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17.9.17

Est-ce que les geeks savent vraiment lire ?

Si y'a bien un truc que j'adore, c'est les partages culturels, les échanges, les discussions, chaque occasion de parler de ce qu'on aime lire, voir, regarder, écouter. J'aime énormément découvrir ce qui fait l'univers culturel des gens que je connais et c'est pour ça que j'apprécie le Geek Contest de Kavaliero (et dans une moindre mesure et une autre temporalité, le TFGA de l'autre baltringue, pardon, j'veux dire Alex-Effect), qui est à un rythme mensuel l'occasion de voir ce que les gens ont à proposer, culturellement, sur un thème unique.

En revanche, je déteste la paresse intellectuelle. Le fait de céder à la facilité plutôt que de faire l'effort de regarder un film, de lire un livre. C'est pour nier la paresse intellectuelle (qui de toute façon ne me concerne pas) que je m'applique soigneusement à regarder un film ou à lire un livre avant d'ouvrir ma gueule dessus, y compris concernant ce que je n'aime pas - par exemple les Hunger Games ou les Twilight, je connais les 16 œuvres que ces deux univers recouvrent (3 livres et 4 films, 4 livres et 5 films respectivement).

Et ben même que je trouve l'univers de Twilight vachement plus intéressant que d'autres trucs, genre Eragon, Percy Jackson, Harry Potter et l'Enfant Maudit, et même des livres de fantasy pourris que j'ai lus au fil des années !

C'est ce qui m'énerve le plus souvent à propos du Geek Contest : c'est facile, on te demande aucune explication, on te file un thème, 5 exigences (jeu vidéo, film, série, livre, objet/personnage célèbre) et tu réponds, t'as même pas besoin de t'expliquer (même si, pour ma part, je mets un soin particulier à chercher des réponses originales, pertinentes, et à les justifier). Imaginez donc ma frustration et mon dédain quand j'ai vu, sur les deux derniers Geek Contests, le niveau abyssal des participations. Sur l'avant-dernier, consacré à la magie, la moitié des participations (11 sur 22) proposaient des réponses autour de Harry Potter (JK Rowling et Voldemort inclus) et ça, c'est sans compter ceux qui ont cité la baguette magique - alors, spoiler, à la base, les magiciens sont plutôt représentés avec un bâton, la baguette, c'est un truc de prestidigitateur de cabaret récupéré par la littérature.

Sincèrement, citer Harry Potter dans les œuvres avec de la magie, c'est le comble de la paresse intellectuelle. C'est encore plus paresseux que de citer une œuvre sans magie mais avec de la prestidigitation (je rappelle, les tours de passe-passe et les illusions visuelles, c'est pas de la magie). Tu n'as même pas besoin de CONNAÎTRE les œuvres en question, elles sont tellement ancrées dans le paysage culturel que c'est évident : dans Harry Potter y'a de la magie. Tu cherches pas l'originalité, tu cherches pas à te démarquer des autres, tu cherches même pas à avoir des idées sérieuses non, tu traites un concept participatif avec dédain et légèreté au lieu de faire l'effort de t'amuser à te creuser les méninges pour trouver des trucs sympa. Même pas tu invoques ta propre culture personnelle, vu que je viens de dire qu'Harry Potter c'est commun et universel. D'ailleurs, j'ai envie de dire que citer Harry Potter quand on parle de magie, c'est probablement un moyen détourné de masquer l'absence total de culture qu'on peut avoir en la matière.


