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19.2.17

Citoyenneté et nationalité : la question de l'étranger.

Je vais vous raconter l'histoire de comment l'empire romain est devenu l'entité politique la plus importante et la plus persistante de l'Histoire de l'humanité. Oui c'est directement lié au sujet : c'en est même l'explication.
Dans ses premiers temps, entre le VIIIème et le Vème siècle avant notre ère, Rome n'est qu'une cité-état d'Italie comme beaucoup d'autres. Si tu te balades dans la Haute-Antiquité, mettons entre le 4ème et le 2ème millénaire avant Jésus-Christ, tu as forcément entendu parler de la cité-état. Y'en a en Mésopotamie, en Grèce, en Anatolie, en Phénicie, c'est-à-dire le Levant (actuels Israël et Liban), y'en a en Afrique et donc en Italie.
La cité-état, c'est LA BASE de la structure politique dans l'Histoire. Pourquoi ? C'est simple : les moyens de productions (artisanat) et d'échanges (commerce) se concentrent au même endroit, les paysans ont un endroit pour vendre leur récolte, et ce qui était une tribu gouvernée par un conseil devient une ville dirigée par des nobles (la définition de la noblesse à travers le temps est à peu près aussi souple que la moralité d'un politicien français), et le modèle se généralise.

La cité-état, modèle de base de la structure politique antique en Méditerranée. Et on ne parle là que des fondations grecques, ne sont pas présentes les fondations phéniciennes, carthaginoises ou italiennes.

A cette époque, rien ne distingue Rome des autres cités italiennes. Le simple fait qu'elle soit une république la rend identique aux autres, dans la mesure où la république n'est pas une démocratie. Sauf que Rome finit par conquérir ses voisines, et à ce moment-là encore, elle adopte une politique diplomatique et territoriale identique à celle d'Athènes ou Sparte de l'autre côté de l'Adriatique : des traités d'alliance dans lesquels les cités soumises paient un impôt et fournissent un contingent militaire.
Par la suite la cité sort d'Italie et seulement là commence à se démarquer, puisque faute de rivaux à son niveau, elle est forcée de s'adapter aux circonstances. En fait la force de Rome n'est même pas d'avoir multiplié les lieux de pouvoir, parce qu'au fond il n'y a qu'un lieu de pouvoir dans le territoire impérial (que ce soit sous la république ou le Principat), et c'est Rome. Non, le talent indéniable de la république est d'avoir répliqué son propre pouvoir à grande échelle. La nuance est là, le pouvoir s'exerce en Italie et toutes les autres villes d'empire (qu'elles soient romaines, latines, pérégrines et j'en passe) sont de simples relais. Il ne s'agit pas de plusieurs pouvoirs, mais du même pouvoir qui se recopie partout.

Que tu vives en Grèce, en Anatolie, en Italie, en Afrique ou en Hispanie, plus tard en Gaule, en Égypte, en Bretagne ou sur les marches de Germanie, tu sais que les dirigeants sont les Romains. Et en fonction de l'endroit où tu vis, tes parents, tes grands-parents ou même tes arrières-grands-parents vivaient peut-être déjà sous la loi romaine. Tu n'as jamais vu Rome, c'est une cité à l'autre bout du monde, mais tu sais qu'elle dirige jusque chez toi. Ce savoir est aussi naturel que respirer, ça va de soi, on naît, on vit et on meurt avec. La loi de Rome s'applique à peu près partout et même où elle ne s'applique pas (dans les marches du Sahara et d'Arabie, dans la partie non conquise de la Bretagne, dans le Barbaricum germain, thrace et sarmate, dans l'empire parthe...), on en a entendu parler et on vit avec.

