Genre : science-fiction.
24.12.25
De l'eau, du feu, du vent, des forêts, Avatar commence à ressembler à Avatar xD
Genre : science-fiction.
3.8.25
Encore une adaptation de comic qui sait ce qu'elle fait ? Mais c'est trop bien !
Genre : science-fiction, super-héros.
New York, dans les années 1970. Pionniers de l'exploration spatiale américaine, le docteur Reed Richards, son épouse Susan Storm et ses deux amis Johnny Storm et Benjamin Grimm ont subi lors d'un vol orbital les effets d'une tempête cosmique qui a modifié leur ADN et leur a donné des pouvoirs surhumains.
17.7.25
Ça fait plaisir de voir une adaptation de comics qui ressemble à ce qu'elle est !
Genre : science-fiction, super-héros.
16.12.21
L'autre multivers de Spidey.
Spider-Man : No Way Home.
Film américain de Jon Watts (2021) avec Tom Holland, Zendaya, Jacob Batalon, Benedict Cumberbatch, J.K. Simmons, Alfred Molina, Willem Dafoe, Jamie Foxx.
Genre : super-héros.
Vu en VOST.
New York, de nos jours. Peter Parker, qui vient de passer une semaine mouvementée en Europe à l'issue de laquelle il a affronté, sous le costume de Spider-Man, le super-vilain imposteur Mysterio, a vu son identité secrète révélée aux yeux du monde par celui-ci dans une vidéo diffusée après sa mort.
J. Jonah Jameson, puissant et haineux rédacteur en chef du Daily Buggle, saisit alors cette occasion pour qualifier Peter Parker de faux-justicier violent et meurtrier, et les médias se lancent à la poursuite de l'adolescent. Parallèlement, sa candidature à l'entrée de la prestigieuse école supérieure du M.I.T est refusée, comme celle de sa petite amie Michelle Jones et son meilleur ami Ned Leeds, tous trois à cause de leurs liens avec Spider-Man.
Peter décide alors d'aller trouver le docteur Stephen Strange pour lui demander de remonter le temps afin d'empêcher la révélation de son identité secrète. C'est impossible, mais Strange lui propose à la place d'effacer cette information de tous les esprits de la planète. Le sortilège tourne cependant très mal et expose le monde aux dangers du multivers.
MISE EN GARDE : je passe tout l'article à spoiler allègrement le film et les spoilers ne sont absolument pas masqués, parce qu'ils sont partie intégrante de mon propos. Ne lisez cet article que si vous avez lu le film ou si vous vous fichez d'être spoilé·e (sérieux ? o_O).
11.10.21
La phase pandémique et télévisuelle de Marvel.
Alors je tiens à dire d'emblée que cet article ne consacre pas mon retour vers le blogging, parce que j'ai toujours un roman à écrire (d'ailleurs ça avance pas beaucoup cette histoire >_<), mais j'ai lu y'a des années de ça qu'écrire ou parler des œuvres culturelles que l'on découvre permet d'affiner et d'approfondir l'impression à chaud qu'on peut en avoir, et je suis assez d'accord. Il m'est arrivé au fil des années de changer complètement d'avis sur des films ou des séries entre leur première découverte et le recul de quelques mois ou années (Jurassic World par contre, je l'ai adoré au ciné, mais c'est à chier. J'adore toujours autant, mais c'est naze.), à force de revoir et de réfléchir.
Concernant le présent sujet, j'ai récemment vu au cinéma (avec presque personne dans la salle, bigup à Nom D'un Bouquin) le film Shang-Chi et les Dix Anneaux, le dernier Marvel en date, et j'ai absolument ADORÉ pour tout un tas de raisons - mais on va en reparler. Je l'ai aussi trouvé très pertinent dans la continuité longue du MCU - et on va en reparler - du coup j'ai songé à évoquer publiquement, quelque part, mon impression sur ce film.
C'est la blogueuse et libraire Nom D'un Bouquin qui m'a donné l'impulsion pour le faire, alors que je lisais ses deux articles sur son été et sa rentrée Marvel, qui couvre les publications du MCU entre WandaVision début 2021 et Shang-Chi sorti au cours de l'été : comme je suis un incorrigible copieur des bonnes idées, j'ai décidé de faire pareil et d'évoquer ce que j'ai pensé à propos de toute la phase du MCU qui suit Aveng... je veux dire, Spidey Far From Home (non, je l'aime toujours pas, et oui, c'est toujours affligeant d'avoir gaspillé Mysterio de la sorte) et qui a surtout été marquée par des séries télés, la faute à des cinémas inaccessibles pendant la pandémie du Covid-19/20/21.
Ah, et quand t'auras fini de lire mon article (merci beaucoup ♥), tu pourras aller lire ceux de Nom D'un Bouquin, dans cet ordre :
Et si jamais après ces articles, t'as encore envie de MCU, j'te rappelle que j'ai publié un article concluant mon expérience de la Saga de l'Infinité ici.
23.11.20
Le film qui donne des leçons de ciné à la Warner
![]() |
| (la phrase d'accroche dit "ce pays a besoin de patriotes") |
Gundala.
Film indonésien de Joko Anwar (2019) avec je vais les nommer mais franchement vous et moi on connaît aucun de ces noms, Abimana Aryasatya, Tara Basro, Bront Palarae, Lukman Sardi et Ario Bayu.
Genre : super-héros.
Vu en VF.
Jakarta, Indonésie, de nos jours. Sancaka est un modeste agent de sécurité dans l'imprimerie d'un grand journal. Comme beaucoup, il assiste presque quotidiennement aux violences sociales et physiques qui frappent la ville alors que le mystérieux Prêcheur contrôle la plupart des membres du Parlement et que même les enfants des rues forment des bandes errantes et agressives.
Lui-même orphelin et ancien sans-abri, Sancaka a survécu en se détournant des problèmes autour de lui, ne se battant que pour lui-même. Mais un jour, après avoir été passé à tabac par une bande de voyous et jeté depuis le toit de l'imprimerie, il est frappé par la foudre.
Et contre toute attente, il se relève indemne.
17.4.20
C'est bon, la France a son King's Speech.
De Gaulle.
Film français de Gabriel Le Bomin (2020) avec Lambert Wilson, Isabelle Carré, Olivier Gourmet, Gilles Cohen, Catherine Mouchet, Tim Hudson.
Genre : guerre, biopic.
France, Somme, 1940. Le colonel Charles de Gaulle mène la bataille contre les armées de l'Allemagne Nazie et remporte des victoires difficiles, mais à l'arrière, les politiques commencent à parler de capitulation face à la puissance de l'Axe. De Gaulle est ramené près du président Reynaud comme Sous-Secrétaire d'État à la Guerre et à la Défense Nationale, mais il peine à opposer une résistance au défaitisme du maréchal Pétain et du général Weygand.
Alors que la France est soumise à un exode fuyant l'avancée allemande, Yvonne de Gaulle, ses enfants et notamment la petite Anne, qui souffre de trisomie, essaient de trouver un refuge loin des combats.
6.2.20
DC devient féministe avant Marvel et ça fait plaisir.
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire d'Harley Quinn.
Film américain de Cathy Yan (2020) avec Margot Robbie, Jurnee Smollett-Bell, Rosie Perez, Mary Elisabeth Winstead, Ella Jay Basco, Ewan McGregor et Chris Messina.
Genre : super-héros, action.
Vu en VOST.
Gotham City, de nos jours. Harley Quinn est désemparée. Elle s'est séparée du Joker, le grand amour de sa vie, et se retrouve plongée dans une profonde déprime alors qu'elle semble penser qu'elle n'est plus rien sans lui.
Après avoir violemment rendu publique sa rupture avec le Prince du Crime, elle se découvre de nouveaux problèmes : seule, elle a perdu l'immunité et la protection que lui conférait sa relation avec le Joker, et tous les ennemis qu'elle s'est fait alors cherchent maintenant à la tuer, y compris le redoutable Roman Sionis, alias Black Mask.

Alors.
S'il n'est pas exactement la suite de Suicide Squad, Birds of Prey (je ne vais le nommer que comme ça maintenant, pour des raisons évidentes) s'intègre dans le DCEU (DC Extended Universe, l'extension ciné et télé de DC Comics) dans la continuité de celui-ci, et tire de nombreuses leçons qui font de lui un cas d'école de ce que, à mon avis, DC doit faire au cinéma pour pouvoir répondre à Marvel.
Regardez les films DC précédents : là où Batman v Superman avait une écriture incroyablement riche et lourde, et essayait de rattraper dix ans de retard sur Marvel, Justice League au contraire lui est supérieur parce qu'il a une intrigue plus simple, qui permet de se recentrer sur les personnages et leur interprétation : le background de Flash, Cyborg et Aquaman est sommaire, mais suffisant pour qu'ils aient un rôle dans le film (en plus ils ont ou auront leurs films solos pour en savoir davantage), et l'adversaire, Steppenwolf, est certes oubliable au possible, mais au moins il laisse la place narrative à la Justice League éponyme.
- la sorcière maléfique méso-américaine qui veut détruire le monde,
- le colonel qui veut la neutraliser mais sans la buter parce qu'elle est dans le corps de sa copine,
- Deadshot qui veut faire la fierté de sa fille pour je-ne-sais quelle raison,
- Harley Quinn qui veut se barrer et retrouver son Joker mais qui peut pas parce qu'elle a un collier explosif autour du cou comme les autres,
- El Diablo qui veut prouver qu'il est capable d'exister autrement que par ses pouvoirs infernaux de l'apocalypse,
- Amanda Machin qui veut monter une équipe de super-vilains sacrifiables puis finit par en perdre le contrôle,
- Katana qui veut aider le colonel alors qu'elle a apparemment son travail de deuil marital à faire.
TOUS LES PERSONNAGES OU PRESQUE ont une écriture dans ce film, y'en a beaucoup trop et même des personnages-fonction comme Killer Croc ont un peu de background, c'est tellement plein et tellement le bordel que le Natif-Américain avec ses grappins là, ils l'ont flingué pour éviter d'avoir à en développer un de plus. Ce film est littéralement écrit avec le cul.
Et désormais, en contre-exemple, on a Birds of Prey, avec moins de personnages, une écriture beaucoup plus simple, et un rythme beaucoup plus égal.
4.2.20
Adaptations (3) : le cas d'école.
Auteur : Nicholas Evans.
Origine : Royaume-Uni.
Nombre de livres : 1.
Date de publication : 1995 chez Delacorte Press aux États-Unis, 1996 en France aux éditions Albin Michel.
Genre : drame.
Film de et avec Robert Redford (1998), en compagnie de Kristin Scott-Thomas, Scarlett Johansson, Chris Cooper, Dianne Wiest, Sam Neill.
Genre : drame.
![]() |
| On est d'accord, l'affiche française est totalement incendiée, le coloriste a VRAIMENT fait de la merde. |
La région de New-York, États-Unis, de nos jours. Annie MacLean est la redoutable rédactrice en chef du célèbre magazine people Clover. Dure et froide, elle peine à maintenir une relation aimante avec son mari Robert, avocat renommé, et avec sa fille unique Grace. Celle-ci passe tous ses weekends dans leur maison de campagne pour y retrouver son amie Judith et faire de longues balades avec son cheval Pilgrim.
Mais un matin d'hiver, les deux fillettes et leurs chevaux sont frappés par un accident tragique, une nouvelle épreuve pour la famille MacLean.

Dans l'article précédent de cette courte série, j'avais notamment dit que le principe d'adaptation au cinéma suppose la modification du contenu narratif, et aussi que chaque œuvre culturelle doit pouvoir être considérée en fonction de ce qu'elle propose, de son format, indépendamment de toute autre (même dans le cas de l'adaptation d'une histoire originale). Si je dis ça, c'est parce que le présent film répond précisément à ces deux critères que je propose pour revaloriser le principe d'adaptation au cinéma.
Je vais être franc avec vous : L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux est un film absolument magnifique, parfait à mes yeux. Je dis pas ça parce que c'est un des films de mon enfance, ni parce que j'adore la nature et les animaux, ni même parce qu'il se hisse facilement parmi mes films préférés de tous les temps avec une musique qui me fait pleurer à peu près à chaque séquence (mais on va en reparler). Si je dis ça c'est à la fois pour rappeler que Robert Redford est un incroyable cinéaste (mais ça aussi on va en reparler) qui excelle ici à occuper à la fois les rôles de réalisateur et d'acteur - de nombreux grands noms à Hollywood se sont retrouvés devant et derrière la caméra, mais c'est toujours délicat de faire les deux en même temps - mais aussi pour essayer de mesurer mes propos dans cet article. Je vais essayer d'être objectif même si ce sera pas simple ^^
14.9.19
Un nouveau format, de nouveaux publics, une ampleur générationnelle.
⚠️ NE LISEZ SURTOUT PAS CET ARTICLE SI VOUS N'AVEZ PAS VU AVENGERS : ENDGAME À MOINS DE NE PAS ÊTRE DÉRANGÉ-E PAR DES SPOILERS DIRECTS ET TOTALEMENT VISIBLES.
JE PRÉCISE ÉGALEMENT QUE J'AI COMMENCÉ À ÉCRIRE CET ARTICLE PEU APRÈS LA SORTIE D'AVENGERS : ENDGAME. LE VISIONNAGE DE SPIDER-MAN : FAR FROM HOME A NOTABLEMENT CHANGÉ MON POINT DE VUE SUR LE TRAITEMENT DU PERSONNAGE DE TONY STARK.⚠️
Je n'ai pas découvert le Marvel Cinematic Universe dès ses débuts.