Sur le dernier Geek Contest, 4 participations sur 16 (soit un quart) ont cité le Gastronogeek comme "livre avec de la bouffe".
Alors dans le même ordre d'idées, citer un livre de recettes quand on parle de nourriture, c'est le paroxysme de la paresse intellectuelle. Le Geek Contest n'appelle pas à la facilité et à la paresse, c'est un jeu intellectuel fondé sur deux points : s'amuser à réfléchir autour d'un thème et mobiliser sa propre culture. Forcément, c'est plus difficile quand t'en as pas, de culture !
Un livre de recettes, c'est pas de la culture, c'est un outil. Citez de vraies œuvres avec de la bouffe, putain ! Par exemple, pour les films, sans même me forcer ni m'engager dans le processus de réflexion, je peux vous sortir instantanément deux œuvres et un univers : Julie et Julia avec Amy Adams et Meryl Streep, Ratatouille de Pixar, et la moitié des Ghibli parce que les Japonais adorent représenter la bouffe. Comme ça, sans réfléchir.

Bref, je me pose donc désormais sincèrement et sérieusement cette question : est-ce que les geeks savent lire ? Je veux dire, ceux que j'ai rencontrés et avec qui j'échange presque quotidiennement sur Twitter, est-ce qu'ils savent lire vraiment ?
Là je parle pas de déchiffrer des mots, tout le monde sait faire, je parle d'ouvrir un livre de 400 pages et de le parcourir de bout en bout, sans se perdre en chemin, sans céder à la paresse, au découragement, sans passer à côté du message et des enjeux, en assimilant de manière durable le contenu, en pouvant après coup ajouter ce livre à son univers culturel, à son répertoire d'idées et de références ?
Non parce que comme j'écris des romans j'aimerais bien savoir si ceux à qui je pourrais les soumettre seront en mesure de s'y intéresser ou s'ils vont continuer à baigner dans le néant littéraire de leur culture apparente !

Et c'est sur cette longue introduction que je vous propose donc un article que j'ai pensé pendant des mois, que j'ai reporté, annulé, repris, et qui parle uniquement de littérature et surtout qui montre que la fantasy ça s'arrête pas à un binoclard maigrelet représenté par une arrogante et cupide réactionnaire.

Bref, pour le dire simplement, je vais humblement vous proposer ce que je pense être de la bonne fantasy, qui mérite le coup d'œil, pour celleux parmi vous qui lisent vraiment des livres.


David et Leigh Eddings : La Belgariade, la Mallorée, Belgarath le Sorcier et Polgara la Sorcière.
Date et origine : entre 1982 et 1997, États-Unis.
Combien de tomes : 12 (ou 5, 5, 2 et 2).

Pourquoi c'est trop bien ?
La Belgariade, puis la Mallorée, constituent l'un des pans les plus emblématiques du renouveau de la fantasy dans la lignée du Seigneur des Anneaux, dans les années 80. Mieux encore, elles permettent de nuancer l'idée que la fantasy a connu une traversée du désert entre Tolkien et les années 1990/2000.

Concrètement, cette immense saga littéraire se déroule dans les Royaumes du Ponant (depuis le Moyen-Âge, ponant = occident) et les Royaumes Angaraks (puis également l'empire de Mallorée), dans un monde où les dieux sont non seulement parfaitement réels et tangibles, mais également les principaux artisans du monde.
Longtemps avant le début de la narration, la guerre des dieux qui opposa Torak à tous ses frères et sœurs et à son père, Ul, déboucha sur la division du monde entre le Ponant et la Mallorée, après que Torak ait brisé le monde en deux avec l'Orbe de son père - laquelle Orbe lui a brûlé la moitié du visage et l'a plongé dans une inconscience prolongée. Il a ensuite été annoncé par une prophétie qu'il se réveillerait à l'apparition d'un héros, des milliers d'années plus tard, lequel résoudrait la prophétie et ramènerait la paix sur le monde.