L'empire romain à son apogée en 117, à la fin du règne de Trajan. Foyers de révolte : 0. Révoltes passées : Germania Magna sous Auguste, Judée sous Néron et Vespasien. L'opposition socio-politique au pouvoir romain est quasi-inexistante. Les tensions ne sont liées qu'au contrôle du pouvoir, comme le démontrent les crises de succession de 192-193 (Commode-Pertinax-Septime Sévère) et de 238 (Maximin et les Gordiens). 
Ou pour le dire clairement, il n'y a pas de révolte dans l'empire, mais des guerres civiles.

Après, si le modèle romain est aussi naturel et évident, il faut bien une explication. Et aussi ahurissant que ça puisse paraître, comparé à son rival l'empire parthe, aux empires mongol ou romain-germanique plus tardifs, l'empire romain n'est pas autoritaire. Ça paraît incroyable, mais c'est vrai. Alors que la guerre de Trente-Ans, par le biais de la religion, est un conflit destiné à écraser les dissidences (protestantes) contre l'empereur (catholique) ou que les Khans basent leur pouvoir sur le recrutement militaire, les conquêtes et le charisme du chef, Rome n'a pas besoin d'user de force pour contrôler ses provinces. Bien sûr, il y a parfois des révoltes, dans les provinces récemment acquises et pas encore bien maîtrisées (ou menacées par un voisin comme en Asie face au Pont), mais en tant de paix, les légions n'ont pas besoin de parader pour que la population sache qui dirige.
La majorité des provinces impériales ne sont pas dotées de forces armées en dehors des miliciens chargés de l'ordre en ville et de la gestion des incendies, et qui n'ont généralement pas la formation professionnelle de la légion.

Alors, comment ça s'fait ? Comment c'est possible qu'une cité qui a conservé les mêmes institutions, le même Sénat, les mêmes magistrats, le même fonctionnement interne et la même identité religieuse et culturelle a pu s'étendre sur tout le pourtour de la Méditerranée et en Eurasie jusqu'aux actuels Angleterre, France et Moyen-Orient pendant plus de mille ans ?
La réponse tient en quelques mots : il y a eu une forte adhésion au modèle romain y compris par les élites des peuples soumis. Et ça, ça s'explique par la gestion romaine de la nationalité et de la citoyenneté
Je sais, c'était une intro exagérément longue, mais ça te fait de la vulgarisation historique, de rien ♥


Je l'ai dit dans plusieurs articles, notamment celui qui confronte démocratie et république, celui qui propose de grandes dates marquantes de l'histoire, ou encore celui qui déconstruit le mythe de Nos ancêtres les Gaulois : la Nation, la nationalité et le nationalisme sont des inventions récentes de l'Histoire. Ces notions sont le fruit des monarchies centralisées de l'époque moderne (1492-1789) et elles sont pensées à l'origine autant pour assurer l'adhésion des peuples aux politiques d'État (à la fois dans les monarchies et les républiques comme celle des Provinces-Unies, actuels Pays-Bas), et donc la cohésion nationale, et pour glorifier un pays en lui donnant une culture forte, identifiable et unique par rapport aux autres.
Je rappelle que l'idée de nation naît essentiellement durant la guerre de Trente-Ans (1618-1648) qui précède de quelques années le début de la construction du château de Versailles (1661-1682, et certains travaux continuèrent après l'ouverture du palais), lequel représente le fleuron de la culture artistique française (peinture, sculpture, architecture, verrerie, botanique...) qui doit emmener l'Europe entière dans son sillage.

Promulguée par l'Assemblée Nationale en 1789. A cette époque on décide de faire de la nationalité un truc politique en rejetant tous les étrangers. On n'a pas évolué depuis.

