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22.7.16

C'est bon, je suis réconcilié avec le chocolat.

Non parce que j'ai totalement arrêté de faire des cookies aux pépites de chocolat. Tiny Tina risque de m'exploser la tête si elle lit ça mais maintenant je mets des raisins secs ou des amandes dedans. J'en ai marre du chocolat qui fond dès que je le mets dans la pâte, avant même d'approcher du four, PARCE QU'APRÈS ÇA FAIT DES PÂTÉS MOCHES AU CHOCOLAT ET C'EST PAS DES COOKIES. SI J'VOULAIS DES ROSES DES SABLES JE SUIVRAIS UNE RECETTE DE ROSE DES SABLES, P'TAIN D'MERDE.

Bref, le chocolat facile à cuisiner et agréable à manger. Allez c'est parti.

Ça c'est la photo qui accompagne la recette sur Marmiton !
Perso je préfère ce gâteau un peu plus ferme, là il est pas assez cuit !

Ingrédients et ustensiles.

 - 200 grammes de chocolat (dans le rayon chocolat c'est une tablette de chocolat « pour dessert » ou « à pâtisser »)
 - 200 grammes de beurre (exceptionnellement je conseillerais plutôt du doux à cause du goût et du  sel qui remonte pendant la fusion)
 - 100 grammes de sucre (en poudre, blanc, cristal, basique)
 - 100 grammes de farine (de blé, blanche, basique aussi)
 - 4 œufs (de poule, roses, basiques. Blancs si vous vivez sur le continent américain.)

 - un saladier (c'est pas obligatoire mais ça aide)
 - un moule à gâteau beurré OU un moule à muffins
 - un four traditionnel, à chaleur tournante si possible

Préparation.

Avant toute chose, je précise que ça, là, c'est une recette pour gâteau au chocolat. Moi j'ai pas de moule à gâteau, mais j'ai un moule à muffins. Du coup c'est ça que j'ai utilisé mais la méthode est exactement la même. Le moule à muffins fait des petits gâteaux individuels parfaits, ils évitent à la fois de devoir se couper une part et la dégoulinade du cœur fondant. Par contre leur cuisson c'est comme les muffins, faut être sûr que ce soit entièrement cuit sinon la moitié restera dans le moule et ce sera un carnage.

Commencez par faire fondre le beurre. 200 grammes c'est pas rien, autant s'y mettre tout de suite. A feu doux pour éviter qu'il brûle au fond. Pendant ce temps, mesurez 100 grammes de sucre et mettez-les de côté, puis 100 grammes de farine. L'objectif c'est d'avoir les poudres dans deux récipients différents, idéalement des grands verres.
Une fois que tout le beurre a fondu (si vous avez utilisé du salé comme moi, mélangez un peu pour homogénéiser, parce que le sel va poser problème), mettez-y le chocolat.
Alors pour ma part, 200 grammes ça représente une tablette entière, donc évidemment il faut casser le chocolat en morceaux et les ajouter petit à petit. Pensez à mélanger régulièrement, par exemple avec une spatule plate (en bois hein !) ou une cuillère à soupe pour éviter que le chocolat, à son tour, ne brûle au fond de la casserole.
Une fois un mélange totalement marron et homogène obtenu, on passe à la suite.

Faut que ce soit liquide. En début de recette, le plus liquide possible. Je veux pas voir de chocolat épais qui brûle dans la casserole !

Alors attention les ptits bisous, là ça va être un peu technique. Ceux qui suivaient qu'à moitié ont intérêt à s'accrocher et je préviens si je suis interrompu je ramasse tous les carnets à la fin.
Incorporer ça veut dire verser une poudre dans un liquide depuis un récipient avec une main, tout en continuant à mélanger le liquide de l'autre, c'est pour ça que je vous ai fait préparer les poudres.
Vous allez devoir incorporer tout le sucre PUIS toute la farine petit à petit ET vous allez devoir faire ça sans cesser de mélanger votre préparation chocolat-beurre ET vous allez devoir mélanger assez vite pour que les poudres – surtout la farine qui est plus épaisse – soient bien dissoutes dans le liquide avant de tomber au fond où elles risquent de brûler et pour que le chocolat n'épaississe pas à cause des poudres, ET pendant tout ce temps vous allez laisser le brûleur ou la plaque à feu doux pour éviter que le fond, chocolat ou poudre, ne brûle et n'attache.

