslin dans Little Miss Sunshine, L'île de Nim et, dans une très moindre mesure, Osage County (dont la moitié du casting est ahurissante), et à mes yeux Woody Harrelson est l'une des rares qualités des films Hunger Games.
Ironiquement, si je n'ai que peu apprécié Shaun of the dead d'Edgar Wright, c'est précisément pour ce qu'il est : un film anglais indépendant avec un petit casting. Je sais pas, j'ai bien aimé l'humour mais j'ai pas accroché. Alors que Zombieland, c'est exactement la même chose.


L'une des grandes forces de Zombieland, à mon sens, c'est qu'il n'est pas un film de zombies. C'est un de ces films qu'on aurait pu placer dans n'importe quel contexte pour raconter une histoire précise, ça aurait marché pareil.
Colombus aurait pu échapper à une pandémie (encore que, les zombies sont présentés comme tel le plus souvent, y compris ici), à une guerre, à des catastrophes naturelles, ça n'aurait rien changé au propos. Le propos, c'est cet asocial plein de phobies qui se construit une famille avec trois autres personnes qui diffèrent à peu près en tout et n'ont en commun que d'être des survivantes.
La violence est certes visuelle, sanglante et totalement assumée, mais des zombies, on en voit presque aucun jusqu'à un certain point, probablement moins de dix avant la ruée finale, un classique dans le genre. Tout le reste, c'est du road-trip. Ouais, Zombieland est un road-movie.


C'est une des raisons pour lesquelles, également, les placements de produits ne me dérangent pas outre mesure. Il s'agit de recaler dans une réalité quotidienne et tangible des personnages qui nous ressemblent. Aux États-Unis, ils envoient leur courrier par Fedex, jouent à World of Warcraft, mangent des Twinkies. Ce dernier cas est même utilisé dans la narration, du coup ça justifie le truc. Ces gens, Colombus, Wichita, Little Rock, sont écrits pour être normaux et attachants, raison pour laquelle il leur faut un environnement familier.

Colombus est drôle parce qu'il est « aussi hardi qu'un guppy » et que c'est qu'un geek asocial qui rêve de remettre la mèche de cheveux d'une fille derrière son oreille. Il respecte à la lettre des règles que ne renierait pas le Guide de survie en territoire zombie, y ajoute à un moment une géniale, « Apprécier les petites choses », et ces règles sont affichées à l'écran à chaque fois qu'elles sont appliquées. A peu près n'importe qui aurait rigolé à la place de Wichita dans ce moment super triste, mais bourré d'ironie, vers la fin. La réplique de Colombus sur le statut FB qu'on a plus besoin de mettre à jour, c'est marrant parce que l'année d'après, Jesse Eisenberg jouait Mark Zuckerberg dans Social Network. Des trucs connus, familiers, quoi.
En plus, pour une fois, le film est aussi réaliste que possible, malgré la composante zombie à l'écran. On ne voit jamais un personnage tirer avec deux armes en même temps (parce que c'est le meilleur moyen de rater deux tirs), les armes sont rares, toujours (re)chargées, le danger parfois insurmontable est présenté comme tel bref, on a le plaisir de constater que les personnages sont pas des Superman.

Ce type est un appât à zombies XD Un appât à zombies hargneux, armé et mortel ♥

Y'a guère que Tallahassee pour se rapprocher des standards du genre, les gros balèzes qui massacrent à tout-va et adorent ça. Et il se trouve que Woody Harrelson est un excellent acteur, toujours bon dans ses rôles. Il est ici adorable parce que bourré d'humour noir, sympa mais difficile à aborder ^^ Les filles, dont la carrière est aussi intéressante qu'éclectique, sont super aussi, et si j'ai découvert Jesse Eisenberg ici, je l'ai aussi adoré en Lex Luthor dans Batman v Superman.
Et puis y'a ce caméo bourré d'humour et de références cinématographiques à la fin qui est génial, on voit bien que c'est une séquence de transition, une série de scènes pour détendre l'atmosphère avant de revenir au propos général, mais ça marche.

J'adore Little Rock, en plus d'être bourrée de personnalité elle incarne la partie la plus jeune du public de Zombieland, celle à qui il faut expliquer toute la culture qui l'a précédée ^^

Ruben Fleischer, je l'avais déjà vu à la réalisation pour Gangster Squad, un film noir avec Josh Brolin, Ryan Gosling, Sean Penn, Anthony Mackie ou encore Giovanni Ribisi, et devinez quoi, Emma Stone en rôle féminin. Un film assez classique dans sa forme, pas hyper inventif, mais quand même très bien fichu.
Du coup, j'ai pas été surpris de voir ce qu'il a fait des zombies avec le présent film. Déjà le générique de début qui est mêlé à la mise en scène sur fond de gros rock, pour nous présenter succinctement les États-Unis de Zombieland, ça pète. L'esthétique road-movie et la bande-son rare mais riche, c'était super aussi (Tallahassee qui joue du banjo ou la scène du magasin plein de clichés sur les Natifs, c'est trop cool). Par exemple, une de mes nouvelles chansons préférées de l'univers, et dont le titre colle parfaitement à Zombieland, est joué quand Wichita et Tallahassee fument de la beuh avec le caméo.


En bref : ce film génial et très intéressant est certes axé sur les zombies, mais il raconte surtout une histoire humaine et personnelle. Sa mise en scène, son écriture et son casting restreint sont tous entiers tournés vers ce récit modeste mais universel. L'humour, les personnages, l'esthétique, tout concours à le rendre original et attrayant, et ça marche. De mon point de vue de profane en matière de films de zombies, j'affirme néanmoins que celui-là vaut le coup d'œil, et pas qu'un peu.

Meilleure.grande sœur.EVER.

Powered by Elika http://astuce-soluce.playfrance.com/images/c/c5/Microsoft-XBox360-Logo.gif

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire