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7.1.19

Geek Contest n°22 : les 4 éléments.


Nouvelle année, nouveau mois, nouveau Geek Contest !
Comme toujours la bonne vieille recette inusable, 5 points, un jeu vidéo, un film, une série, un livre et un personnage ou un objet.

Ce mois-ci, Kavaliero et ses élémentaux (ok c'est mort, j'arrête, ça n'a plus aucun sens XD) nous invite donc, vous l'avez lu, à parler des 4 éléments fondamentaux de la culture classique, la terre, l'air, l'eau et le feu. Oui parce qu'ils étaient déjà théorisés comme la base du monde dans l'Antiquité.
C'est pas un sujet simple, mais je vais tâcher de m'y atteler ! Allonzi alonzo ! (sérieusement c'était ça sa catchphrase au docteur David Tennant, mais c'est minable XD)

5.1.19

Hey c'est cool, DC aussi a fait son Black Panth... fish. Son Black Fish.


Aquaman.

Film américain de James Wan (2018) avec Jason Momoa, Amber Heard, Patrick Wilson, Willem Dafoe, Yahya Abdul-Mateen II, Temuera Morrison.
Genre : super-héros, action.
Vu en VOST.

Arthur Curry, dit Aquaman, continue à veiller de loin sur les océans, tout en visitant régulièrement son père, endeuillé voilà longtemps par la perte de l'amour de sa vie, Atlanna d'Atlantis.
De son côté, le prince Orm d'Atlantis, fils légitime d'Atlanna et du roi Orvax, cherche à réunifier les différents royaumes marins. Il s'allie au puissant roi Nereus de Xebel dans le but de soumettre les autres monarques et déclarer la guerre au monde de la surface.


Commençons par quelques déclarations liminaires (ça veut dire "qui est placé au début d'un texte ou d'un discours").
Si Subnautica m'a appris un truc clair, c'est que la vie sous-marine c'est la merd... abonde et se développe comme nulle part ailleurs. Sur une planète océanique, et encore le jeu se déroule dans un cratère fermé, les grands carnivores marins se sont développés pour atteindre allègrement plusieurs dizaines de mètres de muscle et de crocs acérés, voire plusieurs centaines pour les plus gros, et des fossiles profondément submergés laissent entendre que les animaux croisés dans le jeu sont des nabots comparés à leurs ancêtres disparus.

D'autre part, à partir du moment où DC a voulu établir un univers étendu au cinéma, il a été établi que le studio ne voulait surtout pas faire comme Marvel (au point que cet abruti dégénéré de David Ayer ait basé une partie de sa communication autour de Suicide Squad sur sa sortie "fuck Marvel", avec le succès que l'on connaît), alors qu'à mon sens, c'était une erreur, pour une raison simple. La fameuse "recette Marvel" n'est pas du tout propre aux films Marvel, ni même à ceux de super-héros. Eh, c'est même pas propre aux films, elle s'applique aussi dans les séries (et le rapprochement entre le format MCU et celui des séries souligne cet état de fait).
Prendre un personnage, le placer face à des drames et des cas ce conscience, éventuellement saupoudrer d'enjeu sociétal, et filmer ça avec de belles séquences d'action et des dialogues bien écrits, c'est vieux comme le monde, Game of Thrones fait ça depuis sept ans, Heroes le faisait dès 2006. La preuve que c'est une recette qui marche ? Justice League est construit comme le premier Avengers, on forme une équipe qui tient sur un équilibre instable d'intérêts convergents et de personnalités instables mais similaires, on ajoute un dénominateur commun (Superman), et voilà.

Tout ça pour dire vite fait que ce génial film d'Aquaman m'a beaucoup rappelé Thor Ragnarok et Black Panther, et qu'il est tout à fait digne d'intérêt, parce qu'utilisant de forts bons ingrédients. À nouveau, la recette fonctionne.
Ah oui, et parce que c'est toujours prudent de le rappeler : ÇA VA SPOILER.

29.12.18

Ready Player One et les années 1980 : les œuvres référentielles.


