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20.9.16

TFGA 24 : This is the end !

(j'espère que vous avez entendu dans votre tête le titre de l'article avec la voix narquoise d'Ivy de Soul Calibur sinon c'est pas la peine)


TFGA ! Top Five Game Addict ! L'un des concepts de blogging les plus intéressants que j'aie jamais vus, une chaîne mensuelle d'articles, signés par plein de passionnés, qui partagent des points de vue parfois très différents autour d'un thème unique. C'est vraiment une bonne idée.
C'était.
Ouais, Alex-Effect a décidé d'arrêter. Et comme c'est « son bébé » (une partie de notre mésentente repose sur son côté control-freak à ce sujet), personne le reprendra pour proposer de nouveaux thèmes. Je dois admettre que si, de prime abord, j'ai trouvé son choix logique, mettre fin au truc afin qu'il ne devienne répétitif et qu'on n'y participe plus que pour avoir quelque chose à poster (c'est dommage pour ceux dont c'est le cas), j'ai changé d'avis depuis.

J'aime bien Seilin, malgré les merdes que j'ai dites à son sujet. Comme Khanapay à une époque, on se retrouve avec Seilin sur quelques points de vue autour du jeu vidéo, et en l'occurrence sur le désaccord quant à la fin du TFGA. « navrant », a-t-elle dit. Certains de mes blogamis, comme Romain de Band of Geeks, je crois, m'ont aussi signalé que les possibilités de thèmes sont virtuellement (haha) infinis et que c'est dommage d'arrêter, et ils ont pas tort.
Ironiquement, histoire de le souligner, Alex a fait un récapitulatif chiffré des participations, afin de bien montrer à quel point c'est malin de mettre à mort un concept dont le succès n'a jamais été démenti (d'ailleurs j'ai vérifié auprès de 4 ou 5 TFGA que j'ai faits, et apparemment je suis compté dans les stats, même si je suis linké nulle part y compris pour l'époque où on s'était pas encore engueulés avec Alex et où il linkait mes participations... C'est pas Staline le mec qui modifie les documents à posteriori en supprimant les gens avec qui il s'est fâché parce que ça l'arrange ?).
Enfin bref.
Moi j'ai plein d'autres trucs à publier, je trouve juste un peu dommage de ne plus avoir, mensuellement, la possibilité de lire les points de vue des autres sur un sujet face auquel je me confronte, c'est tout.

TFGA numéro, euh, 24 je crois. « La fin ». Bon titre, au moins.
Je vais pas épiloguer sur le thème, vu que c'est celui du dernier TFGA, il est très adapté, je vais pas non plus me casser la tête à disserter sur une variante particulière, je l'ai déjà fait sur les TFGA des méchants qu'on adore détester (entre autres), je vais juste présenter des jeux où, conformément à mon état d'esprit à l'égard de cette euthanasie du TFGA, la fin est une porte ouverte sur une continuation heureuse (ou qui semble l'être). Oui c'était une longue phrase, pardon. Le Hibou a fait pire.
Parce que comme dirait Patricia « Patty » Halliwell dans le magnifique dernier épisode de Charmed, parfois c'est quand on croit que tout se termine que tout commence.
(je vous préviens je vais spoiler comme c'est pas possible, heureusement que je mets pas de jeux récents)


  1. The Tiny Bang Story.

J'ai déjà parlé de ce jeu ici. C'est l'histoire d'un Bang minuscule sur une planète trop choupi et le joueur doit tout reconstruire (ce qui va assez vite, rapport au format de la planète). Ce jeu est un des plus chill et des plus posey que je connaisse, tout y est doux, calme et apaisant. Les musiques, au nombre de six, sont magnifiques.


Le joueur a passé tout le temps du jeu à résoudre des puzzles et à chercher à la fois des trucs pour les puzzles et des morceaux de planète, croisant dans chaque niveau des membres de la famille tromimi qui vit sur place.
Et à la fin de The Tiny Bang Story, on retrouve la famille au grand complet dans un séjour avec un beau parquet et un écran qui permet de refaire à volonté tous les puzzles du jeu. Au début ils étaient pépouze sur leur planète en forme de vacances à la campagne, et tout l'enjeu du titre est de restaurer cette ambiance de vacances à la campagne. J'adore.
(et en plus le jeu est ni très exigeant ni très cher sur Steam. Encouragez les indépendants.)