Alors si en apparence, cette série répond à de nombreux clichés de la fantasy - qui à l'époque n'en étaient pas, puisqu'un motif devient un cliché quand il est utilisé abusivement et que les Eddings ont plutôt contribué à forger le genre - elle est réalité bien plus riche que ça.
A mon sens, la Belgariade, la Mallorée et leurs préquelles sur les vies de Belgarath (vieux de 7000 ans) et sa fille Polgara (âgée d'à peu près 4000 ans) constituent une histoire dont l'un des enjeux majeurs est l'individualité. Les personnages principaux sont nombreux, ils répondent à l'annonce d'une prophétie - donc ils ont chacun un rôle précis à remplir - les royaumes du Ponant semblent soumis au déterminisme - y'a le royaume des chevaliers et des archers (qui se détestent), le royaume des paysans et artisans, le royaume des marchants et espions, le royaume des comploteurs et empoisonneurs, le royaume des marins et gens de mer... - mais chaque personnage est doté d'une histoire, d'une personnalité, de convictions propres.

Je rappelle également que Polgara est une magicienne puissante, une érudite intarissable, une fille aimante et sarcastique, une sœur endeuillée et mélancolique, une jeune femme amoureuse et passionnée (de 4000 ans ^^), une mère férocement protectrice, une dirigeante politique juste et sage, une autorité incontournable dans la diplomatie, une légende vivante, et accessoirement une icône du féminisme et de la culture populaire.

C'est même cette volonté personnelle qui fait que certains d'entre eux, apparemment écartés de La Mallorée après avoir contribué à sauver le monde, décident de remettre le couvert envers et contre tout (et aussi par solidarité avec Garion, le perso principal).
De plus, c'est bien écrit, dans un style simple mais attachant, bourré de conversations triviales - tu sens que les persos sont réalistes, ils sont des soucis matériels réels, l'aventure c'est pas juste du camping et des combats - mais aussi énormément d'humour. Bon, c'est plus dramatique dans les préquelles, parce que Belgarath et Polgara en ont bavé, mais cet univers est extrêmement cohérent, c'est super !


Pierre Pevel : la trilogie de Wielstadt.
Date et origine : entre 2002 et 2004, 2011 pour l'édition intégrale, France.
Combien de tomes : 3 ou 1 pour l'intégrale.

Pourquoi c'est trop bien ?
Pierre Pevel, accessoirement mon écrivain préféré, a été nourri et abreuvé à la littérature française classique, notamment de cape et d'épée, et est un grand admirateur d'Alexandre Dumas. Ses textes, quel que soit l'univers, reflètent donc cette passion.
La trilogie de Wielstadt est une uchronie de fantasy de cape et d'épée : en gros ça veut dire que ça se passe dans une cité allemande fictive au début du XVIème siècle, qu'on y voit des centaures, des faunes, un dragon, mais aussi des spadassins, des mousquetaires et la Guerre de  Trente-Ans.


L'histoire est assez sombre parce que le personnage principal, le chevalier Kantz (dans ce contexte, chevalier = membre de la petite noblesse, pas de cheval ni d'armure) est un homme solitaire et tourmenté, mais y'a pas mal d'humour, des scènes joyeuses et conviviales entre amis, la fée-demoiselle la plus adorablement séduisante de l'univers (c'est une inspiration évidente pour Enara Gouttelette, la fée des Mille-Griffes, mais celle-ci fait pâle figure à côté de Chandelle ^^), histoire de respirer entre deux combats.
L'univers, quoique riche et complexe - la guerre de Trente-Ans, les rapports entre protestants et catholiques, les statuts sociaux et la diversité d'une ville-marchande moderne et surtout l'ésotérisme et la mythologie chrétienne - est très bien expliqué et vulgarisé par Pierre Pevel, notamment par d'abondantes notes de bas de page.

Bref, c'est sympa, abordable pour tout le monde, bien écrit, vraiment prenant, c'est emblématique d'un style unique et très bien maîtrisé - la fantasy de cape et d'épée - et en plus j'en ai fait un article. N'hésitez plus ^^


Michelle Paver : Chroniques des Temps Obscurs.
Date et origine : entre 2004 et 2009, États-Unis.
Combien de tomes : 6.

