Bonjour !
Il y a de ça des années, j'avais écrit un article sur la portée politique des films d'animation Disney, mais c'était il a des plombes, ça datait de mon ancienne plateforme de blog et ici sur Blogger, j'ai tendance à supprimer les articles les plus anciens (notamment parce que niveau mise en page et écriture ils n'étaient pas à mon standard actuel, faudrait que je revoie les articles d'Histoire d'ailleurs), mais c'est idiot parce que ces articles étaient encore valides vu que les Disney en question existent encore.
Et puis y'a quelques mois, j'ai eu par hasard une conversation sur Twitter, sur ce même sujet (la politique dans Pocahontas), du coup j'me suis dit que ce serait l'occasion (je suis long à la détente) pour ressortir le propos.
Par contre, j'ai l'intention d'être un minimum pertinent, alors je vais pas sortir des évidences comme "Blanche-Neige c'est super sexiste" et "le film Dumbo est méga-raciste", ON SAIT, ça fait un siècle que ça a été démontré. En outre, puisque je témoigne du respect à mes collègues de la critique culturelle, je vais pas non plus parler de l'apologie de la religion chrétienne et de la monarchie absolue dans Le roi lion, tout simplement parce que Bolchegeek a fait une vidéo à ce sujet — et aussi sur le sujet du Bossu de Notre-Dame, au passage.
En revanche, sur Disney et la politique, il faut bien comprendre une chose.
Disney est, en particulier après le succès retentissant de Blanche-Neige et les sept nains en 1937, une très grosse entreprise de cinéma, à peu près la seule à faire de l'animation, jusqu'à la naissance de concurrents un peu solides dans les années 1980 (Don Bluth et Fox Animation) et 1990 (Pixar et Dreamworks Animation).
Et me lancez pas sur le studio Ghibli, le vidéaste Misterfox a fait une excellente vidéo (elle dure une heure, mais elle vaut le coup) sur pourquoi Miyazaki a purement et simplement arrêté d'exporter ses films pendant dix ans et pourquoi c'est grâce à la France qu'il a recommencé à le faire (c'est une vidéo sur le doublage calamiteux du Garçon et le Héron, au fait).
À l'heure actuelle, Disney doit certes faire face à une multitude de concurrents dans l'animation, à la fois en Occident et venant du Japon (...Sony c'est japonais, je rappelle), mais ils ont été seuls dans leur domaine pendant si longtemps qu'ils jouaient un rôle central dans la culture occidentale, s'alignant presque systématiquement sur la pensée mainstream. Je dis "presque" parce que parfois ils ne s'alignaient pas sur la culture dominante : ils FAISAIENT la culture dominante. Retenez bien ça pour la suite, ça va aider la compréhension : Disney ils sont CONSENSUELS.
Ils ne révolutionnent rien, ne cassent pas les codes, ne mettent pas en avant les minorités, ou en tout cas ne l'ont pas fait avant Lilo et Stitch en 2002.
Voilà, bon, on entre dans le vif du sujet, et en gros, dans l'ordre chronologique, comme ça c'est pas arbitraire.

1. Tir groupé sur La Belle et le Clochard, Les Aristochats, Aladdin, Raiponce.
J'ai dit "en gros." Ouais Aladdin et Raiponce sont plus récents que certains films que je vais évoquer plus tard, mais ces quatre films sont unis par une thématique commune.
Il faut le savoir, les USA ont une société très fermement construite autour des groupes sociaux. Plus exactement, les groupes sociaux sont très cohérents, très uniformes, là où en France il existe une grande diversité entre des personnes issues du même groupe parce que l'éducation et la culture sont des marqueurs sociaux parfois plus déterminants que les revenus (plein de gens pauvres n'entrent pas dans certaines cases de la sociologie en termes de valeurs et de style de vie (comme le végétarisme/véganisme), à cause de leur instruction ou de leur culture). Aux USA c'est moins le cas, y'a davantage de groupes sociaux mais moins de diversité interne.
En fait, on pourrait parler de société de classes, mais pour ça il faudrait que les étazuniens admettent la validité des thèses marxistes, mais ça ils refusent tout net.
