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28.12.25

C'est officiel, les séries canadiennes c'est ma came !


Burden of truth.

Créatrice : Brad Simpson.
Origine : Canada.
Date de diffusion : entre janvier 2018 et mars 2021 sur CBS au Canada et à partir de mars 2021 sur 6play via Téva en France.
Nombre de saisons : 4 (soit 34 épisodes).
Genre : judiciaire, drame.
Vue en VQ.

Interprètes principaux :

Kristin Kreuk : Joanna Hanley, puis Joanna Chang, avocate de Winnipeg.
Peter Mooney : Billy Crawford, avocat de Millwood.
Star Slade : Luna Spence, lycéenne à Millwood.
Meegwun Fairbrother : Owen Beckbie, policier à Millwood.
Anwen O'Driscoll : Taylor Matheson, lycéenne à Millwood.
Nicola Correia-Damude : Diane Evans, conseillère d'éducation au lycée de Millwood.
Paul Braunstein : Sam Mercer, chef de la police de Millwood.

Winnipeg, Canada, de nos jours. Joanna Hanley est une avocate dure et impitoyable au sein d'un grand cabinet spécialisé dans le droit des entreprises codirigé par son père David Hanley.

Chargée de défendre une grande entreprise pharmaceutique, Joanna est envoyée dans la petite ville de Millwood pour confronter des jeunes filles souffrant d'une maladie inconnue. Problème : Joanna a passé les premières années de sa vie à Millwood et a quitté la ville avec son père, sans explication, durant l'adolescence. Elle y retrouve tous les fantômes de son passé.

20.7.25

La série froide la plus chaleureuse que tu puisses découvrir ! ♥


North of North.

Créatrices : Stacey Aglok MacDonald et Alethea Arnaquq-Baril.
Origine : Canada.
Date de diffusion : à partir de janvier 2025 sur les chaînes canadiennes CBC et APTN et sur Netflix.
Nombre de saisons : 1 de 8 épisodes.
Genre : comédie.
Vue en VOST.


Interprètes principaux :

Anna Lambe : Siaja, jeune mère inuit de 26 ans.
Mary Lynn Rajskub : Helen, gestionnaire de la ville.
Maika Harper : Neevee, la mère célibataire de Siaja.
Jay Ryan : Alistair, prospecteur pour une entreprise environnementale.
Braeden Clarke : Kuuk, le jeune assistant et ami d'Alistair.
Kelly William : Ting, le mari de Siaja et golden boy de la ville.


Siaja, jeune femme inuite vivant dans la petite ville d'Ice Cove, dans le territoire du Nunavut, est lassée de sa vie de mère au foyer et d'épouse aimante. Cherchant à accomplir quelque chose pour elle-même, elle veut travailler pour le centre communautaire d'Ice Cove où elle est déjà volontaire bénévole. Problème : son mari Ting, charmant et populaire pilote, refuse d'accorder à Siaja cette indépendance, qui est également moquée avec dérision par Neevee, la propre mère de celle-ci.

27.5.25

La nostalgie, est-ce que c'est vraiment si bien que ça ?


Charmed.

Créatrice : Constance M. Burge.
Origine : États-Unis.
Date de diffusion : entre octobre 1998 et mai 2006 sur The WB aux États-Unis et de février 1999 à novembre 2006 sur M6 en France.
Nombre de saisons : 8 (soit 178 épisodes).
Genre : fantastique, romance.
Vue en VF.

Interprètes principaux :

Shannen Doherty : Prue Halliwell.
Holly Marie Combs : Piper Halliwell.
Alyssa Milano : Phoebe Halliwell.
Rose McGowan : Paige Matthews.
Brian Krause : Leo Wyatt, l'ange gardien des sœurs Halliwell.
Julian McMahon : Cole Turner/le démon Balthazar.
Dorian Gregory : inspecteur Darryl Morris.

San Francisco, de nos jours. Prudence et Piper Halliwell vivent dans le manoir familial où elles ont grandi et sont seules depuis la mort de leur grand-mère, qui les a élevées. Tandis que la première s'apprête à intégrer une prestigieuse galerie d'art, la seconde est chef dans un restaurant. Mais le retour de New York de leur jeune sœur Phoebe va déclencher une série d'événements imprévisibles : la jeune femme trouve dans le grenier du manoir un vieux grimoire qu'elle lit, activant par mégarde les pouvoirs des trois sœurs.

Les Halliwell découvrent alors qu'elles sont des sorcières bienfaisantes et que de nombreux êtres maléfiques vont désormais s'efforcer de les tuer.

4.11.24

La série qui fout la honte à Star Wars.



The Orville.

Créateur : Seth MacFarlane.
Origine : États-Unis.
Date de diffusion : entre septembre 2017 et avril 2019 sur la Fox aux États-Unis puis dès septembre 2021 sur Disney+ en France et en Suisse.
Nombre de saisons : 3 saisons (soit 36 épisodes).
Genre : science-fiction, comédie.
Vue en VOST.

Interprètes principaux :

Seth MacFarlane : Capitaine Ed Mercer de l'USS Orville.
Adrianne Palicki : Commandeur Kelly Grayson, officier en second.
Peter Macon : Lieutenant-Commandeur Bortus, troisième officier.
Scott Grimes : Lieutenant Gordon Malloy, pilote de l'Orville.
Penny Johnson Jerald : Dre Claire Finn, médecin-chef de l'Orville.
Mark Jackson : Isaac, ambassadeur Kaylon et scientifique de bord.
J. Lee : Lieutenant-commandeur John LaMarr, ingénieur en chef.
Halston Sage : lieutenant Alara Kitan, chef de la sécurité.
Jessica Szohr : lieutenant Talla Keyali, chef de la sécurité succédant à Alara Kitan.
La Terre au 25ème siècle. Le capitaine Ed Mercer, après des années à œuvrer fidèlement au service de l'Union des Planètes, reçoit le commandement d'un vaisseau d'exploration, l'USS Orville. Il rencontre très vite ses officiers supérieurs, parmi lesquels un Moclan issu d'une race entièrement masculine et misogyne, une Xelayan douée d'une force surhumaine, ou encore un Kaylon, émissaire d'un peuple de robots qui considèrent inférieures les espèces organiques.

Mais le vrai problème survient quand Ed reçoit le nom de son officier en second : Kelly Grayson, son ex-épouse, dont il a divorcé un an plus tôt après qu'elle l'a trompé avec un alien.

17.3.22

Du voyage dans le temps sans voyager dans le temps.


Travelers.


Créateur : Brad Wright.
Origine : Canada.
Date de diffusion : entre octobre 2016 et décembre 2017 sur Showcase au Canada puis dès décembre 2016 sur Netflix pour le monde.
Nombre de saisons : 3 saisons de 12, 12 et 10 épisodes respectivement.
Genre : science-fiction, drame psychologique.
Vue en VOST.



Interprètes principaux :
Eric McCormack : agent du FBI Grant McLaren / Voyageur 3468.
McKenzie Porter : Marcy Warton / Voyageuse 3569.
Nesta Cooper : Carly Shannon / Voyageuse 3465.
Jared Abrahamson : Trevor Holden / Voyageur 0115.
Reilly Dolman : Philip Pearson / Voyageur 3326.
Patrick Gilmore : David Mailer, travailleur social pour Marcy Warton.
Les États-Unis, à notre époque. Marcy Warton, jeune femme souffrant de lourd handicap mental et travaillant comme femme de ménage dans une bibliothèque, Carly Shannon, mère célibataire en situation précaire, Trevor Holden, lycéen sportif et arrogant, et Philip Pearson, jeune héroïnomane à la dérive, ne se connaissent pas, mais ils ont un point commun : ils sont surveillés par l'agent du FBI Grant MacLaren dans le cadre d'une enquête sur la cyber-criminalité.

Un jour, les cinq personnages subissent des accidents ou agressions qui auraient dû provoquer leur mort, mais sont sauvés in extremis : des Voyageurs, êtres humains venus d'un lointain futur, ont téléchargé leur conscience dans leurs esprits quelques instants avant leur décès pour former une équipe vouée à préserver l'humanité d'un avenir apocalyptique.

15.11.21

À mi-chemin entre Highlander et Rizzoli & Isles.


Forever.

Créateur : Matt Miller.
Origine : États-Unis.
Date de diffusion : du 22 septembre 2014 au 5 mai 2015 sur ABC puis en France sur TF1.
Nombre de saisons : 1 saison de 22 épisodes.
Genre : fantastique, drame, policier.
Vue en VF.

Interprètes principaux :
Ioan Gruffudd : Docteur Henry Morgan, médecin légiste.
Judd Hirsch : Abraham "Abe" Morgan, son fils, antiquaire.
Alana de la Garza : inspectrice Jo Martinez, police de New York.
Lorraine Toussaint : lieutenant Joanna Reece, police de New York.
Donnie Keshawarz : détective Mike Hanson, police de New York.
Joel David Moore : Lucas Wahl, l'assistant d'Henry Morgan à la morgue.

New York, de nos jours. Le docteur Henry Morgan est médecin légiste au centre médico-légal de la police, qu'il aide à résoudre des affaires de meurtre. Mais dans sa vie privée est beaucoup plus compliquée : il vit avec son fils Abraham, qui possède une boutique d'antiquaire et semble avoir deux fois son âge. En effet, Henry Morgan, qui ne peut mourir définitivement ni vieillir, est âgé de plus de 200 ans.

Un jour, son téléphone sonne : un mystérieux interlocuteur prétend tout savoir de son secret et avoir lui-même 2000 ans.

11.10.21

La phase pandémique et télévisuelle de Marvel.

 Alors je tiens à dire d'emblée que cet article ne consacre pas mon retour vers le blogging, parce que j'ai toujours un roman à écrire (d'ailleurs ça avance pas beaucoup cette histoire >_<), mais j'ai lu y'a des années de ça qu'écrire ou parler des œuvres culturelles que l'on découvre permet d'affiner et d'approfondir l'impression à chaud qu'on peut en avoir, et je suis assez d'accord. Il m'est arrivé au fil des années de changer complètement d'avis sur des films ou des séries entre leur première découverte et le recul de quelques mois ou années (Jurassic World par contre, je l'ai adoré au ciné, mais c'est à chier. J'adore toujours autant, mais c'est naze.), à force de revoir et de réfléchir.

Concernant le présent sujet, j'ai récemment vu au cinéma (avec presque personne dans la salle, bigup à Nom D'un Bouquin) le film Shang-Chi et les Dix Anneaux, le dernier Marvel en date, et j'ai absolument ADORÉ pour tout un tas de raisons - mais on va en reparler. Je l'ai aussi trouvé très pertinent dans la continuité longue du MCU - et on va en reparler - du coup j'ai songé à évoquer publiquement, quelque part, mon impression sur ce film.

C'est la blogueuse et libraire Nom D'un Bouquin qui m'a donné l'impulsion pour le faire, alors que je lisais ses deux articles sur son été et sa rentrée Marvel, qui couvre les publications du MCU entre WandaVision début 2021 et Shang-Chi sorti au cours de l'été : comme je suis un incorrigible copieur des bonnes idées, j'ai décidé de faire pareil et d'évoquer ce que j'ai pensé à propos de toute la phase du MCU qui suit Aveng... je veux dire, Spidey Far From Home (non, je l'aime toujours pas, et oui, c'est toujours affligeant d'avoir gaspillé Mysterio de la sorte) et qui a surtout été marquée par des séries télés, la faute à des cinémas inaccessibles pendant la pandémie du Covid-19/20/21.

Ah, et quand t'auras fini de lire mon article (merci beaucoup ♥), tu pourras aller lire ceux de Nom D'un Bouquin, dans cet ordre :

- son été avec Marvel

- sa rentrée avec Marvel

Et si jamais après ces articles, t'as encore envie de MCU, j'te rappelle que j'ai publié un article concluant mon expérience de la Saga de l'Infinité ici.

14.4.21

Alors c'est Jumanji et Les fils de l'homme qui font un petit, et ça tourne mal.


Zoo.

Créateur : Josh Appelbaum, André Nemec, Jeff Pinkner et Scott Rosenberg (ouais la série a 4 showrunners et avec le recul, ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille).
Origine : États-Unis.
Date de diffusion : du 30 juin 2015 au 21 septembre 2017 sur CBS et dès le 1er décembre 2015 sur TF1 en France.
Nombre de saisons : 3 saisons de 13 épisodes.
Genre : science-fiction, drame.
Vue en VOST.


Interprètes principaux.
James Wolk : Jackson Oz, guide de safari et spécialiste en biologie animalière.
Nora Arnezeder : Chloé Tousignant, analyste de la DGSE.
Nonso Anozie : Abraham Kenyatta, guide de safari.
Kristen Connolly : Jamie Campbell, journaliste d'investigation.
Billy Burke : Mitch Morgan, pathologiste vétérinaire.


Le Botswana, de nos jours. Jackson Oz, un Américain qui vit en Afrique avec sa mère depuis son adolescence après avoir fui son père, un scientifique animalier aux théories loufoques, est guide de safari avec son ami Abraham Kenyatta. Le premier assiste à une violente attaque d'une troupe de lions à laquelle échappe de justesse le second, ainsi qu'une touriste française, Chloé Tousignant.

À Los Angeles, la journaliste Jamie Campbell s'efforce d'enquêter avec Mitch Morgan, un spécialiste du comportement animalier, sur des faits similaires : deux lions se sont échappés du zoo et ont tué trois personnes avant d'être abattus.

Très vite, il apparaît que, partout sur la planète, les animaux sauvages comme domestiques adoptent un comportement imprévisible et agressif.

31.12.19

Enfin un animé japonais qui se défend !


Psycho-Pass.

Créateur : Motohiro Katsuyuki et Shiotani Naoyoshi (réalisation) et Urobushi Gen (écriture) pour le studio Production I.G.
Origine : Japon.
Date de diffusion : entre octobre 2012 et mars 2013 au Japon (sur ADN, Netflix, J-One et France 4 en Occident).
Nombre de saisons : 2 saisons de 22 et 11 épisodes de 20 minutes chacun.
Genre : animé, science-fiction.
Vue en VOST.


Le Japon, dans un futur proche. La société est désormais parfaitement pacifiée et organisée par le Système Sybil développé par le Ministère des Affaires Sociales. En effet, cette puissante intelligence artificielle contrôle tout le pays, depuis les productions automatisées jusqu'aux carrières professionnelles des habitants en passant par leur état d'esprit et le risque qu'ils puissent devenir violents.

Celui-ci, mesuré par les scans oscillatoires placés dans les rues, est exprimé par le "Psycho-Pass", une valeur numérique qui désigne la probabilité que les habitants commettent des violences et deviennent criminels. Pour les en empêcher, la Sécurité Publique emploie des criminels dormants nommés Exécuteurs, sous les ordres des Enquêteurs que vient de rejoindre la jeune Tsunemori Akane.

20.12.19

Bryan Fuller est définitivement mon showrunner préféré.


Wonderfalls.

Créateur : Bryan Fuller et Todd Holland.
Origine : États-Unis, Canada.
Date de diffusion : du 12 mars au 1er avril 2004.
Nombre de saisons : une saison de 13 épisodes.
Genre : fantastique, drame, humour.
Vue en VOST.


Interprètes principaux.
Caroline Dhavernas : Jaye Tyler,  jeune employée d'une boutique de souvenirs des Chutes du Niagara.
Tyron Leitso : Eric Gotts, jeune barman du Barrel débarqué du New Jersey.
Lee Pace : Aaron Tyler, frère aîné de Jaye et étudiant en doctorat des religions.
Tracie Thoms : Mahandra McGinty, meilleure amie sarcastique et afro-américaine de Jaye et serveuse au Barrel.
Katie Finneran : Sharon Tyler, sœur aînée de Jaye et Aaron et avocate en droit de l'immigration.
Diana Scarwid : Karen Tyler, mère de Jaye, Aaron et Sharon et célèbre autrice de guides de voyage.
William Sadler : Darrin Tyler, père de Jaye, Aaron et Sharon et médecin réputé.


L'État de New York, États-Unis, de nos jours. Jaye Tyler est une jeune diplômée de philosophie désabusée travaillant dans une boutique de souvenirs au pied des Chutes du Niagara, écrasée par la protection envahissante de sa famille à qui tout réussit.
Déjà mise à mal par les clients auxquels elle doit se confronter tous les jours, Jaye est encore plus désarçonnée quand des objets en forme d'animaux se mettent à lui parler pour la pousser à faire le bien autour d'elle.

19.3.19

Des têtes vont tomber.


Les Tudors.

Créateur : Michael Hirst.
Origine : Royaume-Uni, Irlande, États-Unis, Canada.
Date de diffusion : entre 2007 et 2010.
Nombre de saisons : 4 saisons d'environ 10 épisodes chacune.
Genre : historique.
Vue en VOST.

Interprètes principaux.
Jonathan Rhys Meyers : Henry VIII, roi d'Angleterre et d'Irlande.
Henry Cavill : Charles Brandon, Duc de Suffolk.
James Frain : Thomas Cromwell, Chancelier du roi (saisons 1 à 3).
Sarah Bolger : Princesse Mary Tudor, fils d'Henry VIII et Catherine d'Aragon (saisons 2 à 4).
Anthony Brophy : Eustache Chapuys, ambassadeur impérial à la cour d'Henry VIII, ami de Catherine d'Aragon et Mary Tudor.
Max Brown : Edward Seymour, Duc de Somerset, frère de la reine Jane Seymour et oncle du prince Edward.

Angleterre, début du XVIème siècle. Henry VIII Tudor à la tête d'un royaume qui cherche à s'affirmer en Europe, se trouve pris dans les rivalités entre les monarques récemment couronnés de la France et du Saint-Empire Romain-Germanique, François Ier et Charles Quint. Parallèlement et bien qu'il ait une fille, il désespère d'avoir un fils et héritier de son épouse la reine Catherine d'Aragon, tante de l'empereur Charles.

C'est à ce moment qu'Henry rappelle de France son diplomate, l'ambitieux Thomas Boleyn.


Les Tudors est une série majoritairement britannique créée par Michael Hirst, et ça va être important pour la suite. Ce showrunner a développé un style pour ses séries qu'on a retrouvé par la suite dans Vikings, et qui était déjà assez évident dans Les Tudors. En outre, cette série, qui succède de peu à Rome de la chaîne HBO (2005-2007) s'intègre dans une continuité éditoriale claire, l'avènement (ou le retour, pour autant que je sache) des séries télévisées historiques, avec la volonté de récupérer le public de la série américaine.
Sauf que, comme le confirmera Hirst par la suite avec Vikings et avec les interviews qu'il donnera autour de celle-ci, et contrairement à Rome, son objectif n'est absolument pas la fidélité historique : il se revendique entertainer, et il veut du divertissement.

19.11.17

Hell's Kitchen : réalisme et série noire chez Marvel.


Daredevil.

Créateur : Drew Goddard.
Origine : États-Unis.
Date de diffusion : à partir d'avril 2015 sur le réseau Netflix.
Nombre de saisons : deux de 13 épisodes chacune.
Genre : super-héros, polar.

Interprètes principaux.
Charlie Cox : Matt Murdock aka Daredevil, avocat chez Nelson et Murdock et justicier de Hell's Kitchen.
Helden Henson : Franklin "Foggy" Nelson, son meilleur ami, avocat chez Nelson et Murdock.
Deborah Ann Woll : Karen Page, assistante juridique chez Nelson et Murdock.
Vincent d'Onofrio : Wilson Fisk, membre principal d'une association du crime qu'il a créée.
Vondie Curtis-Hall : Ben Urich, journaliste usé mais toujours intègre au New York Bulletin.
Rosario Dawson : Claire Temple, infirmière et confidente de Matt Murdock/Daredevil.
Jon Bernthal : Frank Castle aka le Punisher, vétéran de l'Afghanistan, justicier brutal et solitaire.

Hell's Kitchen, New York, de nos jours. Matthew "Matt" Murdock et Franklin" Foggy" Nelson obtiennent la location d'un petit bureau afin d'y fonder leur cabinet d'avocats. Le quartier est cependant devenu très dangereux depuis la Bataille de New York entre les Vengeurs et l'armée chitauri de Loki d'Asgard.

En effet, certains gangs se sont unis pour prendre le contrôle des activités criminelles à Hell's Kitchen, dissimulées par les activités de reconstruction du quartier sinistré.

17.9.17

East Village : série noire et couleurs chez Netflix.


Jessica Jones.

Créateur : Melissa Rosenberg.
Origine : États-Unis.
Date de diffusion : à partir de novembre 2015 sur le réseau Netflix.
Nombre de saisons : une de 13 épisodes.
Genre : super-héros, polar, thriller psychologique.

Interprètes principaux.
Krysten Ritter : Jessica Jones, détective privée douée d'une force surhumaine, adoptée dans sa jeunesse par la mère de Trish Walker.
Mike Colter : Luke Cage, propriétaire d'un bar d'East Village, doué d'une force surhumaine et d'une peau impénétrable.
Rachael Taylor : Trish Walker, célèbre animatrice radio et sœur adoptive de Jessica Jones.
Eka Darville : Malcom Ducasse, voisin de Jessica Jones et junkie imprévisible.
Will Traval : Will Simpson, policier de Hell's Kitchen sous l'influence de Kilgrave.
Carrie-Ann Moss : Jeri Hogarth, froide et impitoyable avocate d'un puissant cabinet.
David Tennant : Kilgrave, ancien ravisseur et amant de Jessica Jones, capable de dominer quiconque par la suggestion vocale.

East Village, New York, de nos jours. Jessica Jones, jeune femme solitaire souffrant d'un syndrome post-traumatique, vient d'ouvrir son agence de détective privée. Elle abandonne, ce faisant, son ambition d'utiliser sa force surnaturelle pour servir le bien commun et l'héroïsme, mais tente aussi de fuir Kilgrave, un homme capable d'influencer n'importe qui par sa seule voix, et qui a soumis et brisé Jessica.

Cependant, sa première enquête est un dur retour à la réalité : une étudiante a disparu sans laisser de trace, apparemment sous l'influence de son mystérieux petit ami.

4.3.17

Dix petits soldats sur la BBC, se tuèrent jusqu'à ce que ce soit fini.


And then there were none.

Minisérie de Sarah Phelps pour la BBC (2015) avec Maeve Dermody, Aidan Turner, Burn Gorman, Toby Stephens, Charles Dance, Noah Taylor, Sam Neill, Miranda Richardson.
Durée : 3 épisodes de 55 minutes chacun.
Genre : drame, thriller.
Vu en VOST.

Été 1939, Angleterre. Huit personnes qui ne se connaissent pas, parmi lesquelles la gouvernante Vera Claythorne, le docteur Edward Armstrong, le juge Lawrence Wargrave, le détective William Blore ou encore le mercenaire Philip Lombard sont invitées par des connaissances communes, les Owen, dans la résidence luxueuse qu'ils possèdent sur Soldier Island, dans le Devon.
Ils y sont accueillis par les Rogers, un couple de domestiques discrets et rigides.

Le soir même, les hôtes ne sont toujours pas sur l'île, et les dix personnes sont publiquement accusées de meurtre par un habile montage.


Bon alors c'est une nouvelle adaptation du roman le plus connu d'Agatha Christie, Les dix petits nègres, dont vous avez sûrement déjà entendu parler à moins que vous ne l'ayez carrément lu – à l'époque de ma scolarité, il était notamment au programme du collège, si bien que je l'ai lu coup sur coup en 5ème à Dunkerque et en 4ème en Auvergne – et dont l'intrigue est bien connue.
J'ai entendu parler de cette nouvelle version dans un Chroma de Karim Debbache – je vous recommande d'ailleurs ce vidéaste et son travail incroyablement documenté et intéressant en matière de vulgarisation cinématographique – traitant des slasher-movies et de Silent night deadly night en particulier.
And there were none, le roman d'Agatha Christie, y était présenté probablement à juste titre comme l'un des fondateurs du genre slasher – littéralement « trancheur » – qui descend à priori de la culture populaire criminelle anglaise du XIXème siècle, Jack l'Éventreur en tête de file.