Pourquoi c'est trop bien ?
Encore un truc qu'on n'a jamais vu chez personne d'autre : de la fantasy préhistorique. J'vous jure.
En vrai, c'est l'histoire de Torak, un enfant dont le père meurt au tout début du tome 1, et qui est l'un des derniers membres du Clan du Loup. Très vite, il essaie de s'intégrer aux autres Clans de la Forêt, se heurte à certains dangers liés à son père, à des esprits maléfiques et des menaçantes presque permanentes.


Alors, j'avoue ne pas avoir - encore - terminé les Chroniques des Temps Obscurs, je m'étais arrêté, au moment de la publication, au tome 4 je crois, mais je compte bien recommencer et finir. Cette petite série est super parce qu'elle se déroule dans un univers sans ville, avec peu de confort et de civilisation telle qu'on la connaît. C'est clairement l'aube de l'humanité, avec des clans tribaux, du chamanisme et du spiritisme, la survie est un problème permanent (manger, s'abriter du froid, fuir les prédateurs...) et on a l'occasion, très vite, de fréquenter de nombreux clans de la Forêt et de la Mer : Clan du Corbeau, du Sanglier, du Phoque, de l'Aigle de mer...


Les personnages sont pas trop nombreux pour être bien définis, caractérisés, notamment concernant leurs convictions personnelles - et leurs à-priori par exemple à l'égard de Torak - le style oscille avec un certain équilibre entre sombre et léger, vu que, malgré l'importance des enjeux, les personnages sont jeunes, et dès le début on se sent plongé-e dans cette immense forêt sauvage façon Canada ou Alaska. Franchement j'adore.



Glen Cook : La compagnie noire.
Date et origine : entre 1984 et 2000 en anglais, entre 1998 et 2004 en français, États-Unis.
Combien de tomes : 10 en anglais et 13 en français, deux autres tomes en préparation.

Pourquoi c'est trop bien ?
La compagnie noire est chronologiquement la première série de dark fantasy que j'ai connue, bien avant L'agent des ombres (qui lui est écrit par un Français). L'univers est énorme, comme dirait Bolchegeek "le manichéisme est en prison", et les personnages sont vraiment délirants.
Basiquement, puisque c'est donc de la dark fantasy, c'est très sombre, y'a pas de gentils et de méchants, juste des personnages bassement humains, avec leurs qualités et leurs défauts.

Les livres du Nord, en VO : La compagnie noire, Le château noir, La Rose Blanche.

C'est l'histoire, no shit, de la Compagnie Noire (sans déc'), une troupe de mercenaires qui passe au service de l'Empire, une puissance ancienne et inconnue. L'Empire, dirigé par la Dame, occupe l'essentiel de son continent, et s'appuie sur la présence incontournable et terrifiante des Asservis, dix sorciers redoutables qui commandent les armées. Parce que, dans les faits, la Dame et les Asservis ont été vaincus il y a longtemps, ensevelis, puis réveillés et libérés par un sorcier. La plupart sont donc bien moches, certains ont vraiment des gueules de déterrés et si certains ont l'air sympathiques (j'ai dit "ont l'air"), ils sont tous individualistes et souvent cruels, se battant pour les faveurs de la Dame comme des enfants pour leur mère.
Au milieu de tout ça, ces soldats donc, commandés par le Capitaine et le Lieutenant, avec en figures de proue les sorciers, Qu'un-œil, Tam-Tam, Gobelin et Silence, et aussi Toubib, le médecin et annaliste, le narrateur de l'histoire, plongés dans une guerre entre l'Empire et de nombreux mouvements rebelles.


Alors clairement, l'univers et l'histoire sont sombres. On est en état de guerre et on voit le pire des êtres humains : tortures, oppression, armées qui vivent sur le pays, pillent, tuent, violent. La magie est absence, la sorcellerie est un mélange d'illusion et de tours plus agressifs les uns que les autres.
MAIS l'histoire et la géographie de cet univers sont très travaillées, la Compagnie offre un refuge salutaire, notamment lors des nombreux arrêts à l'auberge, parties de cartes et discussions triviales. Encore une fois, on sent qu'on a affaire à des gars réalistes avec des soucis immédiats et matériels. Y'a de l'humour, mais genre grinçant et cynique, et c'est davantage la trame générale qui est intéressante et prenante. Le style est simple et abordable, puisque ce n'est pas de la narration externe, mais le journal de bord de l'annaliste, et le seul défaut serait l'absence de carte qui ne facilite pas le repérage dans le monde.