J'en ai entendu parler peu avant la sortie d'Iron Man 2, qui est le troisième film de ce projet, et tout le bien qu'on m'en avait dit par avance m'a fait acheter Iron Man et L'incroyable Hulk en dvd pour les voir aussitôt. Et j'ai adoré ce que j'ai vu.
Je ne réalisais évidemment pas, à l'époque, que j'embarquais pour une passion de plus de 10 ans à l'égard d'une immense fresque cinématographique qui ferait également de moi un lecteur de comics. J'ai juste vu l'histoire de deux mecs, Tony Stark et Bruce Banner, en proie à des conflits personnels, qui y répondaient chacun à leur manière, tout en partageant exactement la même réalité narrative.
Parce que c'est ÇA, la grande force du MCU, et l'innovation qu'il a apportée : alors que, jusque là, des films différents existant dans la même réalité, c'était plutôt exceptionnel (ou sujet à clin d'œil, notamment entre Spielberg et Lucas), ce projet cinématographique nous dépeignait des histoires se passant dans le même univers sans être les suites les unes des autres (Thor Ragnarok n'est pas la suite de Captain America Civil War, Doctor Strange n'est pas la suite d'Iron Man 2 etc..).
Du coup, alors que la plupart des gens qui critiquent le MCU affirment sans sourciller que tous les films se ressemblent et qu'ils sont un outil d'uniformisation pour Disney et Hollywood, je déclare le contraire.
C'est LA raison pour laquelle j'ai toujours aimé le MCU, même malgré les films médiocres ou mauvais dont au moins un (Thor : le monde des ténèbres) a partiellement trouvé grâce à mes yeux depuis que j'ai vu Avengers Endgame. Le MCU ne dépeint pas un univers dans lequel existent des êtres surhumains ou surnaturels, il dépeint des histoires personnelles qui souvent se complètent, parfois se croisent, dans un univers commun. C'est la saga de Tony Stark, celle de Thor, de Steve Rogers ou de Natasha Romanoff, d'autres personnages, et parfois elles se rejoignent dans la grande tapisserie du destin de cet univers partagé.
C'est pour ça que j'ai adoré Avengers Endgame, et notamment son dénouement : comme les gens du monde réel, les personnages fictifs naissent, existent et disparaissent, quand leur histoire se termine. Parfois, une page doit être tournée pour que de nouveaux protagonistes mènent leur existence, même fictive. Et c'est de ça que je compte parler dans cet article.
6.7.19
Mais c'est un film sur Spider-Man ou Iron Man ?!?
Spider-Man : Far From Home.
Film américain de Jon Watts (2019) avec Tom Holland, Jake Gyllenhaal, Zendaya, Jacob Batalon, Samuel L. Jackson, Cobie Smulders, Jon Favreau.
Genre : super-héros, action.
Vu en VOST.
New York, de nos jours. Peter Parker peine à se remettre de la mort héroïque de son mentor, Tony Stark, lors de la dernière bataille contre le Titan Thanos. Désigné comme son héritier par celui-ci, le jeune homme ne se sent pas prêt à assumer une telle responsabilité.
En outre, sa classe a prévu un voyage scolaire en Europe, notamment à Venise et Paris, où Peter prévoit de révéler ses sentiments amoureux à sa camarade Michelle Jones.
De son côté, le super-espion Nick Fury enquête avec Maria Hill sur d'étranges catastrophes climatiques surnaturelles avec l'aide d'un nouveau venu dans le paysage super-héroïque, un certain Quentin Beck.

Disons-le d'emblée, ce film a généré de grosses attentes par sa seule existence, puisqu'il est le premier du Marvel Cinematic Universe qui suit Avengers Endgame, qui concluait apparemment la première époque (apparemment parce qu'en avril dernier, Kevin Feige, président de Marvel, a annoncé que Spidey Far From Home se situait à la fin de la Phase 3 et non au début de la Phase 4).
Du coup, ce film est comme je l'ai dit en titre le premier qui présente officiellement Spider-Man comme l'héritier spirituel d'Iron Man (déjà pressenti comme tel dans Homecoming), mais également celui qui conclut l'intrigue pour les premiers personnages du MCU (Thor est annoncé comme "hors de la Terre", le Docteur Strange est indisponible, et concernant Spidey lui-même, le second trailer post-générique est éloquent).
Bref : moi qui ai adoré Homecoming, j'attendais cette suite impatiemment. Oh, et je vais spoiler un peu, mais en dissimulant les propos risqués, promis ^^
1.7.19
♫ And you can tell everybody this is your song ♪
Rocketman.