  1. The Elder Scrolls IV : Oblivion.

Ha-ha ! Me voilà encore à citer un Elder Scrolls dans un TFGA et pour une fois c'est pas Skyrim ! Non mais la fin de Skyrim, laisse béton. La fausse fin (alors que c'est la quête principale) c'est une volée de dragons qui se cassent parce que tu as flingué leur tyran et la vraie fin c'est au choix une province qui fait sécession ou un empire qui restaure ses maigres dernières possessions (Cyrodiil, Bordeciel et soit Lenclume soit Hauteroche, l'un des deux ayant déclaré son indépendance), face à un domaine aldmeri de plus en plus puissant et conquérant. Tu parles de la joie et de l'espérance.

Martin Septim c'est Vérité Loinvoyant : il se sacrifie pour son peuple et finit dans un dragon.

Oblivion se termine certes par le décès de Martin Septim, dernier de la lignée des empereurs-enfants de dragons, mais c'est un sacrifice pour le bien du plus grand nombre (et pour renvoyer Mehrunes Dagon dans l'Oblivion (cette phrase est tellement plus cool en anglais (meilleur jeu de mots ever))), ce qui n'est pas négligeable.
Le Conseil Impérial assure la relève en attendant qu'un nouvel empereur s'élève, et même si, deux siècles plus tard, on découvre que c'est la merde, le dénouement d'Oblivion reste très positif pour moi. La fin du monde a été désamorcée, les gens peuvent reconstruire partout en Tamriel alors encore unie, et on est en droit de penser que les populations ont été très heureuses pendant un temps, malgré cette crise de succession qui ne touchait que les hautes sphères du pouvoir. Eh, même Kvatch a été rebâtie !

  1. Azure Dreams.

Vestige de l'époque où j'adorais particulièrement les jeux qui consistaient à élever des bestioles pour les faire combattre (notamment Digimon, Pokémon et l'excellent Jade Cocoon), Azure Dreams bénéficie d'une narration modeste mais très travaillée.
L'histoire se déroule à Monsbaiya, une petite ville au milieu du désert, réputée pour la présence toute proche de la Tour des Monstres, regorgeant de trésors et d'œufs qui permettent d'élever des monstres familiers. Guy, père du héros, est mort durant l'enfance de son fils, disparu dans la Tour et dans d'obscures circonstances. Koh, le fils, décide de devenir apprivoiseur dès sa majorité (15 ans), et le jeu commence.


La fin est assez logique, du coup. Après avoir rencontré Kewne ("kioune"), le familier abandonné de son père, s'être attaché à lui et avoir finalement découvert qu'il était l'instrument de Beldo, un chasseur de monstres qui a rencontré, trahi et tué Guy dans la Tour afin d'obtenir l'Œuf Ultime du dernier étage, Koh a vengé son père.
Si je pars du principe que le joueur a maximisé le potentiel de Monsbaiya – parce que ce donjon-rpg met aussi en scène plein d'intrigues secondaires en ville – le dénouement voit la ville nettement améliorée avec plein de nouveaux bâtiments, Koh est devenu une célébrité locale entouré d'une horde de groupies (que le jeu permet de séduire une à une dans leurs intrigues respectives) et surtout il a retrouvé la paix malgré son passé tragique, entouré de sa mère, sa petite sœur et de Kewne. La classe.

  1. Professeur Layton et l'Étrange Village.

Il faut savoir – même si je l'ai déjà dit – que si je critique aussi vertement la série du professeur Layton, c'est parce que, étant fan absolu de cette merveille qu'est Dark Chronicle, je sais parfaitement que le studio Level 5 est capable de bien mieux que des jeux fondés sur des écrans de fumée narratifs et du spam d'énigmes mal pensées.
Il faut savoir également si je me permet cette critique c'est parce que je sais de quoi je parle, ayant joué aux trois premiers Layton et même ayant acheté L'Étrange Village quasiment dès sa sortie en Europe.

