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23.11.20

Le film qui donne des leçons de ciné à la Warner

(la phrase d'accroche dit "ce pays a besoin de patriotes")

Gundala.

Film indonésien de Joko Anwar (2019) avec je vais les nommer mais franchement vous et moi on connaît aucun de ces noms, Abimana Aryasatya, Tara Basro, Bront Palarae, Lukman Sardi et Ario Bayu.

Genre : super-héros.

Vu en VF.

Jakarta, Indonésie, de nos jours. Sancaka est un modeste agent de sécurité dans l'imprimerie d'un grand journal. Comme beaucoup, il assiste presque quotidiennement aux violences sociales et physiques qui frappent la ville alors que le mystérieux Prêcheur contrôle la plupart des membres du Parlement et que même les enfants des rues forment des bandes errantes et agressives.

Lui-même orphelin et ancien sans-abri, Sancaka a survécu en se détournant des problèmes autour de lui, ne se battant que pour lui-même. Mais un jour, après avoir été passé à tabac par une bande de voyous et jeté depuis le toit de l'imprimerie, il est frappé par la foudre.

Et contre toute attente, il se relève indemne.

7.8.20

DarkRiketz est en vacances, et maintenant ?

Je parle du blog hein, pas de moi.

Enfin si, moi aussi je suis en vacances, mais on s'en fout de ça. Je parle du fait que l'article précédent (vous êtes pas obligé·e de le lire, c'est un film de merde. Ou plutôt si, lisez l'article pour ne jamais risquer de voir le film.) sera le dernier que j'aurai publié (futur antérieur, parce qu'il est déjà en ligne, connaissez vos temps composés)  avant un bon moment parce que désormais je vais m'atteler - plus sérieusement que la dernière fois - à l'écriture de mon roman, Les Mille-Griffes.

Mais qu'est-ce que ça change pour le blog ? (oui ça change des choses ^^)

Ben déjà, fait évident, y'aura pas de nouvel article (celle-là vous l'avez pas vue venir).

Ensuite, je suppose que vous êtes arrivé·e sur mon blog depuis Twitter (de quoi non ? Comment vous m'avez trouvé alors ? Dites-le moi, ça m'intrigue, en plus personne ne poste jamais de commentaire et j'en suis le premier désolé, vous pouvez me dire ce que vous pensez de mes articles hein ^^) et c'est là-bas que darkriketz.blogspot.com va continuer à vivre activement. Mais pas uniquement, je vous rassure, des changements moins visibles auront lieu aussi ici, et je propose d'en faire la liste, ce sera clair :

 - déjà, si vous l'avez pas remarqué (ce qui est tout à fait possible, vu sa position sur le blog), le module des Favoris s'est agrandi d'un bouton, celui de ma camarade écrivaine Encre de Calame (il est facile à reconnaître, y'a un zozieau dessus et son nom à côté dudit) - vous pouvez aller lire ce qu'elle écrit, je suis pas fan du nom Aradaeïa (...c'est bien ça hein ? XD) parce qu'il répond à un cliché des noms de pays en fantasy (Andalasia, Alagaësia, Fantasia, Terra, Spira, Gaïa, Héra, ...GWENDALAVIR, y'en a qui ont des idées parfois ! ^^) mais en vrai son histoire a l'air très intéressante et elle y met beaucoup d'efforts ^^

 - ensuite, la remise en forme d'anciens articles :

  • Il faut savoir qu'une petite partie de mes articles vient en fait de mon blog à l'époque où il était sur une autre plate-forme de blog (cowblog.com) et que niveau police et mise en page c'est assez différent de ce qui a été écrit après mon arrivée sur Blogspot, du coup je vais uniformiser tout ça.
  • Les articles de cuisine seront aussi remaniés parce que la plupart ne sont pas très sérieux (en termes de formulation, je veux dire), et j'en suis pas satisfait. Quitte à partager des recettes, autant le faire bien.
  • Y'a aussi pas mal d'articles qui ont des images disparues (parce que ce sont des images que je n'héberge pas et qui ont disparu des emplacements où j'avais pris leurs liens), du coup c'est aussi un souci de mise en page à corriger.

Voilà, ça c'est pour les changements (assez peu perceptibles) qui auront lieu ici même.

Maintenant, pour revenir vers mon Twitter (@DarkRiketz), je vais créer un thread (probablement permanent, je sais pas encore) qui s'appellera l'Hebdo du blog où, comme son nom l'indique, je repartagerai d'anciens articles qui me semblent intéressants et pertinents, une fois par semaine (le samedi après-midi). Par contre je vais commencer qu'à partir du 15 août, parce que demain (samedi 8 août) je prépare mon séjour à Montpellier.

Pour ce qui est des Mille-Griffes, enfin, je rappelle qu'une présentation de mes futurs romans est dispo sur la page dédiée, et pour ce qui est de la lecture proprement dite, dans un premier temps j'en parlerai pas mais quand suffisamment de chapitres auront été rédigés, corrigés et publiés, je créerai également un thread sur mon Twitter qui sera mis à jour régulièrement (je pense).