Film britannico-américain de Dexter Fletcher (2019) avec Taron Egerton, Jamie Bell, Richard Madden, Bryce Dallas Howard, Stephen Graham.
Genre : biopic musical.
Vu en VOST.
Débarqué à l'improviste dans une réunion des Alcooliques Anonymes, Elton John est un homme malheureux et solitaire, dépendant à toutes les addictions et en déroute.
Il s'efforce alors de retracer son parcours afin de réaliser une introspection thérapeutique, depuis son enfance dans les années 50, entre un père distant et une mère détachée, jusqu'aux plus grandes heures de sa carrière de rock-star.

Bon alors autant le dire direct, je suis pas fan d'Elton John et je ne sais rien de sa vie personnelle, tout simplement parce que je n'ai jamais pris la peine d'écouter longuement son œuvre ni de m'intéresser au personnage.
En revanche, je trouve ce biopic beaucoup plus pertinent que le Bohemian Rhapsody dont j'ai surtout entendu des critiques, tout simplement parce qu'il est coproduit par Elton John lui-même et qu'il est beaucoup moins partial que ne semble l'être le film de Brian May et Roger Taylor, qui visiblement avaient un compte à régler avec feu Freddie Mercury. De fait, il est assez neutre dans son écriture et ne présente qu'un seul véritable antagoniste, dont j'ai lu qu'il s'était révélé être un vrai adversaire d'Elton John sur la fin de leur relation.
Et enfin, il est réalisé par Dexter Fletcher, un de mes acteurs préférés, également réalisateur, et qui a eu le mérite notable d'achever le projet très compliqué et instable que fut... Bohemian Rhapsody. Voilà. Rocketman promet donc beaucoup de choses très bonnes.
26.5.19
C'est l'histoire de Disney qui nous surprend à chaque fausse-photocopie...
Aladdin.
Film de Guy Ritchie (2019) avec Mena Massoud, Naomi Scott, Will Smith, Marwan Kenzari, Nasim Pedrad, Navid Negahban.
Genre : aventure, fantastique, musical.
Vu en VOST.
Agrabah, un sultanat moyen-oriental, à une époque lointaine. Sur leur bateau, en pleine mer, un marin raconte à ses enfants une histoire incroyable et merveilleuse, celle d'Aladdin, un voleur orphelin qui croisa un jour au marché une jeune femme du palais dont il s'éprit aussitôt, et comment le jeune homme accepta pour séduire sa promise de s'associer au vizir du sultan, Jafar...

Bon alors on va reprendre les bases, comme ça ce sera simple. Quel est l'un de mes grands principes en matière de culture ? Si vous me suivez sur Twitter vous le savez peut-être, sinon c'est toujours utile de le rappeler : chaque œuvre culturelle doit idéalement être indépendante et le plus accessible possible à n'importe quel public. Le présent film doit pouvoir être découvert sans jamais considérer celui du même nom et du même studio (Disney) de 1992. C'est en essayant de garder cette idée en tête que je l'ai regardé au cinéma, même si à certains moments j'ai pas pu m'empêcher de me dire "ah, là ça va être le moment Ce rêve bleu" ou "j'espère que la chanson du Génie est bien !"
Et vous savez quoi ? Ça tombe bien, ce film marque très clairement sa différence avec son homonyme d'animation.
10.5.19
J'ai toujours aimé le monde des pokémon. Ce sont les jeux qui m'énervent.
Pokémon : Détective Pikachu.
Film américano-japonais de Rob Letterman (2019) avec Justice Smith, Kathryn Newton, Ryan Reynolds, Bill Nighy, Watanabe Ken.
Genre : policier, comédie.
Vu en VOST.
Un village éloigné de Ryme City, dans le monde des pokémon, de nos jours. Tim est un jeune homme qui, contrairement aux gens de son âge, n'a pas et ne veut pas de Pokémon. C'est un solitaire, élevé par sa grand-mère et qui travaille dans l'assurance.
Puis un jour, il reçoit des messages dramatiques de Ryme City : son père qu'il n'a pas vu depuis des années, policier sur place, a été tué dans un violent accident de voiture.

Pokémon : Détective Pikachu, strictement adapté d'un jeu vidéo du même nom, a fait parler de lui dès les premières images de promotion, et pas forcément pour les bonnes raisons. On se souvient tou-te-s de ce Ludicolo aux airs de canard et de ce Rondoudou au regard perturbant. Direct, le film s'est confortablement installé dans l'Uncanny Valley, et ça présageait le pire.