A la Révolution (1789-1799), la Nation est devenue politique. D'abord idée culturelle et sociale, elle s'est dotée de pouvoir en renversant la monarchie absolue des Bourbons et le peuple qui était censé l'incarner en a pris le contrôle pour l'instrumentaliser. Cela a continué par la suite et a même été repris par certains monarques – Louis-Philippe d'Orléans, roi des Français (et non de France) et Napoléon III – ce dernier se faisant même le champion des nationalités dans l'unification italienne, nourrissant à son insu la nationalité allemande et son unification par Otto von Bismarck.
Cette nouvelle nation, politique et citoyenne, est le prolongement direct de la précédente : il s'agit toujours de contrôler les populations (la Russie s'emparant de la Sibérie fait peu de cas des tribus qui y vivaient tant qu'elle peut les dominer) et de glorifier un pays face à ses concurrents (je rappelle, la colonisation, la Seconde Industrialisation, les empires...), à tel point que la rivalité a donné lieu à deux guerres mondiales.

Visiblement personne n'a retenu la leçon des conflits du XXème siècle, puisqu'encore aujourd'hui, la nation sert à la fois à glorifier un pays, entretenant le flou entre patriotisme et nationalisme, et à contrôler les populations – à savoir rejeter ceux qu'on a pris pour cible, les différents, les étrangers, les racisés.

Pour en revenir aux Romains, l'idée de nation a été traitée, avant même d'être pensée, sous d'autres formes. A l'issue de la Reconquista qui se termine en 1492 avec la chute du royaume de Grenade, l'Espagne catholique ordonne la conversion forcée ou la déportation tous les Juifs et les Maurisques (musulmans) de la péninsule ibérique, principalement parce qu'ils sont d'une culture différente. Le XVIème siècle est incontestablement celui de l'Espagne, de Philippe II champion du catholicisme, de la colonisation du Nouveau-Monde (avec les conversions au catholicisme que ça suppose), et de la guerre contre l'Angleterre élisabéthaine anglicane.

A l'inverse, et malgré une idée préconçue qui les présente comme des maniaques obsessionnels du classement administratif, les Romains se montrent assez laxistes avec la culture des peuples soumis.  L'adhésion généralisée au modèle romain bénéficiait de deux grands avantages : 1. elle ne souffrait pas de concurrence, et 2. elle n'obligeait pas les gens à abandonner tout ce qu'ils étaient.
La romanisation, ce fameux mécanisme qui a en apparence uniformisé les populations méditerranéennes pendant mille ans, est purement politique et non culturelle. Elle repose sur le statut juridique et politique des personnes – on parle bien de droit romain, de droit latin, de droit pérégrin... Les sujets intégrés au système impérial se voient dotés de la citoyenneté romaine – du droit de participer aux élections et à la vie publique de la Cité, parce que les Romains ont bien compris l'essence de la république, la chose publique. 

Le théâtre antique de la ville de Palmyre, actuelle Syrie. Palmyre est un exemple pratiquement unique de mélange des cultures orientale, grecque et romaine dans l'Histoire. 
A titre de rappel, dans toute la moitié orientale (à partir des Balkans) de l'empire, la langue officielle est le grec, les langues usuelles comprennent le grec, le copte (égyptien), l'hébreu, le palmyrénien... Toujours à titre de rappel, le théâtre, la littérature grecque, la philosophie et maints autres domaines intellectuels impériaux sont hérités de la Grèce. Alors non, les Romains ne se souciaient pas vraiment de la culture des sujets impériaux. Ne comptait que leur statut juridique.

En aucun cas il n'est question de culture, de langue (même si le meilleur moyen de devenir citoyen c'est de passer par la légion, qui n'admet que le latin dans ses rangs) ou même de religion, parce que c'est bien connu que quand les Romains croisent une nouvelle divinité, ils lui trouvent une équivalence dans leur propre panthéon et/ou l'y intègrent – je rappelle la force du culte de Mithra, venu de l'Orient, lors du IIIème siècle de notre ère.
Les Romains se fichent éperdument de la culture du citoyen romain de base et c'est un leurre de considérer que parce que les sujets impériaux étaient dotés du statut juridique romain, ils étaient identiques. Ils conservaient évidemment leur langue maternelle, leurs coutumes, leur mode de vie, sauf qu'ils avaient désormais le droit de jouer un rôle dans l'élection des magistrats locaux qui appartenaient à la grande machinerie impériale romaine.