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| Je veux bien lui pardonner, parce qu'elle est trop mignonne et qu'elle a la voix d'Eowyn du Rohan, mais Lady est une bourgeoise privilégiée. |
Et ben c'est pile ce qu'on trouve dans ces films. Chacun des quatre titres met en scène, soit en rôle principal (Aladdin), soit en rôle principal masculin dans le cas d'un rôle principal féminin, un underdog, un personnage socialement précaire, et le récit sort le personnage de sa pauvreté et de son groupe social, individuellement, sans aucune considération pour les dynamiques sociales. Les autres pauvres, on s'en fiche, ils valent pas le coup qu'on en parle. Clochard (c'est son nom, IL A MÊME PAS DE NOM), Thomas O'Malley, Aladdin, Eugene FitzHerbert, l'objectif du récit c'est qu'ils deviennent des privilégiés, qu'ils finissent en couple avec la bourgeoise (Lady/Duchesse) ou la princesse (Jasmine/Raiponce).
Alors ok même si le public majoritaire est pauvre, c'est bien de l'inspirer à s'améliorer socialement, mais dans une société aussi néolibérale et individualiste que les Disney, on s'en fiche de lutter contre la pauvreté, on ne pense qu'au héros, à sa volonté INDIVIDUELLE de se détacher de son groupe social d'origine.
Les potes chiens ou chats de rue de Clochard et Thomas O'Malley ? On les revoit jamais. Osef. Pas intéressant. Les deux enfants qui mouraient de faim à qui Aladdin a donné une pomme ? Rien à cirer.
2. Oliver et Compagnie.
J'vais pas vous mentir, en termes de récit c'est un des Disney que je déteste le plus, il est toxique au possible, et il pousse à l'extrême la pensée néolibérale des USA, "pays de toutes les opportunités", et ceux dès la première chanson, New York City.
Vaguement adapté d'Oliver Twist de Charles Dickens (que j'ai pas lu, j'avoue, mais il est si ancré dans la culture collective que je connais l'histoire), Oliver et Compagnie raconte l'histoire d'un chaton recueilli par une bande de chiens appartenant à Fagin, un homme très pauvre qui est endetté auprès de Sykes, un usurier hyper violent. Du coup Fagin monte une combine pour voler des riches, ça échoue et le chaton se retrouve adopté par une gosse de riches qui est kidnappée par Sykes lors d'une deuxième combine de Fagin, et libérée par les chiens.
Et sinon, la gamine bourgeoise pour laquelle les pauvres doivent risquer leur vie, elle a pas d'parents ?
Toute la responsabilité du maintien de l'ordre social inégalitaire dans ce film repose sur les pauvres !
Et dans cette histoire, y'a rien qui va. Fagin vit dans la misère parce qu'il ne bosse pas, donc il dépend de ses chiens et des arnaques ciblant des riches, Sykes est un usurier qui vit sûrement à la limite de la criminalité, tous les deux montent tour à tour des combines visant une gosse riche et esseulée (Fagin en faisant croire qu'il enlève Oliver et Sykes en kidnappant la fillette), à AUCUN MOMENT on ne voit la police, du coup ce sont les pauvres (Fagin et ses chiens) qui se battent pour libérer la fillette avant de retourner dans la misère.
Moralité : si les pauvres galèrent c'est leur faute et les riches sont menacés par les pauvres et les criminels, et ce sont les pauvres qui doivent défendre les riches. Il faut à tout préserver l'ordre social et la loi, même si la majorité des gens en souffrent.
Je vous jure : Disney fait le consensus aux USA, et le consensus c'est que les pauvres ILS SE DÉMERDENT. S'ils sombrent dans la misère tant pis pour eux !
Je hais ce film.
3. La Belle et la Bête.
Peut-on faire pire qu'Oliver et Compagnie en termes de propos sociétal ? Assurément, non (remarquez... y'a le film que je vais évoquer ensuite). Mais dans l'arc-en-ciel des cinquante nuances de bourgeoisie et du néolibéralisme, La Belle et la Bête parvient à avoir une identité tout à fait unique.
