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3.12.18

Geek Contest n°21 : le plus important dans la meute, c'est le leader.


Bonjour tout l'monde !

On se retrouve pour un Geek Contest qui a tout de suite attiré mon attention étant donné que son sujet est très intéressant et présent dans la culture populaire ! Je remercie sincèrement Kavaliero le Mafioso pour avoir décidé de nous faire parler, bah, de mafias, gangs et vendettas ^^

J'avais l'embarras du choix et maintenant que j'écris mon GC j'me rends compte que j'aurais pu parler d'autres jeux ou films mais vous me connaissez, ma définition a été stricte : Lord of War ce n'est pas vraiment une vendetta (=un conflit armé d'un seul homme contre ses ennemis), pas plus que le diptyque Che de Soderbergh (dont j'ai vu que le premier film d'ailleurs), et Scarface m'intéresse pas des masses (ni l'original, que j'ai pas vu, ni le remake de Brian de Palma).

Non, moi cette fois j'ai décidé de placer les syndicats du crime sous un angle précis : la puissance du chef. Malheureusement ça élimine Volte-Face, excellent film de John Woo (mais on n'y voit pas vraiment l'organisation terroriste de Castor Troy) et Infernal Affairs (un chef d'œuvre hong-kongais que je vous recommande, centré sur un policier et criminel, et qui a été recopié par Martin Scorcese avec Les Infiltrés), mais j'ai quand même eu de bonnes idées.
Allez c'est parti, enfreignons la loi (non) !


Jeu vidéo : tir groupé sur la série Elder Scrolls.

J'aurais pu citer GTA Vice City et c'était ma première idée (la seconde en fait, après The Saboteur qui est une vendetta d'un pilote irlandais contre un nazi dans Paris occupé durant la 2GM), mais j'adore l'ironie de ces jeux vidéo.
À l'exception de The Elder Scrolls Online (parce que c'est un MMO), le personnage principal incarné par le joueur ou la joueuse est toujours une figure héroïque, de stature légendaire. Dans les deux jeux que j'ai joués, Oblivion et Skyrim, il s'agit tout bonnement de sauver le monde.

D'une part face à l'invasion daedrique de Mehrunes Dagon à la faveur d'une faillite impériale (invasion qui a eu un précédent historique - ou a été photocopiée par Bethesda, c'est selon - avec celle de Molag Bal, dans des circonstances similaires, dans TESO), et d'autre part face au dragon Alduin qui menace la stabilité du pouvoir en Bordeciel, voyage entre le monde des morts et celui des vivants, et a été annoncé comme le dévoreur des mondes (rien que ça).

Blague à part, la Confrérie Noire c'est aussi une société secrète, et en tant que société, elle a des lois, un code, qui inclut notamment de ne pas tuer d'innocents. Un seule châtiment pour toute infraction à ces lois : la colère de Sithis, le dieu de la mort. Rien que ça.

Et accessoirement, dans le cadre des quêtes annexes, ce même personnage principal légendaire devient chef de la Guilde des Voleurs et Oreille Noire de la Confrérie Noire.
Ouais, apparemment le cumul des mandats est possible au point d'aller saluer les comtesses, ducs et jarls comme des potes, de tutoyer les rois, et aussi de commander deux des plus grandes organisations criminelles de Tamriel, des maux nécessaires (en tout cas le second) pour canaliser la violence sur le continent. La base.


Film : The Dark Knight : le chevalier noir.

Le second volet des aventures modernes de Batman (à l'exclusion du projet DCCU) est un modèle en la matière, puisque s'il part d'un homme seul - le Joker - il reprend l'univers posé par Batman Begins et notamment ses grandes forces criminelles.
Ici, après l'internement de Carmine Falcone (l'excellent Tom Wilkinson) à l'asile d'Arkham, c'est Salvatore Maroni (Eric Roberts) qui reprend le commandement de la mafia italienne de Gotham, mais on rencontre aussi des criminels afro-américains (dirigés par Gambol), russes (dirigés par un mec sans nom, il est juste crédité comme Le Tchétchène et joué par Ritchie Coster) et chinois avec Lau, comptable corrompu incarné par Ng Chin Han (vous l'avez entr'aperçu dans Captain America Winter Soldier et il est plutôt bel homme en fait).

"bon alors je viens effectuer une OPA hostile sur votre trust criminel : désormais c'est moi le patron et si vous êtes pas contents vous pourrez dire bonjour à ma copine la grenade à fragmentation. Cordialement, le patron."