Enfin si vous avez une casserole en acier comme moi, si ça attache vous vous en fichez, vous gratterez et la casserole s'en remettra. Mais si ça brûle, ça va être dégueulasse.
Vous avez le droit de vous interrompre d'incorporer les poudres si vous fatiguez, mais vous vous arrêtez pas de mélanger la préparation. Après tout ce temps au chaud, la casserole va profiter de la moindre faiblesse de votre part pour brûler son contenu.
La bonne nouvelle c'est que toute l'incorporation dure au maximum dix minutes si vous traînez un peu.
C'est bon, vous avez saisi ?
Alors allez-y, faites-le, je regarde et je note à la fin.

Une fois que vous avez mélangé vos deux poudres avec la préparation, il va falloir passer aux œufs. Là encore, c'est pas hyper simple.
Il faut mettre les œufs un par un dans le mélange, casser le jaune, bien mélanger pour que le blanc et le jaune soient dissous dans l'ensemble. Pour savoir s'il reste du blanc c'est facile, sur le chocolat marron ça va faire une tache presque noire, parce que le blanc fait effet loupe, il se comporte comme de l'huile dans de l'eau. Une fois qu'un œuf est totalement dissous, vous passez au suivant. Faites bien attention si, comme moi, vous vous approchez dangereusement du sommet de votre casserole.

La cascade est des plus importantes ! Elle mélange le chocolat, elle le fouette, elle le rend léger et mousseux ! Sois dit en passant, aucune autre chocolaterie au monde ne mélange son chocolat avec une cascade ! C'est aussi vrai que deux et deux font quatre !
(les bulles c'est pas grave, l'essentiel c'est que vos œufs et poudres soient totalement dissous)

Une fois que le mélange est parfaitement homogène et que vous avez rien oublié, pas de sucre, de farine, d'œuf, versez tout dans un saladier, ce qui aura plusieurs avantages. Déjà, vous saurez tout de suite si du chocolat a épaissi ou brûlé au fond et, dans le premier cas, vous pourrez le récupérer. Ensuite, vous pourrez mélanger à nouveau, mais cette fois sans vous inquiéter des éclaboussures ou débordements. Enfin, ce sera plus facile pour transvaser dans un moule ou des moules à muffins.
Une fois que vous avez bien mélangé, allumez votre four à 180° ou au thermostat 6 (parce que vous aurez remarqué sur sur les fours, une unité=30°), puis mélangez à nouveau au besoin. Faut pas que ça épaississe.
Si, comme moi, vous utilisez un moule à muffins, à nouveau, je recommande le duo cuillère à soupe et à café : la pâte étant épaisse, mais liquide, c'est encore le mieux pour remplir les moules et pour racler une cuillère avec l'autre. Comme pour les muffins, un peu en-dessous du bord.
Si vous utilisez un moule à gâteau, bah j'en sais rien, je suppose que vous balancez tout d'un coup et voilà.
Et si votre moule est souple, rappelez-vous, planche à découper pour le déplacer avant et après la cuisson. Le silicone, ça chauffe !

Un peu moins de 7 cm de diamètre pour environ 3 et demi de haut. C'est du bon gros moule à muffins, ça fait pile le format d'un gâteau individuel pour estomac de contenance standard ;)

Pour la cuisson, c'est de 15 à 20 minutes. Plutôt 15 si vous voulez un cœur fondant, plutôt 20 si vous préférez une texture ferme genre muffin. Comme pour les muffins, vérifiez bien que c'est cuit avant de les sortir, pour éviter de déchirer un gâteau à moitié cuit. Pour cela, appuyez légèrement sur le dessus avec le plat de la lame d'un couteau : le sommet doit être légèrement élastique. Exactement comme les muffins et les cookies, le ou les gâteaux au chocolat « sèchent » et durcissent un peu à l'air libre.
Une fois que c'est sorti et démoulé – attention à la chaleur du silicone ou du métal – laissez refroidir un peu et puis régalez-vous : c'est très bon tout seul, en petit déj avec un verre de lait ou un mug de thé ou, paraît-il, avec une boule de glace à la vanille.

 EEeeeeettt, bon appétit ! 
(on dirait pas comme ça mais le cœur est fondant, et puis ça se voit pas sur la photo mais ces ptites bêtes sont tièdes, c'est délicieux tiède)

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