Quelle identité, me direz-vous ? Celle de l'individualisme forcené qui transcende les logiques de classe. Parce que, au niveau des pauvres qui se battent pour maintenir les privilèges des riches, mais dans un autre style, il y a les pauvres qui méprisent les pauvres. Non parce que clairement : Belle est pauvre. C'est une prolo, elle n'a que son père, pas de grand manoir, pas de gros héritage, elle n'est ni riche ni privilégiée, tout ce qui la démarque de son village, c'est sa culture, son intellect.
Et là où normalement ça devrait inciter à établir des relations normales dans la communauté (le progressisme et la bienveillance, tout ça), c'est tout l'inverse qui se passe, Belle méprise les gens de son village, qui le lui rendent bien d'ailleurs, et d'où vient le problème ? DE CES CONNARDS DE PAUVRES QUI DÉTESTENT LA CULTURE ET LA LITTÉRATURE. Pourquoi on essaierait d'éduquer ces pécores ? ce sont des grouillots sans cervelle et leur champion c'est Gaston ! Alors que la Bête, elle est moche, mais eh, elle a une immense bibliothèque (fermée à clé parce qu'elle s'en bat les gonades, de la culture et de la littérature), c'est tout de suite plus noble et plus intéressant.
Presque sûr que La Bête n'a jamais lu un seul de ces livres parce que de toute façon il a genre 21 ans au moment du film, donc il était enfant avant ces "dix ans de galère, ratatinés par la poussière", et en plus la bibliothèque était verrouillée. Moralité cette connasse de Belle a abandonné sa classe sociale par arrogance pour aller se mettre avec un abruti illettré qui n'a pour lui que le titre de prince.
...quoi ? La Bête c'est un prince ? Oh, c'est sûrement une coïncidence, je suis sûr que Belle va utiliser
son nouveau statut de châtelaine pour diffuser l'éducation et la culture dans le village... non ? Non ?
Non. Belle c'est une prolo qui méprise les prolos. Une traîtresse à sa classe. Une connasse égoïste et individualiste qui bafoue ses convictions pour aller se taper un prince et ignorer le milieu où elle a grandi.
4. Pocahontas.
On y vient. Le film d'animation Disney que je déteste le plus, le plus problématique que tout le monde a l'air de kiffer parce que le féminisme et toutes ces conneries (ce film n'a RIEN de féministe, laissez tomber).
Bon je vais gagner du temps et partir du principe que vous connaissez l'histoire du film alors : Pocahontas est un Classique d'Animation Disney qui normalise complètement le racisme, le colonialisme et le génocide. Et honnêtement, j'en ai RIEN À FOUTRE que le film ait été produit dans un studio soi-disant progressiste et avec des intentions pacifistes : C'EST PIRE. C'est un facteur aggravant.
La seule Pocahontas de Disney que j'accepte, c'est celle qui est là cinq minutes à l'écran et qui ne participe pas à un récit raciste et colonialiste.
Alors, replaçons les choses dans leur contexte. Pocahontas se déroule en 1607, raconte que des Anglais débarquent en Amérique à la suite des Espagnols pour trouver de l'or, et un conflit naît entre la fédération Powhatan et les Anglais. Et, n'en déplaise à ce bon vieux Tolkien, toutes les violences ne sont pas inutiles, certaines guerres sont nécessaires (la 2GM, déjà). Malgré la chanson "Des sauvages" qui est la plus violente du film et qui laisse entendre que les torts sont partagés dans les violences entre Blanc et Natifs, C'EST FAUX. Les Powahtans de 1607 n'avaient certainement pas entendu parler de la destruction des empires mésoaméricains par les Espagnols, mais les Natifs étaient parfaitement légitimes à virer les Blancs, et ils auraient dû laisser aucun survivant, pour montrer qu'essayer de coloniser l'Amérique C'EST MAUVAIS POUR LA SANTÉ.
Non parce que Pocahontas, le film, te raconte que les torts étaient partagés, mais plusieurs siècles après la fondation de Jamestown en 1607, les Natifs ont été exterminés par les Blancs au 19ème siècle, et la société étazunienne contemporaine est directement héritée de ce génocide. DISNEY est héritier de ce génocide ! Au moment de la production du film, personne en interne ne semble avoir contesté l'idée d'un affrontement mutuel entre Blancs et Natifs, alors qu'il était le prélude à une invasion globale du continent américain, et le film a été critiqué à sa sortie, pour sa représentation des Natifs-Américains. TU M'ÉTONNES.