Voilà, c'est fini pour les annonces, maintenant je vous remercie pour votre lecture présente ou passée, vous souhaite une bonne fin de journée et vous donne rendez-vous chez l'oisillon bleu !

Salut !

6.8.20

Les Américains ont un sérieux problème avec la limite entre licence poétique et respect de la loi.

Fifty shades of Grey.

Film américain de Sam Taylor-Johnson (2015) avec Dakota Johnson, Jamie Dornan, Eloise Mumford, Max Martini.
Genre : romance érotique.
Vu en VOST.

Portland, États-Unis, de nos jours. Anastasia Steele est une étudiante en littérature anglaise qui rencontre par hasard le richissime et mystérieux Christian Grey pour une courte interview. Elle est immédiatement fascinée par l'assurance autoritaire de l'homme d'affaires, qui pour sa part s'intéresse de près à elle.
D'injonctions successives en tentatives de séduction, Ana et Christian décident alors d'établir une relation d'autant plus incertaine que l'homme est adepte de la domination absolue.

ALORS, je vais préciser d'emblée dans quel contexte j'ai vu ce film pour que ce soit clair. Déjà : pas de mon plein gré (enfin j'aurais pu l'éviter mais j'ai qu'une parole et je m'y tiens, sens de l'honneur de merde là). En fait y'a quelques années, ma ptite sœur Caroline (Studinano) a évoqué sur Twitter le fait de voir Fifty shades of Grey en plein boom médiatique de cette saga archi-connue, et j'ai rétorqué, narquois, que si elle le faisait, non seulement je le ferais aussi, mais en plus je l'articlerais.
Ce qui est clairement une idée de merde quand on connaît Caro parce qu'elle ADORE regarder de la merde pour ensuite s'en moquer, presque autant qu'elle adore troller des abrutis dans des publications publiques sur Facebook. Bref : elle a regardé le film, et si, depuis l'temps, elle a oublié ce défi, pas moi >_>
Ben, du coup... parlons-en...

3.8.20

Rome, l'Orient et les pirates (2) : l'expansion orientale et l'avènement des imperatores.

Bonjour Internet !
Voici la suite et la fin de l'histoire commencée dans l'article précédent : Rome face à l'Orient au Ier siècle avant notre ère

Tout a commencé autour de 133 avant notre ère : la république romaine a conquis la Grèce en 146, alors même qu'elle ne contrôle pas directement l'ensemble de l'Italie et n'influence le bassin méditerranéen occidental que grâce à des alliances et des cités fédérées. En 133, le souverain Attale III du royaume de Pergame meurt sans héritier et confie à Rome le soin de lui trouver un successeur : à l'issue d'une guerre courte et violente contre un prétendant, la république établit alors la province d'Asie sur le territoire de Pergame et devient une puissance orientale.

Alors que Rome est mise en péril par Jugurtha, roi de Numidie qui aspire à devenir maître de l'Afrique après la disparition de la république de Carthage, Mithridate, le roi du Pont, en Orient, se renforce au détriment de ses voisins en Bithynie, en Cappadoce et en Arménie. Parallèlement, la province séleucide de Cilicie, affaiblie par la misère et les guerres entre royaumes issus de l'empire d'Alexandre le Grand, devient le foyer d'une immense vague de piraterie qui prend très vite le contrôle de la Méditerranée orientale et centrale, depuis la Judée jusqu'à la Grèce et même les côtes italiennes. Les Romains réagissent aussitôt, mais sont trop occupés par ailleurs (et pas doués pour la guerre navale) pour endiguer la menace.


Buste de Mithridate VI Eupator en Hercule (avec une peau de lion sur la tête) du Ier siècle avant notre ère, Musée du Louvre, Paris.

Par la suite, Mithridate s'efforce de concentrer son pouvoir en Anatolie en installant des fidèles sur les trônes voisins (notamment en Cappadoce), ce que Rome ne peut empêcher puisqu'elle est empêtrée dans la Guerre Sociale, un conflit qui l'oppose aux cités fédérées du sud de l'Italie, en révolte face au poids politique et militaire de la République. En outre, la cité est en proie aux ferments d'une guerre civile entre deux courants opposés de nobles, les optimates conservateurs et les populares populistes. Rome est donc incapable de combattre Mithridate, qui finit par pousser jusqu'à l'ouest de l'Anatolie et à la province romaine d'Asie. Là, il massacre les Romains, traverse la mer Égée vers la Grèce et incite les populations locales à se révolter contre l'Italie tout en plaçant son entourage à la tête des royaumes occupés.