Bonjour Internaute de passage ♥

Y'a pas très longtemps j'ai découvert (après tout l'monde, comme d'hab') le dernier Spielberg, Ready Player One, essentiellement dans le but de m'en faire une opinion personnelle puisque je ne m'intéresse plus depuis un moment à ce réal' qui à mon sens n'a pas fait de bon film depuis 2005 avec La guerre des mondes et Munich.
Certes, j'ai vu ce film peu après avoir regardé la dernière vidéo de LicarionRock qui détaillait justement à quel point ce film est mauvais, ce qui contredit la loi que je me suis imposé depuis quelques années de ne jamais rien savoir d'un film avant de le découvrir, pour être le plus neutre possible, mais en même temps, j'ai pas pu échapper au tsunami médiatique provoqué à la fois par la sortie et par la réception de RPO.

Quoi qu'il en soit, et notamment par les défauts que je lui ai trouvés et qui rejoignent ceux cités par Licarion, je suis d'accord avec lui sur le fait que ce film est une hypocrisie dans sa représentation d'une pseudo-liberté numérique, et je trouve également que Ready Player One est une énorme bouillie de placements de produits et de références culturelles sans pertinence ni réflexion sérieuse.
Maintenant, en tant qu'auteur j'aimerais quand même m'appesantir sur le pourquoi et le comment de l'échec évident de cette démarche référentielle, ne serait-ce que parce qu'un de mes prochains romans - L'elfe d'acier - adoptera une posture similaire, quoique de manière moins systématique et gratuite.

Pourquoi vais-je décider de le faire alors que je sais pertinemment que c'est risqué ? En termes d'écriture, déjà, j'ai la flemme d'inventer plusieurs siècles de culture populaire. L'elfe d'acier se déroule dans le futur d'une dystopie centrée autour d'un empire spatial anglo-germain et met en scène des personnages jeunes, un peu geeks pour certains, pour qui la culture populaire est un des fondements de leur univers culturel.
En plus, l'univers est en partie inspiré par la série Firefly, et j'adopterai le même postulat d'une société qui n'a jamais vraiment quitté les codes esthétiques et culturels du XIXème siècle. Et en termes de narration, il y a donc un point de l'Histoire dans L'elfe d'acier à partir duquel la culture devient conformiste et académique, ne fait plus que se répéter elle-même dans la valorisation du modèle dominant (celui de l'empire anglo-germain) si bien que les références pertinentes sont anciennes mais toujours d'actualité - les nôtres, celles du XXIème siècle, que je décalerai de cent ou deux cents ans dans l'avenir.

Firefly, c'est surtout une série qui dépeint une société futuriste, mais qui a évolué à partir d'un XIXème dont les codes sociaux, vestimentaires et culturels n'ont jamais décliné, provoquant un nouvel essor vers le "Far West" spatial.

Bref, référencer une époque, c'est quelque chose que je compte faire, mais je suis pas le seul, ça a déjà été fait, je l'ai vu assez souvent dans mon parcours culturel, et c'est pour ça que je voulais prendre l'exemple de Ready Player One pour me pencher sur la méthode.
(c'était une longue intro, j'admets)

14.12.18

"Comment je saurai si je vais encore tout foirer ? - Tu le sauras pas, c'est un saut dans le vide !"


Spider-Man : Into the Spider-Verse.

Film d'animation américain de Sony Pictures Animation réalisé par Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman (2018) avec les voix originales de Shameik Moore, Jake Johnson, Hailee Steinfield, Nicolas Cage et Kimiko Glenn.
Genre : aventure, super-héros.

New York, de nos jours, Miles Morales est un lycéen latino-afroaméricain sans histoire, si ce n'est qu'il est scolarisé dans un internat huppé qu'il déteste. Maladroit et ridiculisé par son père, chef de la police, il peine à sociabiliser.
Au bout de quelques temps, Miles est mordu par une araignée radioactive. Peu après, il rencontre par hasard Spider-Man, le célèbre super-héros de la ville, et assiste à sa mort des mains d'un super-vilain.