Et puis, détail qui a son importance : vous êtes pas obligé-e de lire toute la série pour accrocher. Les Livres du Nord, donc les 1 à 3, offrent une bonne base (et peuvent être complétés par le 6, qui fait un genre d'épilogue aux trois premiers). Bref, franchement, malgré les apparences, c'est pas rebutant ;)


Alors j'ai d'autres recommandations à vous faire, mais cet article est déjà très long ^^ alors je vais juste vous mettre quelques liens, puisqu'il s'agit d'œuvres que j'ai déjà articlées sur mon blog.
Ce sont des séries ou des one-shot de fantasy qui m'ont plu, que je trouve très intéressantes et qu'à mon sens vous devriez aller voir si ça vous intéresse. De toute façon, les articles ne spoilent pas et donnent un bon aperçu de ce que sont ces livres :

 - Charlotte Bousquet, Arachnae : ça ressemble à Wielstadt, mais dans une cité d'inspiration italienne du XVème siècle. Bourré d'hommages au théâtre italien de l'époque moderne, aux principautés italiennes, et là encore, de cape et d'épée. Le personnage principal est féminin.
 - Markus Heitz, Les Nains : une série de dix livres à l'heure actuelle, mais qui peuvent se lire deux par deux. Sortez du cliché de Gimli le sidekick rigolo qui rote, et voyez les Nains dans l'imaginaire germanique d'où ils sont originaires : puissants, braves, courageux, mais aussi violents et parfois calculateurs. Et pour ceux que ça effraie, y'a aussi des humains et des magiciens ^^
 - Michel Robert, L'agent des ombres : de la dark fantasy française avec la Lumière, les Ténèbres et le Chaos. C'est pas manichéen, "gentils" comme "méchants" peuvent être de vrais salopards. On suit l'histoire d'un héros déchu et vengeur, solitaire mais parfois entouré de bons amis. De l'humour, de l'aventure, des complots, et un style très prenant. J'ai aussi articlé le tome 2 ici.
 - Jonathan Stroud, la trilogie de Bartiméus : de la low-fantasy dans l'Angleterre contemporaine, dirigée par des magiciens. Avec un bestiaire respectueux de toutes les mythologies : diablotins, djinns et autres afrids (mythologie arabe pré-islamique) notamment. On suit le personnage de Bartiméus, un djinn, en lutte avec un jeune sorcier beaucoup trop doué et arrogant ^^ Les personnages, peu nombreux, sont très travaillés, l'histoire et l'univers sont bien expliqués par des notes de bas de page par Bartiméus lui-même, et c'est bourré d'humour. Génial ! J'ai articlé les trois, hésitez pas à aller voir sur L'apologie du mot ;)
 - Robin hobb, L'assassin royal : je n'aime pas vraiment, les tomes 7 à 13 sont très dispensables, mais les 6 premiers sont géniaux, avec une histoire héroïque et dramatique, des personnages très attachants (Vérité Loinvoyant ♥), un univers très bien pensé et très cohérent. Le personnage principal est aussi chiant à pleurer qu'un Harry Potter, mais il est bien entouré. Franchement, ça se lit très bien.
 - George Martin, Le trône de fer : préférez les intégrales qui reprennent le découpage original, plutôt que les tronçonnages en 15 volumes façon éditeurs français de fantasy. L'histoire est déjà bien connue grâce à la série mais plein de personnages sont absents de celle-ci. L'univers est incroyablement détaillé, l'histoire, la géographie et les liens féodaux sont très fouillés, et les personnages principaux très agréables à suivre. C'est énorme à lire, mais ça vaut le coup.

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