De fait, ce roman que j'ai toujours en estime sans pourtant lui témoigner beaucoup d'affection brille par des qualités généralement sous-estimées. Le mystère de sa narration repose à la fois sur la brutalité des mises à mort, jamais représentées dans le texte – les protagonistes trouvent les corps après coup – mais pourtant mises en scène selon une comptine odieusement sinistre, et sur le fait que le coupable n'est jamais connu dans l'intrigue – à l'exception d'un épilogue qui, comme nous l'enseigne les lois de l'écriture narrative en littérature et au cinéma, ne fait pas vraiment partie de l'intrigue, tout comme les scènes post-génériques ne font pas partie des films.
C'est du bonus pour ajouter des détails quoi.

Toujours dans la subtilité, ces Américains.

Bref, le fait que Karim Debbache dont les goûts culturels sont assez justes ait vanté cette adaptation – et le casting à pleurer d'émotion que j'ai découvert après l'avoir googlée (d'ailleurs à partir de maintenant va falloir que je dise « après l'avoir écosiée », grâce à Ecosia le moteur de recherche qui plante des arbres) – m'a incité assez rapidement à la découvrir.
Outre que c'est une actualisation assez élégante de l'histoire originale – j'ai bien dit actualisation et pas modernisation, à la manière d'un Sherlock de Gatiss et Moffat – cette minisérie recèle deux avantages.
Le premier, c'est la BBC à la production, une chaîne anglaise connue pour ses séries de très haute qualité d'écriture, de casting et d'interprétation – au hasard, Luther avec Idris Elba, Sherlock avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman, The Office avec Ricky Gervais (la version britannique, la seule qui compte), et pour les plus réticents, Doctor Who avec Christopher Eccleston, David Tennant, Matt Smith, Peter Capaldi, Jena Coleman et Karen Gillan.
Et le second avantage de cette nouvelle adaptation du roman, je l'ai dit, c'est son casting.

L'un des trucs qui anime et excite le plus le cinéphile que je suis est de voir des acteurices de seconds rôles – les petites mains omniprésentes du cinéma et des séries télé, loin des stars surcotées – dans des œuvres antérieures au moment où je les ai découvert-e-s, et dans des œuvres où ces interprètes sont très justes ou très inattendus.
L'un des exemples les plus parlants de mon sentiment à cet égard, c'est Charles Dance. Je l'ai découvert dans Game of Thrones, je l'ai redécouvert dans le vieux Last Action Hero, un film de mon enfance que j'adore, je l'ai vu dans l'excellent Ghostbusters de 2015, et le voilà dans Dix Petits Nègres. Dans le rôle idéal pour lui du juge Wargrave.
Basiquement, And there were none version 2015, c'est un buffet à volonté, c'est une énorme recette de pâtisserie, c'est une gâterie culturelle format Jumbo entièrement dédiée à ma passion pour le 7ème art : Charles Dance, Aidan Turner, Toby Stephens, Noah Taylor aka l'un de mes acteurs de seconds rôles préférés de l'univers, Sam Neill, Burn Gorman aka l'un des autres acteurs de seconds rôles préférés de l'univers, cette série est à pleurer, son casting est A-HU-RISSANT.


Bref, l'intrigue pour ceux qui connaissent pas – le roman est vieux, facile à trouver, pas cher, excellent, lisez-le vite, puis regardez cette adaptation \o/
Là où j'ai toujours eu le sentiment que le roman se déroulait plutôt dans les années 1920 – il est notamment question de la Grande Guerre dont le général MacArthur est un vétéran – il s'avère en fait que la présente adaptation replace le cadre au moment de la rédaction de l'ouvrage original, juste avant la Seconde Guerre Mondiale. Ce qui permet assez subtilement quelques dialogues sur le fait qu'Isaac Morris, l'exécutant à distance des Owen, est un Juif et qu'on peut jamais se fier à ces gens-là. En contrepartie, un cadre temporel plus précoce aurait eu le mérite de justifier les accusations de Blore à l'encontre de Lombard d'être un Fenian, soit un indépendantiste irlandais (je rappelle, la République d'Irlande est fondée en 1921).

Donc ça se passe un tout petit peu avant la 2GM, dont on ne parle quasiment pas – parce que l'intrigue des Dix Petits Nègres est toute entière tournée vers le passé, notamment le passé occulte des intervenants – et en plein été, ce qui met joliment en valeur Soldier Island, une île certes assez austère et rocheuse, loin de la côte, mais également surmontée d'une demeure moderne, basse, blanche et élégante, telle que décrite par Agatha Christie.


J'aime bien la manière dont cette série introduit les personnages progressivement, tout au long de l'intrigue et pas juste de manière artificielle au début. Très vite, les premières rencontres posent les caractères : Armstrong et Marston se croisent sur la route, préparant la construction du premier comme un instable en puissance et le second comme un inconscient désinvolte, tandis que Lombard harcèle Vera par des regards appuyés dans le train.
Mais, plus intéressant, les passagers se retrouvent sur le quai avant Soldier Island puis font le trajet jusqu'à la maison, un élément presque expédié dans le livre, qui ici permet de présenter chacun : Wargrave est vieux et digne, Blore est soupe au lait mais serviable et Lombard est un connard (désolé, je vois pas comment le définir autrement, c'est un type arrogant, égoïste et cynique qui s'assume).

Tout au long de cette minisérie en fait, le caractère de chacun-e et donc l'interprétation des personnages sont centraux dans l'intrigue et la mise en scène. J'ai toujours imaginé les Rogers plus vieux qu'ils ne le sont ici (d'autant plus qu'Ethel Rogers meurt quasiment de santé fragile), mais j'ai trouvé pertinent que le mari traite sa femme – l'image même de l'épouse soumise et de la domestique craintive – avec un dédain un peu paternaliste propre à l'époque de narration. Joué par Noah Taylor (vu un peu partout et notamment dans Game of Thrones où il est Locke, le bras droit coupeur de main de Roose Bolton), Thomas Rogers est un peu sec, l'acteur incarne bien (c'est une habitude pour lui on dirait, il a joué Hitler dans l'excellent film hongrois Max de Menno Meyjes) ce personnage digne au passé trouble que la série présente comme parfaitement coupable d'assassinat, loin de la « négligence supposée » du roman.