Inutile de rappeler l'histoire dans les détails, un type – je crois qu'il répond encore au cliché de l'archéologue, mais je suis pas sûr – et son apprenti qui sert à rien sont invités par une femme à résoudre un problème, sauf que juste après les ennuis commencent, on trouve un cadavre, le mystère s'épaissit et ça part dans tous les sens.


Il s'avère que si j'ai un peu plus d'indulgence envers ce premier jeu de la série c'est d'une part à cause de l'aspect innovant du truc, là où les suites sont des copies conformes avec encore plus d'énigmes. Mais aussi, d'autre part, parce que sa narration me semble être la seule (sur les 3 jeux que j'ai faits) qui tienne la route. Dans La boîte de Pandore, si je me rappelle bien, un type tue des gens en faisant passer ça pour l'effet d'une boîte maudite, et dans Le destin perdu, y'a carrément une Londres « futuriste » en-dessous de la vraie, histoire de brouiller les cartes sur le potentiel voyage dans le temps.
Alors que dans L'Étrange Village on apprend qu'en fait la tour qui domine le village a pour but d'isoler la fille du défunt comte, Flora, jusqu'à ce que quelqu'un assez malin pour atteindre le sommet se révèle par là digne d'élever la gamine orpheline. On apprend aussi que tout dans le village est conçu pour offrir à Flora un environnement sécurisant, depuis le parc d'attractions jusqu'aux habitants, qui sont tous des robots entretenus par un vieux gardien (y compris la « belle-mère » de Flora qui ressemble trait pour trait à sa défunte mère).


Du coup, le dénouement veut qu'Hershel (-_-) Layton et Luke Triton emmènent Flora, conformément à la volonté de son père, et symboliquement, elle quitte le village, le monde de l'enfance, pour se lancer dans le monde réel, l'adolescence puis l'âge adulte. Elle a vécu dans un rêve voué à s'éteindre, littéralement, et elle est prête à se réveiller. En plus le générique de fin fut pour moi la première occasion d'entendre le thème principal du professeur, qui est absolument superbe. Mais bon chez Level 5, la musique, ils gèrent. Jouez à Dark Chronicle !

  1. Final Fantasy VII.

Citer un FF dans un TFGA n'est pas pour moi une habitude et je l'ai fait que quand ça me semblait pertinent, ce qui est totalement le cas ici. En l'occurrence, le dénouement de FF7 me rappelle cet article que j'ai lu y'a plusieurs semaines et gardé sous le coude parce qu'il est top, expliquant ce qui se passerait si l'humanité disparaissait d'un coup.
Malgré la tristesse évidente suscitée par la mort d'Aeris, la vision organique, cyclique, de l'environnement mondial, avec la Rivière de la Vie, dans l'univers du jeu donne à penser que cette disparition n'est finalement pas si tragique que ça. Et pour ce TFGA je fais faire le choix d'ignorer FF7 Advent Children, puisqu'il ne remet pas en cause le dénouement du jeu et même le confirme par sa propre fin.

La fin de FF7, en tout cas la partie qui m'intéresse ici, est l'épilogue de Nanaki le Nanaki (qui n'est guère plus qu'un chien qu'on appellerait « Chien », du coup, c'est triste).
Défiant toutes les probabilités, il a fini par trouver une compagne et engendrer deux petits tigres à poils rouges, et comme son espèce a une grande longévité, il a survécu à tous ses potes d'Avalanche. Le monde est en paix après que Sephiroth, le fléau Cetra, ait été éliminé, après que la Shinra ait été décapitée par les morts de Rufus, Heidegger et Scarlet, mais aussi après que les Armes aient été soit détruites par la Shinra soit rappelées par la Planète à la suite de la mort de Sephiroth.