L'Uncanny Valley, ou Vallée Dérangeante, est un concept qui apparaît lorsqu'un robot créé à l'image humaine commence à être proche de nous mais avec des caractères résolument artificiels (le regard, les mouvements) que ça en devient flippant. Y'a par exemple ce robot d'un musée tokyoïte qu'Axolotl évoque dans ses Étranges Escales dans la capitale japonaise.
Mais l'Uncanny Valley, c'est aussi quand un personnage fictif se balade sur la ligne étroite qui sépare le mignon du malaisant. Les pokémon conçus pour être moches, genre Tadmorv, ils ont jamais été vraiment malaisants parce qu'ils ont un look de cartoon, mais imaginez des pokémon réalistes dans un monde semblable au nôtre. Le flip.
Bref, sur le papier, Pokémon Détective Pikachu c'était une bonne grosse idée de merde, en témoigne les réactions au teaser du film Sonic, très similaires à celles suscitées par PDP.
Et puis, il y a eu la mise en pratique...
Le truc très intéressant d'emblée dans ce film Détective Pikachu c'est qu'il fait exactement ce qu'a fait Spider-Man : Into the Spider-Verse et ce qu'ont fait absolument tous les films d'animation Pokémon jusqu'à maintenant. Tu connais rien aux Pokémon, tu sais pas ce qu'est ce monde, c'est quoi un Pokémon ? Vers le début, on a une courte présentation en mode "on connaît les Pokémon depuis toujours, nos ancêtres les capturaient et utilisaient leurs pouvoirs pour aider la société, et puis on a construit Zootopia, une ville où on est en harmonie avec les Pokémon, où il n'y a ni dresseur, ni pokémon, ni combat !"
Et paf, te voilà introduit-e à ce monde, on peut commencer à parler sérieusement.
Ouais, ce film c'est totalement Zootopia avec des pokémon au fait.
24.4.19
Le film à côté duquel Le Seigneur des Anneaux fait documentaire.
Avengers : Endgame.
Film américain d'Anthony et Joe Russo (2019) avec Robert Downey Jr, Chris Evans, Mark Ruffalo, Scarlett Johansson, Chris Hemsworth, Paul Rudd, Bradley Cooper, Don Cheadle, Jeremy Renner, Brie Larson, Karen Gillan et si je continue ça va être du spoiler alors allez voir ce film.
Genre : science-fiction, super-héros.
Vu en VOST.
Le QG du nouveau SHIELD, New York, de nos jours. Après la bataille dramatique contre Thanos au Wakanda, Steve Rogers, Natasha Romanoff, Bruce Banner, Rocket Raccoon, Pepper Potts et Thor se sont regroupés pour essayer de trouver une solution au chaos mondial.
Il n'y a toujours aucun signe de Tony Stark, Nebula et les autres sur Titan, mais déjà, une possibilité s'impose : se lancer sur la piste de Thanos.

Partons d'emblée d'un constat simple, qui a influé sur mon visionnage de ce film, et donc sur l'objectivité de mon propos : j'ai détesté Avengers Infinity War. J'ai détesté le fait que l'écologie soit ENCORE présentée comme une doctrine de taré génocidaire, j'ai détesté le fait que Thanos ait bénéficié d'une telle richesse d'écriture alors que son plan est le plus stupide de l'univers, et j'ai détesté qu'il soit présenté comme l'achèvement du Marvel Cinematic Univers alors que c'est une sombre merde.
Autant dire que j'avais aucune attente pour Endgame.
Le présent film est à l'image de tout le Marvel Cinematic Universe : composite. Il s'adresse à tou-te-s les fans du MCU, grâce à la diversité des personnages et des films que celui-ci comporte.
Tu as aimé le côté science-fiction spatiale des Gardiens de la Galaxie ? Ce film est pour toi.
Tu as aimé le côté scientifique de Tony Stark, Bruce Banner et de certains plans des Vengeurs ? Ce film est pour toi.
Tu as aimé voir la sorcellerie de Doctor Strange défier les lois du monde et de l'imagination ? Ce film est pour toi.
Tu as aimé le fait que les personnages soient des êtres humains avec des failles, en proie à des conflits intérieurs ? Ce film est pour toi !
Tu as aimé les femmes fortes qu'on a vu peu à peu, depuis Black Widow jusqu'à Captain Marvel en passant par les dirigeantes du Wakanda ? Ce film est pour toi.
2.4.19
Il est revenu, les gens ! Tim Burton est de retour !!! ♥
Dumbo.
Film américain de Tim Burton (2019) avec Colin Farrell, Nico Parker, Finley Hobbins, Danny DeVito, Eva Green, Michael Keaton, Roshan Seth.