De haut en bas, Blore, Lombard et Armstrong. Trois caractères parfaitement interprétés par des acteurs de grand talent. Waw.

Plus tard, Toby Stephens (James Flint dans Black Sails) incarne bien pour sa part l'ancien alcoolique toujours sur le point de replonger, perpétuellement au bord de la crise de nerfs, tandis que Blore, un personnage assez négligé dans le livre d'Agatha Christie, est ici bien plus développé et humanisé au profit de Burn Gorman (vu un peu partout et notamment dans Game of Thrones où il est Karl Tanner, le chef des mutins de la Garde de Nuit chez Craster), notamment vers la fin, alors qu'il n'y a plus beaucoup de survivants et que les derniers se doutent qu'ils quitteront pas l'île. Il a cette scène que j'adore où il dit « j'ai une maison, un petit jardin, j'aime bien me poser là avec du thé, du fromage et des radis fraîchement cueillis », le mec aime les petits plaisirs de la vie simple, et il va finir assassiné juste parce qu'il a cassé la tête d'un homosexuel, ce qui n'était pas choquant à l'époque.

Ah, et puis j'ai parlé de Charles Dance (vu un peu partout et notamment dans Game of Thrones où il est Tywin Lannister (Dark à un moment ça va se voir que t'as la flemme de présenter les acteurs (mais non))) ; lui demeure tout au long de l'intrigue (et jusqu'à son dénouement) ce personnage courtois, discret, mais aussi autoritaire et parfois enclin à une dureté peu commune, j'ai adoré.
Après je pourrais parler de Sam Neill (Jurassic Park), très bon en vieux général avec des restes de force, qui sent l'embrouille venir à dix kilomètres, ou d'Emily Brent jouée par Miranda Richardson dont le rôle le plus notable est peut-être celui de Lady Van Tassel dans le Sleepy Hollow de Tim Burton. Son personnage est tellement froid et détestable qu'on regrette que sa mort ne soit pas plus spectaculaire – elle est d'une suffisance ahurissante avec Ethel Rogers et lui dit notamment qu'avoir une maladie des yeux est une faiblesse coupable, limite un péché, traite Vera Claythorne avec le même genre de dédain et dit plus ou moins que la comptine des Dix Petits Nègres c'est de la merde indigne du nom de poésie.


Mais le cœur de la narration est évidemment centré sur le couple final, ici mis en scène avec bien plus d'intimité et de tension sexuelle qu'un roman anglais de 1939 ne pouvait le faire. J'ai trouvé Maeve Dermody, interprète de Vera, absolument géniale, à la fois dans les flashbacks liés à Hugo et Cyril Hamilton – lesquels sont plus importants dans la mise en scène filmée – que dans la narration proprement dite sur l'île. Certes, l'actrice ressemble beaucoup trop à Emily Blunt et ça me perturbe, mais son glissement progressif vers la folie, la psychopathie et la survie à tout prix est parfaitement retranscrit, entre autres par l'attention qu'elle porte à la comptine des Dix Soldats (en anglais, dix petits nègres en français) et par son ultime pétage de câble à la fin.

Face à elle, Aidan Turner (alias Kili dans Le hobbit, y'a deux faux jumeaux, c'est celui qui ressemble pas à Dany Boon) est un Lombard parfait. Déjà, il est vraiment méchant, y'a pas de doute. Arrogant, charmeur, cynique, mais égoïste et fier de l'être. Il arrête pas de surnommer Blore de... bon, en français on va dire que ça donne un truc genre « gros lard », référence au fait que dans Les dix petits nègres, le policier est effectivement pas très athlétique. Au moment des réactions aux accusations publiques, il est le seul à admettre les faits, qui ont été modifiés pour l'adaptation : il ne s'agit plus d'une tribu africaine laissée à la merci de la famine pour sa propre survie, mais d'un massacre en règle pour récupérer des diamants. Le coupable de la tuerie énonce, dans l'épilogue du roman, qu'il a choisi l'ordre des morts pour finir par les meurtriers les plus incurables, les monstres les plus dénués de conscience, et à mon avis Lombard n'est pas dernier uniquement parce que s'il l'était, il ne mourrait pas, ce type est un survivaliste à l'extrême (contrairement à Vera, dont la psychologie plus instable la rend influençable à une suggestion de suicide).


Au-delà de ce casting ahurissant et de ces interprétations géniales, je pense que la mise en scène joue beaucoup dans la réussite de cette minisérie. Le montage des lettres rédigées et envoyées au début est assez cut, mais pas trop, et ça plonge directement le spectateur dans l'attente suscitée par ce genre de série d'enquête. La préparation du disque d'accusation, jamais montrée dans le roman, est vite évoquée avec justesse et là encore, un sens de la préparation étonnant.
Soldier Island est un bout de roche dépassant à peine des flots, avec des crevasses accidentées – probablement les vestiges d'un complexe minier antique, vu que les îles britanniques ont toujours été riches en minerais – et malgré le cadre temporel en plein été, la narration est émaillée d'une météo dégueulasse, et ce dès son introduction dès le début du premier épisode, limite noyée dans la brume.


Parallèlement, la transition de l'étonnement – on est sur une île sans hôtes – vers le mystère – deux morts d'un coup ça devient bizarre – puis la tension – bon y'a clairement un meurtrier ici ça pue du cul – se fait par des jeux de lumières et d'ombres plus marqués. Au début les plans sont larges pour constituer un cadre énorme, écrasant – par exemple lors des premières apparitions d'Ethel Rogers. Par la suite, tout se resserre sur les personnages et le spectateur. Des transitions de ciel nocturne ou nuageux contrastent des intérieurs plus sombres – parce qu'en l'absence des Rogers et vu l'ambiance, on fait plus l'effort d'allumer partout – et une manière de filmer de plus en plus noire et oppressante, à l'exception d'une scène de folie collective, à mesure que les cauchemars des invités refont surface (sauf concernant ce pignouf sans conscience de Lombard), une musique grave et lente au violoncelle, rohlala *_*
En plus la série possède un petit générique à la manière de Black Sails, avec un objet sur fond noir, révélé en musique (et tendue en plus, sombre et écrasante) au fur et à mesure des images, jusqu'à un plan final sur la demeure de Soldier Island. Très très classe.