Votre pote là, son premier réflexe c'est de s'balader dans la forêt avec un fusil chargé.
C'est pas un mec bien.
D'ailleurs, ils s'en cachent absolument pas : la première chanson du film est Virginia Company. Je cite : "une petite pétite pour ma mie/une petite pépite pour moi/et toutes les autres seront pour toi/Virginia Company (...) Nous chasserons de l'Indien/au sabre et au fusil/Pour toi nous n'aurons peur de rien/Virginia Company."
Beau programme hein, on va en Amérique, on liquide tout le monde, on prend l'or, l'argent, les pierres précieuses, tout pour la Compagnie néerlandaise des Indes Occidentales, qui est renommée dans le film mais bon l'idée est la même : colonialisme, capitalisme, racisme, génocide. À aucun moment on envisage le commerce avec les Natifs, à aucun moment on ne questionne le projet de traverser un océan pour s'installer chez eux. L'Amérique c'est pour les Blancs, les Natifs on les emmerde.
Ce film est une merde totale et absolue.
5. Zootopia.
Bon, alors, deux choses. D'abord, Zootopia est un de mes Disney préférés avec Moana et Les mondes de Ralph, donc en dire du mal me réjouit pas, mais y'a des faits objectifs à dénoncer, pardon hein. Ensuite, Zootopia a lui aussi fait l'objet d'une vidéo de Bolchegeek, un peu plus confuse que celles sur Le roi lion et Le bossu de Notre-Dame, principalement parce que le film lui-même est plus complexe.
En gros, l'idée de Zootopia est celle d'une société en apparence utopique où tout le monde peut vivre librement et où les inégalités sont effacées. C'est d'ailleurs pour ça que, malgré la première impression "les petits sont opprimés, les grands dominent", on voit des personnages petits en situation de pouvoir, comme les banquiers Lemmings brothers, qui sont super riches, ou Mr Big le Parrain de la mafia, une musaraigne qui contrôle des ours polaires. En outre, derrière le vernis idyllique, il apparaît TRÈS VITE que des discriminations ont lieu dans le plus grand des calmes : les renards c'est de la merde, on peut pas leur faire confiance, ils sont roublards et manipulateurs. Et ce n'est pas juste l'avis des parents de Judy Hopps, il est aussi partagé par les flics et les éléphants qui vendent des glaces.
D'autre part, alors qu'on pourrait croire que les privilégiés sont les carnivores, vu qu'à l'origine ils bouffent les autres animaux et que le maire lui-même est un lion, on trouve aussi des privilégiés qui sont des herbivores comme le chef de la police, un buffle, ou la superstar Gazelle doublée par Shakira, sans parler de l'assistance du maire, madame Bellwether, qui peut faire avancer une enquête via Judy Hopps malgré l'autorité du chef Bogo.
C'est d'ailleurs pour ça que la politique dans Zootopia est compliquée à analyser, parce qu'elle n'est pas aussi flagrante que la glorieuse monarchie absolue de droit divin du Roi Lion ou que les luttes sociales et ethniques dans le Bossu de Notre-Dame.
Un autre exemple assez flagrant : ça devrait pas être à moi de le dire vu que je suis un homme blanc, mais des parallèles directs ont été faits entre la toison laineuse de l'assistance Bellwether, que Nick Wilde touche avec ravissement dans une scène, et.... l'abondante coupe afro de certains Noirs étazuniens, qui fait l'objet d'un semblable fétichisme. C'est d'ailleurs la seule interaction du film entre Nick et l'assistante Bellwether. Quand il touche son afro sans consentement.
On pourrait donc croire que Zootopia est un film sur le racisme en général — contre les renards, voire même contre les racisés vu qu'à l'exception du chef Bogo et de Gazelle, tous les animaux assimilés "racisés" (exotiques) sont en position de service (dans la police y'a le rhino, l'éléphante et Clawhauser le léopard, comme chauffeur de Mr Big avec M. Manchas, dans l'administration comme les paresseux moqués pour leur lenteur et tu veux une info intéressante ? Mme Otterton, la loutre, est doublée par Octavia Spencer... une actrice Noire.) — mais ça marche pas non plus parce que.... Bellwether c'est la méchante du film, et les moutons sont assimilés aux Noirs, donc... les méchants c'est les Noirs ?