D'ailleurs, ce genre de chose s'est produit par la suite, y compris en France : c'est le fameux système de charte et de coutumes de la France d'Ancien Régime. Le roi est "absolu" parce qu'il est "absous des lois", c'est-à-dire qu'il ignore les lois et les coutumes pour mener sa politique librement. La monarchie absolue, théorisée par Nicolas Machiavel dans Le Prince, n'est pas pensée pour être un état permanent, mais un fait ponctuel dans une société équilibrée ; c'est Louis XIV qui en a fait une réalité durable. Dans la France d'Ancien Régime, le roi accorde des Chartes qui sanctionnent juridiquement et fixent par écrit les coutumes des différentes provinces : les habitants locaux conservent leur culture, leurs usages, mais demeurent des sujets de la couronne. Là encore, culture/nationalité et citoyenneté/statut juridique sont dissociés.

Même en France, avant l'invention de la nationalité, on se contrefout de la culture tant que l'autorité royale est respectée. Les particularismes locaux sont forts, sont acceptés par le pouvoir, et ça dérange personne. La nationalité telle que pensée de nos jours, c'est la négation des particularismes culturels locaux et mondiaux. La nationalité, c'est la négation de la diversité des cultures, l'uniformisation forcée.

De nos jours, le gros problème, c'est qu'on a assimilé citoyenneté et nationalité au point de les rendre indissociables. Ne sont citoyens que ceux qui bénéficient de la nationalité française et de tous les droits socio-politiques qui vont avec.
Tu arrives de l'étranger, avec ta culture étrangère, et s'il faut en croire certains tarés d'extrême-droite, tu es obligé-e d'abandonner ta culture pour acquérir celle de la France. Je sais bien, et je l'ai déjà dit, que des droits politiques ça se mérite, qu'il faut avoir démontré vouloir participer à la gestion publique du pays, pour pouvoir bénéficier de cette faculté. Mais l'acquisition de la citoyenneté selon un choix et non par automatisme avec la nationalité permettrait à tous les étrangers, travailleurs ou étudiants notamment, qui se fichent du destin de la France, de ne pas revendiquer cette faculté.

La nationalité, puisqu'on en revient toujours là, qu'est-ce que c'est exactement ? La nationalité n'apprend que deux choses sur une personne : où elle est née, et vraisemblablement par extension sa culture d'origine. Je dis vraisemblablement parce qu'imagine tu nais aux États-Unis dans un milieu latino-américain, ou italien, pas sûr que ta culture soit états-unienne. Si tu nais en Angleterre dans la communauté indienne exceptionnellement forte (encore la colonisation), ta culture sera pas comparable à celle d'un-e Anglais-e dont les ancêtres ont toujours vécu en Angleterre.

Cher monsieur Trump, sans l'immigration et le multiculturalisme, VOTRE PAYS N'EXISTERAIT MÊME PAS. Le phénomène a commencé dès le XVIIIème siècle avec les émigrations religieuses et se poursuit encore. Source : http://www.immigrationeis.org/about-ieis/us-immigration-history

On ne cesse de vanter le multiculturalisme, de dire qu'un pays est riche de la culture multiple de ses habitants, mais en 2017 certains considèrent que si tu entres en France c'est pour devenir Français-e, abandonner ta culture pour pouvoir profiter du système français. Il semble inenvisageable que des étrangers puissent simplement passer en France, pour aller dans un pays qui se trouve au-delà (au hasard : le Royaume-Uni) ou pour rentrer chez eux ensuite.
J'ai une amie thaïlandaise qui a fait une partie de ses études en France. Elle aurait pu rester ici après son master, mais à terme, elle aurait été obligée de devenir française, d'abandonner une partie de sa culture pour pouvoir jouir des droits politiques français. Au lieu de ça, elle s'en est retournée en Thaïlande où elle met à profit son expérience française pour enseigner, tout en conservant sa culture native.
J'ai appris y'a plusieurs mois, par l'amie d'un de mes meilleurs potes IRL, laquelle amie est d'origine tunisienne, que la France est détestée en Tunisie depuis la colonisation (normal j'ai envie de dire). Venir en France de Tunisie et être obligé-e d'acquérir la nationalité française impliquerait donc de se couper d'une partie de sa culture native à cause de l'image désastreuse de la France à l'étranger.