Genre : fantastique.
Vu en VOST.
Floride, États-Unis, 1919. Le cirque des frères Medicis a connu de meilleurs jours : après avoir perdu son couple vedette de cascadeurs équestres, Max Medicis a été obligé de vendre les chevaux et peine à gérer la vaste population qui dépend de lui.
Lorsque Holt Farrier, cavalier qui a perdu un bras durant la Première Guerre Mondiale, revient au cirque et découvre que sa femme est morte de la grippe espagnole, il retrouve ses enfants dans une ambiance de morosité et est relégué au dresseur des éléphants, dernière attraction du cirque.
Or, une femelle met bas peu de temps après à un éléphanteau doté d'oreilles surdimensionnées.
Lorsque Disney a annoncé les nombreux projets de films en prises de vues réelles et en animation pour la fin de la décennie 2010, j'ai été au mieux sceptique, au pire totalement blasé par les titres évoqués - j'en avais d'ailleurs parlé ici. La Belle et la Bête, que j'ai apprécié par la suite mais qui n'est pas mémorable, était une sorte de présage à la période actuelle : outre le MCU et les Star Wars, Disney accorde beaucoup de moyens aux remakes du Roi Lion, de Mulan et de Dumbo, tous les trois en prises de vues réelles.
Pour ce dernier, j'ai trouvé que l'idée de base était déjà assez naze sans avoir besoin en plus de la confier à Tim Burton, dont le palmarès récent comporte des prestations aussi navrantes que Dark Shadows et Alice in Wonderland (2012 et 2010). En fait depuis 2005 et Charlie et la chocolaterie, je n'ai apprécié qu'un film du cinéaste, Frankenweenie.
Et puis voilà Dumbo.
30.3.19
C'est un Noir, un Blanc, un Italien et un Russe qui voyagent en bagnole...
Green Book : sur les routes du Sud.
Film américain de Peter Farrelly (2019) avec Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini, Dimeter Marinov, Iqbal Theba.
Genre : road-movie historique.
Vu en VOST.
Le Bronx, New York, 1962. Tony "Lip" Vallelonga est videur dans un jazz-club et surtout très apprécié dans son large cercle familial et social Italo-Américain. Lorsque l'établissement où il travaille ferme pour travaux et qu'il doit chercher un autre emploi, Tony est recommandé comme chauffeur auprès du docteur Don Shirley, un pianiste afro-américain.
D'abord réticent, Tony est convaincu par un important salaire de l'accompagner dans sa tournée d'hiver pendant deux mois. Au programme : d'abord le Midwest, puis le Sud ségrégationniste...
Green Book a été une très agréable surprise pour moi : si j'en ai entendu parler de loin en loin pendant en fin d'année dernière (j'm'en suis rappelé à l'instant en venant de lire sur wikip' qu'il avait reçu l'Ocar du Meilleur Film, même si j'avais dit aux deux ami-e-s avec qui je l'ai vu que je le connaissais pas), je n'y avais pas prêté attention et il n'a été porté à ma connaissance que via l'invitation de deux proches à aller le voir ensemble.
Bon alors déjà : j'adore quand mes potes m'invitent à les rejoindre pour ce qui se révèle ensuite un excellent moment (ouais parce que c'était ce dimanche 17 mars, jour de la Saint Patrick, et comme y'a tout le temps de la bouffe dans Green Book, on a embrayé sur de la bière et des pizzas). Ensuite, même si tous les gens de mon entourage sont politisés (j'avoue tout, je baigne littéralement dans des cercles d'islamogauchiasses féministes et écologistes ^^), peu nombreux-ses sont celleux qui regardent régulièrement des films très politisés sur lesquels on peut discuter des heures ensuite (et vous me connaissez, j'adore parler culture).
Bref : le contexte même dans lequel j'ai découvert ce film a fait qu'il m'aurait été difficile de pas l'aimer. Maintenant, est-ce qu'il est bien ? Non. Il est génial.
11.3.19
♪ I'm just a girl, yes I'm some kind of freak ♫
Captain Marvel.
Film américain d'Anna Boden et Ryan Fleck (2019) avec Brie Larson, Samuel L. Jackson, Ben Mendelsohn, Lashana Lynch, Jude Law, Annette Bening.
Genre : super-héros, science-fiction.
Vu en VOST.
Hala, planète-capitale de la Fédération Kree, 1995. Vers est une jeune femme combative dotée d'un pouvoir puissant : elle peut générer de l'énergie à travers ses mains pour déclencher de terribles détonations. Vers est également hantée par des visions de violence durant son sommeil, qu'elle fuit en s'entraînant sans cesse au combat.