Rappelez-vous ce que j'ai dit en début d'article : Disney ils sont consensuels, voire même, ils créent le consensus autour duquel l'inconscient collectif se rassemble. De manière générale il est même assez rare de trouver des propos de société audacieux ou anticonformistes chez Disney et il faut aller chez Pixar pour trouver par exemple un vaste sous-texte communiste dans WALL-E (je vous jure que c'est véridique, et encore une fois, Bolchegeek et sa compagne Kath en ont fait une merveilleuse vidéo).
Bref : Zootopia c'est un film qui parle de la concorde, de la paix civile défendue par les autorités et le vivre-ensemble dans une mégalopole dotée d'une grande diversité sociale et sociologique...et le personnage principal c'est un flic assimilé Blanc (elle s'appelle Judy Hopps et est doublée par une Blanche) qui idéalise la police et qui affronte des personnages assimilés Noirs.
Judy Hopps pourrait être, je sais pas, travailleuse sociale, activiste, militante pour les droits des minorités, avocate, on aurait pu écrire la même histoire avec les mêmes préjugés sur les renards et le même propos sur le racisme systémique et la discrimination sociétale en lui donnant n'importe quel métier... mais chez Disney ils ont décidé qu'elle serait dans la police. Parce que chez Disney ils sont convaincus que l'institution qui protège les gens et garantit la paix dans la société, c'est la police.
Je rappelle que Zootopia est sorti en DEUX. MILLE. SEIZE.
Ouais ouais, la police arrête les méchants, tout ça.
Les victimes de violences policières ont dû adorer.
Vous m'direz, en France, quand Miraculous Ladybug a voulu parler de violences policières, TF1 a censuré.
Zootopia est, je rappelle, un film fait par un studio qui incarne les privilèges de la bourgeoisie blanche institutionnalisée dans le pays où la distance sociale entre les plus riches et les plus pauvres est la plus grande de la planète, et où les violences systémiques et policières sont une statistique documentée, alors que le rôle sociétal de la police est notoirement le contrôle social et le maintien des inégalités.
Ça pose l'ambiance.
Déso hein, mais depuis que j'ai conscientisé ça, même si le film est bien écrit et réalisé, bah j'ai du mal avec un film qui nous dit "la police est gentille, elle prend soin de vous, regardez la gentille policière" et c'est aussi pour ça que je ne regarde jamais les films policiers français (sauf certains polars comme Les rivières pourpres), en particulier les plus récents qui ont une vocation sociale et dramatique (et sont par essence discriminatoires).
Zootopia est un film avec un message explicitement pro-police et un sous-texte raciste. Je peux pas le dire plus clairement, c'est à peu près incontestable. Peu importe que la principale victime du racisme soit un gentil renard, à la fin le personnage qui voulait instrumentaliser le racisme pour instaurer un règle de discrimination constante et ciblée c'était la (mouton) Noire.
Bon allez j'm'arrête là, j'vous avoue que par rapport à la lointaine époque où j'avais écrit cet article la première fois, Zootopia est le seul ajout, les autres analyses politiques sont pas récentes mais, à mon sens, toujours valides, y'a ce site Lecinémaestpolitique qui a traité plein de Disney et de Pixar (j'me souviens parfaitement de l'analyse qui avait été faite de Rebelle, encore un film que je déteste), mais pour ma part j'aime me reposer sur mon propre visionnage et mes propres analyses de films et concernant les Disney, entre ce qui a déjà été traité ce dont j'ai parlé ici, j'pense que l'article est déjà bien assez long.
Oh, et je prévois aussi un article similaire sur les films du MCU, y'a des trucs passés sous les radars qui m'ennuient un peu, faut en parler.
Merci de la lecture, de la patience, bon visionnage et bonne analyse politique de vos prochains films xD et à bientôt pour de nouveaux articles ^^
Voir aussi :









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