En bref : actualisation très juste du roman d'Agatha Christie, And then there were none est une excellente adaptation. L'ambiance funeste, la désolation d'une île hostile au large du Devon, le montage bien pensé et le casting incroyable font de cette œuvre une référence du thriller policier. Que vous connaissiez ou non l'œuvre originale ou les adaptations précédentes, celle-ci mérite clairement votre attention.

26.10.13

Sors de cette série, Tim Burton !!


Pushing Daisies.

Créateur : Bryan Fuller.
Origine : Etats-Unis.
Date de diffusion : entre 2007 et 2008 sur ABC aux Etats-Unis et en 2008 et 2011 sur Canal+ et NRJ12 en France.
Nombre de saisons : 2.
Genre : fantastique, comédie dramatique.

Interprètes principaux.
Lee Pace : Ned, le pâtissier.
Anna Friel : Charlotte "Chuck" Charles, son amour d'enfance.
Chi McBride : Emerson Cod, détective privé.
Kristine Chenoweth : Olive Snook, serveuse au Pie Hole, amie de Chuck et amoureuse de Ned.
Swoozie Kurtz : Lily, une des tantes de Chuck, borgne, acariâtre et sarcastique.
Ellen Greene : Vivian, l'autre tante de Chuck, douce, rêveuse et passionnée.
Field Cate : le jeune Ned, âgé d'environ 10 ans.

Cœurs d'Cœurs, comté de Papen, Etats-Unis. Ned, un jeune pâtissier, possède un don remarquable : il peut par le toucher ramener les morts humains, animaux et végétaux à la vie, le temps d'une minute. Passé ce délai, le mort doit être renvoyé, ou une vie équivalente sera prise à sa place. Son ami Emerson Cod, détective privé, utilise son don pour demander aux victimes de meurtres qui les a tuées avant de toucher la récompense offerte par les familles, mais le duo croise bientôt le chemin de la défunte Charlotte Charles, l'amour d'enfance de Ned.

Il ne peut se résoudre à la toucher une seconde fois, et décide de donner une chance à leur histoire d'amour interrompue par les aléas de la vie. Sauf qu'ils ne peuvent en aucun cas se toucher, ou Chuck mourra définitivement.

Cette série absolument magnifique et unique en son genre... j'allais vous expliquer comment je l'ai découverte, mais en fait je n'en ai pas la moindre idée XD Bref, je vous la conseille chaudement et vous la recommande encore plus chaudement ! En termes de narration, d'originalité, de réussite audiovisuelle et d'interprétation, elle est PAR-FAITE. Bon, faisons les choses dans l'ordre, comme ça vous serez convaincus.

Le premier truc intéressant que j'ai trouvé dans cette série est qu'on ne sait rien des personnages principaux. Pushing Daisies, qui reprend une expression anglophone signifiant "manger les pissenlits par la racine", renonce à la narration linéaire au profit d'allées et venues dans le passé et le présent. Concrètement, les épisodes sont, durant la première saison, grosso merdo construits selon le même schéma : un flash-back du Young Ned qui met en lumière un des traits de caractère du Pie Maker, à la faveur d'une mésaventure d'enfance, puis l'enquête de l'épisode proprement dite, mêlée à la vie personnelle de Ned, Cod, Olive, Chuck ou Lily et Vivian, et enfin une sorte de morale au terme de laquelle Ned a appris à évoluer en rejetant ce côté triste ou asocial que son anecdote d'enfance lui avait imposé.

Le pâtissier en Converse le plus mignon de la terre ! Et de très belles tartes à chaque épisode ! Ca donne faim !

Bref, vous l'aurez compris : on ne découvre les personnages que par des biais narratifs assez variés, ce qui explique que le narrateur de la série introduit toujours une séquence par la mention du lieu et du moment ("At this very moment, it was [telle date, telle heure, tel lieu]") puis vient l'intervenant du moment. Plus drôle encore, comme la série est construite, dans un premier temps, sur les enquêtes criminelles d'Emerson et Ned, tout ce qui a mené au décès de la victime est expliqué d'un coup, d'une traite et par une introduction identique qui a tendance à ajouter un effet comique à l'ensemble. Là encore, c'est le narrateur qui fait "the facts were these..." (les faits étaient les suivants) et en gros on a une biographie accélérée de la victime XD Souvent même, et là l'exagération est telle qu'elle en devient clairement comique, l'âge de chaque personnage à des moments précis où on le voit évoluer est précisé... à la minute près !

Evidemment, une structure narrative comme ça, qui a tendance à prendre le spectateur par la main pour lui expliquer les personnages et leur histoire, ne tient pas longtemps, et si malheureusement Pushing Daisies fait encore partie de ces séries qui ont été mises en danger par LA grève des scénaristes (comme Jericho, elle a d'ailleurs été annulée à la suite de celle-ci), elle évolue quand même assez durant ses courtes saisons, notamment la deuxième. A terme, l'intrigue devient vraiment narrative et dramatique, plus suivie d'un épisode à l'autre, si bien qu'on oublie le schéma du début pour des péripéties qui constituent la trame principale. Celle-ci, d'ailleurs, se conclut par une fin de dernier épisode absolument magnifique où l'on aperçoit en accéléré l'ensemble de la narration de Pushing Daisies, ses personnages principaux, ses figurants notables, la totalité des lieux explorés, dans un épilogue doté d'un travelling que j'ai trouvé enchanteur !