Et au sommet de cette pyramide criminelle, après avoir tué Gambol, assisté à l'arrestation de Maroni, brûlé Lau et donné le Tchétchène à ses chiens, il y a donc le Joker, assez puissant pour corrompre la police, faire enlever Rachel Dawes et Harvey Dent, monter un super plan à base de navires et de bombes et obliger Batman à porter le masque d'un tueur de procureur.
On rigole pas avec le bouffon de DC.

Série : Marvel's Daredevil.

Dans le même genre que The Dark Knight, on a le polar noir made in Marvel sur Netflix (pour rappel je l'ai articlé ici) et les mécanismes sont semblables. J'ai trouvé ça très bien introduit d'ailleurs : les criminels de Hell's Kitchen sont divisés, ils ont des intérêts divergents, sont même en rivalité parfois, mais ils sont unis sous la poigne impitoyable de Wilson Fisk.
Dans la saison 1, les Chinois de Madame Gao produisent la drogue, les Russes la revendent, les Japonais manipulent l'immobilier, et le comptable Leland truque tout ça derrière des sociétés-écrans.

Dans la saison 2, le Punisher est confronté aux Dogs of Hell, aux Irlandais et aux Cartels mexicains qui sont en partie responsables de la mort de sa famille lors d'une énorme tuerie à Central Park, tandis que Fisk contrôle la prison où il se trouve et manipule Frank Castle pour saper les autorités à New York.
Dans la saison 3 (qui hélas sera la dernière), le Caïd est de retour et sort de prison après avoir fait éliminer un gang rival, manipule le FBI et s'efforce de redevenir le point central de la criminalité new yorkaise.

Et puis lui avoir mis un costume blanc dans la saison 3 c'est du génie parce que c'est comme ça qu'il est dans les comics ^^

Bref, ce personnage est incroyable, il possède une influence et une autorité indéniables dans l'univers Marvel et je suis content de voir à quel point c'est bien retranscrit à l'écran et fort bien incarné par Vincent d'Onofrio.


Livre : la trilogie de Wielstadt.

Bien souvent, le crime est un mal nécessaire : dans Lord of War, Yuri Orlov explique à un agent américain que les revendeurs d'armes indépendants comme lui permettent aux États-Unis de déléguer le travail. Dans les Elder Scrolls, la Confrérie Noire contrôle les assassinats en éliminant les indépendants, afin que tous les meurtres restent parfaitement sous contrôle.

Et dans la cité allemande fictive de Wielstadt, la Cour des Gueux est le pendant fictif de la Cour des Miracles (qui a vraiment existé hein, y'en avait même plusieurs), un refuge pour les voleurs, les miséreux, les mendiants, dans lequel règne le Roi Misère et où même le personnage principal, Kantz, ne se rend qu'invité et avec précaution. Un endroit où sont éliminés les pires monstres de la ville, sur lesquels la Prévôté ne peut exercer un jugement légitime.
J'adore.


Personnage célèbre : Al Capone.

Je reprends pas l'idée de Kavaliero, on a eu la même sans se concerter, c'est tout.
Et Al Capone c'est un peu le Wilson Fisk de notre réalité (je serais pas surpris si on me disait que c'est une inspiration pour le perso de Marvel d'ailleurs). Al Capone est le numéro 1 d'une époque où la criminalité en costume avait beaucoup plus de classe (l'un des grands noms étant également celui de John Dillinger, dépeint dans l'excellent Public Enemies de Michael Mann et fort bien incarné par cet enfoiré de Johnny Depp, confronté à Christian Bale en Melvin Purvis, l'agent du FBI qui a abattu Dillinger).

Al Capone est un tel baron du crime qu'il avait acquis l'influence et le pouvoir nécessaire pour manipuler les autorités, corrompre la police et échapper à la justice, avant de tomber pour fraude fiscale. À l'image du Moriarty de Sherlock Holmes, il semble qu'il ait été un criminel du genre à ne pas se salir les mains pour ne pas pouvoir être inculpé, si bien qu'il n'a jamais été jugé pour racket, corruption, proxénétisme, trafic d'alcool durant la Prohibition ou meurtre commandité, mais simplement parce qu'il ne déclarait aucun revenu et ne payait pas d'impôt en rapport avec ses gains...

Je terminerai avec une de ses plus célèbres citations, parce que je la trouve pleine d'humour noir et d'esprit.
"On obtient davantage en demandant poliment avec une arme à la main qu'en demandant juste poliment."

Voilà, c'était le Geek Contest sur les mafias, gangs et vendettas, à la prochaine !

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