Après, évidemment, il y a une solution au problème épineux de la nationalité et de la citoyenneté : il faudrait les séparer et les traiter isolément l'une de l'autre.
Parce que c'est ça, à mon sens, le bienfait principal de dissocier nationalité et citoyenneté. A l'heure actuelle, dans le monde, quand on parle de la politique française, c'est souvent pour rappeler qu'on a des gros fascistes, des politiciens corrompus, et que notre pays a largement perdu l'image de modèle qu'il avait.
L'empire romain ne couvrait "que" l'Europe méditerranéenne, le Proche-Orient et l'arrière-pays gallo-rhénan-danubien et est parvenu à diffuser son modèle politique sans interruption malgré les différentes cultures rencontrées. En 2017, avec le capitalisme libéral et l'ouverture des frontières que fustige un président nommé Donald, la France peut potentiellement accueillir des gens venus du monde entier. Elle peut donc diffuser sa culture à l'échelle du monde entier.

Chère Mme Le Pen, FERME TA GUEULE PUTAIN SALE CONNE DE MERDE.

La nationalité est une de ces choses - comme les croyances religieuses, l'orientation sexuelle et les opinions politiques - sur lesquelles la société ne peut pas et ne doit pas avoir la moindre prise. La nationalité n'est pas censée conditionner le statut juridique - les droits politiques et judiciaires. Rien n'interdit d'avoir, en France, des citoyens français de nationalité britannique, allemande, mexicaine ou même thaïlandaise. 
La citoyenneté c'est le pouvoir politique, la faculté de jouer un rôle dans la gestion publique d'un pays par son gouvernement, ses élus locaux, ses fonctionnaires. La nationalité, c'est à la fois le lieu de naissance et la culture, l'ensemble des convictions, croyances, usages et connaissances d'une personne. Ça n'a pas le moindre rôle politique ou juridique, sauf si on veut un gouvernement fondé sur la discrimination, qui oblige les gens à abandonner leur culture pour pouvoir acquérir celle qu'il prodigue. C'est la raison pour laquelle je suis opposé au droit du sol et favorable au droit du sang : les gens doivent avoir le choix de leur nationalité, avoir le choix d'hériter celle de leurs ancêtres plutôt que de se voir imposer celle de l'endroit où ils naissent, puisque naître est un acte sur lequel on n'a aucune prise : on ne choisit pas où, quand et comment.

A mon sens, c'est là le rôle de la double-nationalité : offrir aux gens la possibilité d'étendre leur culture en ajoutant à celle qu'ils tiennent de leurs ancêtres celle du pays où ils se trouvent. Et je pense même qu'on devrait étendre le concept à la multi-nationalité, et retirer à la nationalité toute valeur juridique, sociale et politique.
Offrir aux gens la possibilité d'avoir une culture multiple en fonction des pays où ils ont vécu - par exemple dans le cas des militaires, ambassadeurs, diplomates et autres métiers de voyage, ainsi que de leur famille - tout en conservant les droits politiques, la citoyenneté, d'un pays de leur choix. La citoyenneté doit être unique, mais rien ne dit que la nationalité doit l'être. Diffuser la nationalité d'un pays à travers le monde, ça veut dire diffuser les convictions, les valeurs morales et sociales, la somme des savoirs techniques, scientifiques et culturels de ce pays.

On vit dans un monde ouvert ? Alors pourquoi sommes-nous aussi fermé-e-s sur le sujet de l'identité personnelle des gens ?

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