Bref, arrive ce qui devait arriver, sans l'industrie lourde et polluante fournie par la Shinra les humains reviennent à un mode de vie plus écologique, et 500 ans plus tard, Midgar est désormais entièrement recouverte de végétation. Pour moi c'est la summum de la continuation heureuse, comme le souligne l'article que je viens de linker, parce qu'en définitive, la planète peut se remettre de l'humanité. Tout peut finir bien pour tout le monde si on y met les moyens.

Contenus additionnels : les jeux qui ont été recalés au test des fins heureuses.
  • D'une part, Pokémon HeartGold/SoulSilver, l'un des 5 jeux auxquels j'ai pensé (viré au profit d'Azure Dreams), parce que sa fin n'en est pas une (c'est même la seule dans la série) : après avoir vaincu la Ligue, y'a toute une seconde région à explorer, des dresseurs à affronter, des donjons à fouiller, et le tout ne fait que rehausser le niveau de la Ligue, des Champions et de Red, le rival suprême. C'est juste que finir un voyage de compétition pour en reprendre un, c'est moins heureux que ce que j'ai cité là-haut.
  • D'autre part, une multitude de jeux qui peuvent ou pourraient très mal finir à cause de plusieurs factions/dénouements concurrents ou à cause des progrès ou échecs du joueur : Deus Ex Invisible War (je cite pas Deus Ex premier du nom, dont le dénouement est explicité par cette suite, mais du coup, si on choisit la « mauvaise faction », la fin est égoïste et totalitaire), This war of mine (qui peut potentiellement se finir en carnage), Don't Starve (pareil) ou Age of Wonders (suffit de choisir la voie du Mal pour exterminer les races du Bien), entre autres.
  • Les jeux dont la fin heureuse a été désamorcée par les suites : Metal Gear Solid, Trine 2, Oddworld : l'odyssée d'Abe (qui en plus de potentiellement abandonner plein de mudokons à l'esclavage, voit la race être asservie de nouveau dans la suite), les Crash Bandicoot (pour des raisons éditoriales évidentes, une fin définitive interdirait les suites) et les Zelda (le Mal ne dort jamais).
  • Et bien sûr les fausses fins heureuses : FFX, Life is Strange (peu importe le choix final, ça finit forcément mal), Assassin's Creed Black Flag (Edward est heureux et riche mais tous ses copains sont morts et la tyrannie triomphe de la piraterie libertaire), Borderlands 2, Kingdom Hearts, GTA Vice City (la situation est satisfaisante pour le héros, mais vu qu'il fonde un empire du crime...), Animal Crossing (le personnage est piégé à jamais dans un village où il se passe jamais rien ^^).

Ouais alors bon, voilà, c'était le dernier TFGA, mais en ce qui me concerne je pense que vous avez saisi l'idée, c'est pas une fin en soi, je continuerai à découvrir des jeux vidéo et à parler de ceux que j'aime. Et je continuerai à écrire sur ma culture en général, je ne me suis jamais restreint au médium vidéoludique.
Encore une fois mon seul regret est que les gens que je connais et qui bloguent sur le jeu vidéo jouent à des jeux hyper récents, c'est moins intéressant que de les voir partager leur culture autour d'un thème donné. Mais vous êtes libres de créer des concepts sur la culture vidéoludique et les titres plus anciens hein ^^

Allez, histoire de pas en rester là, j'ajoute également un lien vers chacun des TFGA auxquels j'ai participé, pour les curieux de ma culture et de ma réaction aux thèmes abordés.

1 : ces jeux qui auraient mérité une meilleure promo 2 : les morts marquantes 4 : les femmes 7 : ces sons qu'on n'oubliera jamais
8 : si jeunes et pourtant si... 9 : nos peurs inavouables 10 : ces méchants qu'on adore détester 11 : ces lieux où l'on irait bien en vacances
13 : c'était mieux avant 14 : le changement, c'est maintenant ! 15 : les jeux de mon 2015 16 : ces personnages secondaires qui méritent un premier rôle
17 : les duos mythiques 19 : nos amis les animaux 21 : jaquette, ma belle jaquette, dis-moi qui est la plus... 22 : les 5 péchés capitaux

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