Parce que c'est ça, la grande force de Pushing Daisies : la série a un univers très particulier, avec une géographie et des intervenants délirants. D'abord, le comté fictif de Papen et celui de Cœur d'Cœurs, où vivent et évoluent les personnages, sont assez petits, avec une ville, quelques lieux-dits isolés (un phare, un champ de moulins, des reliefs accidentés, une usine automobile...) et surtout, on s'y attache facilement parce que rien ne le lie à quoi que ce soit de réel. La ville n'est jamais nommée, l'état américain où ça se déroule non plus, bref, on est dans un pur microcosme à la Big Fish, où chaque petite vie s'anime sous nos yeux.
Le casting de Pushing Daisies, bien qu'il soit constitué d'acteurs assez méconnus, est bourré de talents : Kristine Chenoweth/Olive Snook est une habituée de Broadway (pour vous la faire courte, il y a deux grands lieux de culture aux USA, Broadway à New York pour les arts de la scène, musique, théâtre, comédie musicale, et Hollywood pour les arts de l'écran, télévision et cinéma), et Ellen Greene/Vivian est également chanteuse, ce qui fait que certains épisodes sont plus ou moins musicaux.


Lee Pace, Chi McBride et Anna Friel sont complètement dans leur rôle, la personnalité de Ned, Emerson Cod et Chuck apparaît clairement à l'écran, tandis que Chenoweth complète le quatuor avec une interprétation géniale d'Olive adorable et complètement déjantée :) D'ailleurs, Lee Pace, ses gros sourcils et son air tellement gentil sont pour beaucoup dans l'appréciation du personnage, ce qui n'est pas sans faire sourire quand on découvre des jumaux, Maurice et Ralston, qui lui ressemblent comme trois gouttes d'eau ^^
Et puis, un autre truc que j'ai aimé, c'est les figurants, les acteurs qui sont là pour un seul épisode, le temps d'une enquête. Jeyma Mays, Dash Mihok et Missi Pyle (magnfique en brune), des acteurs que j'aime beaucoup, en font partie, de même que les brillants Christopher Sieber (Napoleon LeNez, paie ton nom qui vend du rêve XD), Patrick Fabian (Mark Chase, un constructeur de bagnoles complètement siphonné ^^), Eric Stonestreet, vu dans Modern Family, ou encore Fred Willard, que j'ai déjà vu plusieurs fois par ailleurs. Bref, le temps d'une apparition ou sur toute la série, on sent que niveau interprètes ils ont pas lésiné sur le talent :D

Après, ce serait dommage d'avoir des acteurs de merde pour jouer sur un fond pareil parce que, eh ! t'as lu le titre de l'article ? :D J'ai parlé de Big Fish, tantôt, et on est carrément dans ce délire-là x) Pushing Daisies, c'est quand même une série qui est basée essentiellement sur la mort, et pourtant, elle est toujours burlesque et décomplexée façon L'étrange Noël ou Les noces funèbres. Les victimes de meurtre se sont fait rouler dessus, piquer à mort par des abeilles, enfouir sous une couche de neige, fondre sur la vitre du projecteur d'un phare, la plupart sont défigurées et certaines sont plus en état de parler, et là tu as un type qui leur dit "désolé, vous êtes mort-e, mais vous disposez d'encore une minute, vous pouvez nous dire qui vous a tué ?" et presque systématiquement la victime se lance dans un monologue XD

Y'a pas beaucoup de séries que je supporterais pas de voir en VF, la plupart sont très récentes, mais concernant Pushing Daisies en particulier, si vous comptez la regarder, ce que je vous conseille, JE VOUS ORDONNE de la regarder en VOST. Ne serait-ce que pour entendre dès l'épisode 1 le narrateur parler de Ned et Chuck enfants et endeuillés : "Poussés par le chagrin, la curiosité et les hormones, Young Ned et Charlotte Charles échangèrent leur premier et seul baiser." XD
Les dialogues sont géniaux, truffés de jeux de mots et de références culturelles, de digressions hallucinantes, l'hésitation ou le trouble des personnages se traduit souvent par une diction accélérée et des phrases alambiquées pour dire pas grand-chose (en particulier chez Ned et Chuck), ce qui serait forcément mal géré par une traduction alors NON, on ne regarde pas Pushing Daisies en français !

Toujours concernant l'esthétique, en dépit du fait que la série est une comédie dramatique (et en accord avec la mort tournée en dérision déjà évoquée), la mise en scène et les péripéties, l'intrigue complètement barge des épisodes, sont souvent constituées de parallélismes qui ne sont même rien face aux aspects visuels. C'est simple : on se croirait dans Big Fish ou dans Charlie et la chocolaterie. Les décors sont très vifs, très colorés, extrêmement typés. Coeurs d'Coeurs est marqué, identifié même, par son immense champ de tournesols, le Pie Hole a une enseigne en forme de tarte, la plupart des établissements ont des noms colorés et des enseignes ou vitrines qui le sont autant, bref, tout est couleurs vives, tout est pastel, tout est débauche visuelle, c'est un vrai plaisir à regarder.
Les musiques, cela dit, sont assez discrètes en dehors du thème principal. Elles servent surtout à souligner l'intrigue, au moment des révélations, des cliffhangers pleins de suspense, ou à mettre en valeur le cadre - je pense par exemple aux nombreux travellings - mais demeure évidemment mélodieuse et bien composée. Quelques chansons, également, interprétées par Olive Snook et Vivian, la première étant d'ailleurs particulièrement encline à chanter pour extérioriser ses tourments personnels, créant parfois de l'absurde (épisode 2.8, le concours de cuisine, où son interprétation d'Eternal Flame est émaillée d'interventions cocasses de Ned ^^).
En bref : cette série est drôle et dramatique tout à la fois. Sa narration est bien pensée, son intrigue complètement absurde, mais également intéressante et super prenante, et puis surtout les interprètes sont tous talentueux et brillants dans leur rôle. L'esthétique visuelle, colorée et vive, contribue autant à l'humour de la série qu'à son côté déjanté et accrocheur, dans un ensemble que n'aurait sûrement pas renié ce bon vieux Tim Burton. Pushing Daisies est juste l'une des meilleures séries que j'aie jamais vues, et je vous la conseille à tous ! A tous !

"Et nos guests, y sont pas beaux nos guests ?!?"
(Jayma Mays, Dash Mihok, Missi Pyle. Je les aime tous les trois ♥)