Je vous préviens tout de suite, je ne vais RIEN dire pour éclairer la narration de ce film, parce que je vous RECOMMANDE de le regarder vous-même tellement il est réussi et adapté à n'importe quel public.
En outre, pour bien en parler, je vais devoir revenir sur Spider-Verse, en comics, dont j'ai parlé en partie dans cet article.
Spider-Verse est donc une saga narrant le combat des totems de l'araignée contre les Héritiers, des êtres surpuissants du multivers Marvel dont l'objectif est d'éliminer les super-héros arachnéens. Elle met en scène une véritable armée de Spider-héros centrée notamment sur Peter Parker et Otto Octavius (donc Spider-Man et Superior Spider-Man) de la réalité principale, la Terre-616, mais aussi plusieurs variations de Spider-Women et Girls (Gwen Stacy, Jessica Drew, Anya Corazon, May Parker II...).

D'ailleurs une infinité de Spideys ça veut aussi dire une infinité de costumes tous plus pétés les uns que les autres, ici avec Anya Corazon/Araña.

Bien qu'elle se déroule en plein milieu de certaines séries individuelles comme Superior Spider-Man, lesquelles visaient parfois à préparer leurs personnages à cette grande aventure, Spider-Verse bénéficie d'une grande cohérence dans son écriture et son édition. Elle a été précédée de plusieurs one-shots très courts intitulés Edge of the Spider-Verse (malheureusement souvent restés inédits en français), dont l'enjeu était d'introduire de nouveaux Spider-personnages. Dans la collection Marvel Noir (située dans les années 30 et dotée d'un côté polar très affirmé), entre X-Men Noir, Luke Cage Noir (!) et Wolverine Noir, on trouvait donc un Spider-Man Noir.
Au passage, à cette occasion a été créé une nouvelle variation féminine de Spider-Woman devenue INSTANTANÉMENT très, mais alors TRÈS populaire auprès des fans, si bien que sa série et elle ont aussitôt été rebaptisées Spider-Gwen.
Et donc existe aussi le Spider-Man de Miles Morales issu de la saga Ultimate Spider-Man de Terre-1610, qui précède de quatre ans celle de Spider-Verse.

5.12.18

Ça y est, Disney aussi se met à faire des chefs-d'œuvre complets, totalement pétés 😍


Casse-Noisette et les Quatre Royaumes.

Film américain de Lasse Hallström et Joe Johnston (2018) avec Mackenzie Foy, Jayden Fowora-Knight, Keira Knightley, Helen Mirren, Morgan Freeman.
Genre : conte fantastique.

Londres, la veille de Noël, au XIXème siècle. Clara Stahlbaum, jeune fille passionnée de sciences et de mécanique, rechigne à se rendre à la réception donnée par son parrain, Drosselmeyer, où sa sœur aînée et elle sont supposées accorder ses premières danses à leur père.

En effet, la famille en deuil vient de perdre Marie, la mère des enfants, mais leur a légué des présents particuliers. Clara a reçu un curieux œuf de métal ouvragé, dont la clé lui est offerte lors de la réception de Noël, dans les Quatre Royaumes.

3.12.18

Geek Contest n°21 : le plus important dans la meute, c'est le leader.


Bonjour tout l'monde !

On se retrouve pour un Geek Contest qui a tout de suite attiré mon attention étant donné que son sujet est très intéressant et présent dans la culture populaire ! Je remercie sincèrement Kavaliero le Mafioso pour avoir décidé de nous faire parler, bah, de mafias, gangs et vendettas ^^

J'avais l'embarras du choix et maintenant que j'écris mon GC j'me rends compte que j'aurais pu parler d'autres jeux ou films mais vous me connaissez, ma définition a été stricte : Lord of War ce n'est pas vraiment une vendetta (=un conflit armé d'un seul homme contre ses ennemis), pas plus que le diptyque Che de Soderbergh (dont j'ai vu que le premier film d'ailleurs), et Scarface m'intéresse pas des masses (ni l'original, que j'ai pas vu, ni le remake de Brian de Palma).

Non, moi cette fois j'ai décidé de placer les syndicats du crime sous un angle précis : la puissance du chef. Malheureusement ça élimine Volte-Face, excellent film de John Woo (mais on n'y voit pas vraiment l'organisation terroriste de Castor Troy) et Infernal Affairs (un chef d'œuvre hong-kongais que je vous recommande, centré sur un policier et criminel, et qui a été recopié par Martin Scorcese avec Les Infiltrés), mais j'ai quand même eu de bonnes idées.
Allez c'est parti, enfreignons la loi (non) !