Au bout de quelques années et après avoir vaincu les cités italiennes fédérées (mais en leur accordant le droit romain et donc l'intégration dans la République), Rome, au paroxysme de la guerre civile, est déchirée entre deux grands généraux : Sylla, chef des optimates, et Marius, meneur des populares. Les combats et les massacres dans la ville sont nombreux, mais après la mort naturelle de Marius, Sylla se retrouve seul chef de guerre contre les armées du Pont, qu'il écrase en Grèce et repousse en Anatolie.
Cependant, la menace de Mithridate n'est pas éliminée, la soif de pouvoir politique des généraux romains est croissante, et les pirates de Cilicie maîtrisent encore tout le bassin méditerranéen oriental.

31.7.20

Un premier pas dans les comics ? Une première page, vous voulez dire ?

Bonjour Internet !

Cela fait plus de 30 ans maintenant que les super-héros fournissent régulièrement des films plus ou moins bons à Hollywood, car comme l'a fort bien expliqué la vidéaste Ana D. il y a quelques années, si le phénomène était déjà existant dans les années 1990, il s'est surtout confirmé, après quelques lamentables échecs, par le succès commercial et critique du X Men de Bryan Singer en 2000.
Dans la lignée des mutants de Marvel ont suivi Spider-Man avec trois films par Sam Raimi et, parallèlement, le groupe de Charles Xavier avec la saga X Men qui a même autorisé deux séries personnelles, celle de Wolverine et celle de Deadpool.

De son côté, la Distinguée Concurrence (DC comics) n'est pas en reste avec des films Superman et Batman dès les années 1980-90 malgré un passage à vide seulement interrompu par le Batman Begins de Christopher Nolan en 2005, suivi de près par le Superman Returns de Bryan Singer en 2006, preuve qu'en matière de réalisateurs qui travaillent pour divers studios de comics, Joss Whedon n'a rien inventé ^^


Mais évidemment, quand on pense aux films de super-héros, on pense avant tout aux univers étendus que sont le Marvel Cinematic Universe initié par Iron Man en 2008 et au DC Extended Universe débuté par Man of Steel en 2011 : ce sont eux qui, plus que les précédents, ont nourri l'univers des super-héros dans tous les sens : ils ont permis la création de nouvelles séries télévisées, de nouveaux jeux vidéo et, assez logiquement, de nouveaux comics qui mettent en scène des personnages exhumés pour les films ou pour qui Hollywood a été l'occasion de nouveaux récits.

Autant dire que ces vingt dernières années ont été la période idéale pour se mettre aux comics si vous êtes un peu curieux·se, mais admettons-le : les comics de super-héros, c'est énorme, ça fait à peu près 80 ans que ça existe, 60 ans que les personnages les plus célèbres au cinéma sont apparus, on sait pas par où commencer et à quel moment débuter une série.
C'est là que j'interviens : même si, je le rappelle, les comics, à fortiori ceux de super-héros, ne se résument pas à DC et Marvel, voilà pour moi une sélection personnelle de ma part de quelques one-shots, dans ces deux maisons d'éditions, par lesquels il est possible d'entrer dans l'univers. Allez, c'est parti !

2.7.20

Rome, l'Orient et les pirates (1) : la république fragilisée

Le présent article sera le premier d’une série de deux consacrés à la première partie de la guerre civile des imperatores, les généraux de la fin de la république romaine. Il peut tout à fait être lu dans la continuité (ou avant) des articles consacrés à Jules César et à Auguste, puisque ces derniers incarnent les seconde et troisième phase de la guerre civile des généraux, qui mènera à terme à la disparition de la république et à l’instauration du Principat, forme de pouvoir beaucoup plus personnelle incarnée en premier lieu par César Octavien, que l’on connaît sous le nom d’Auguste.
Voyez donc l’article que vous allez lire et sa suite prochaine comme la préquelle de la vie de Jules César et de son fils adoptif ^^

J’ai assez longuement évoqué à propos de la dynastie julio-claudienne le fait que, parmi les nombreux ennemis de Rome qui ont jalonné l’histoire de la cité devenue empire, les Germains figuraient en bonne place (parce que c’est une question qui m’intéresse particulièrement, tmtc, j’ai même fait un article à propos de ma légitimité à vulgariser).

Mais il faut savoir que si l’Occident devenu romain (l’Espagne, la Gaule et plus tard la Bretagne) a présenté un défi pour la cité italienne – parce que les sociétés locales y étaient en moyenne moins urbanisées, moins élaborées et parce que le territoire était moins transformé qu’en Orient, dans cette dernière partie du monde antique, les adversaires de Rome étaient beaucoup plus vénères – et on pense bien sûr aux Parthes, héritiers politiques et territoriaux des Perses.

Aujourd’hui on va parler à la fois d’un fléau endémique de la Méditerranée orientale auquel s’est confrontée Rome, ainsi que d’un autre redoutable ennemi des Romains, moins durable dans le temps que les Germains ou les Parthes, mais tout aussi emblématique culturellement et politiquement qu’un Hannibal ou un Spartacus, au sein d’une période qui changera à jamais les rapports politiques et militaires entre Rome et le monde antique.