Lors d'une mission de son escouade contre les Skrulls, ennemis jurés des Kree, Vers est capturée juste au-dessus d'un système secondaire, C-53, la planète des Terranians...

Captain Marvel est un peu la réplique de Marvel à DC, qui avait inscrit au palmarès de la rivalité dans leurs univers cinématographiques respectifs (rivalité inutile d'ailleurs, on peut être fan des deux comme c'est mon cas) d'avoir, avant le studio des Vengeurs, réalité un film centré sur une super-héroïne qui était également une figure féministe et un modèle pour la représentation des femmes. Réplique qui vient d'ailleurs enfoncer un clou déjà bien planté dans la mesure où le petit coup de taquet précédent s'appelait Black Panther, un film centré sur la représentation des personnes racisées au cinéma, notamment féminines (et un hallelujah pour la trinité Okoye-Shuri-Nakia ♥), avec une demi-douzaines d'enjeux de société traités par ailleurs.
Bref, pour le dire très simplement et comme je pense l'avoir bien résumé en un tweet dès la fin du film :
DC : "on a Wonder Woman, la meilleure représentante du super-héroïsme féminin, et Superman, le super-héros le plus puissant."— Darky le prince ch'alien 🐱 (@ShousetsuCat) 10 mars 2019
Marvel : "tiens ma bière steuplé." pic.twitter.com/3WQXRZaCLF
Mais Captain Marvel ça n'est pas uniquement ça, bien heureusement. Ce film est une œuvre générationnelle à l'image de Wonder Woman, une merveille que tout le monde doit voir.
16.2.19
Le retour de la fresque culturelle la plus géniale.
Ralph 2.0.
Film américain des studios Disney réalisé par Phil Johnston et Rich Moore (2018).
Genre : aventure, humour.
Vu en VF.
Six ans ont passé depuis que Ralph La Casse a prouvé à Félix Fix-it qu'il pouvait être un gentil Méchant et que Vanellope von Schweetz a repris le contrôle sur son jeu, Sugar Rush. Les deux amis se voient quotidiennement après leur journée de travail comme personnages de jeux vidéo, mais la jeune fille s'ennuie : les courses sont trop faciles, les circuits de course sont prévisibles, et le quotidien avec Ralph est monotone.
Alors qu'elle exprime ses sentiments à son grand ami, monsieur Litwak, le propriétaire de la salle d'arcade, installe un routeur wifi, ouvrant la voie vers l'immensité de l'Internet.
Contrairement à ce baltringue de Steven Spielberg (c'est jamais inutile de rappeler que ça fait pratiquement 15 ans qu'il n'a pas fait de bon film), qui dans son Ready Player One surfait allègrement et stupidement sur des mécanismes de narration qu'il avait lui-même contribué à installer et populariser dans le cinéma hollywoodien (j'en ai même fait un article), le studio Disney prouve une nouvelle fois avec ce film qu'il est capable d'évoluer non seulement avec les évolutions sociétales, mais également avec les outils scénaristiques dont il est le premier utilisateur.
Clairement, ce film m'a laissé une impression de Dragons 3, et c'est là que va s'arrêter mon évocation de sa narration parce qu'une fois n'est pas coutume, IL N'Y AURA PAS DE SPOILER DANS CET ARTICLE, WOUHOUUUU \o/
8.2.19
How to grow up with your dragon
Dragon 3 : Le monde caché.
Film d'animation américain de Dreamworks Animation SKG, réalisé par Dean DeBois (2019).
Genre : aventure, fantasy.
Vu en VF.
Beurk, le fameux village viking des adorateurs de dragons. Un an après avoir perdu son père des mains du chasseur de dragons Drago Poinsanklant, Harold continue, sur l'inspiration de sa mère Valka, de libérer tous les dragons qu'il peut à l'aide de ses amis Astrid, Kognedur, Kranedur, Varech et Rustik, et surtout de son fidèle dragon Krokmou.
Mais les seigneurs de guerre héritiers de Drago, désemparés par la perte de leurs armées, décident de faire appel à un chasseur de dragons, Grimmel le Grave. Sa spécialité : les Furies Nocturnes.

Alors je tiens à préciser deux choses avant de commencer : une partie de mon propos sur ce film, notamment dans l'analyse de sa musique, sera fondée sur les Partoches du vidéaste Tyllou (un garçon charmant, prof de surcroît, qui se spécialiste dans l'analyse de la musique dans la culture pop) dédiées à Dragons et Dragons 2. Du coup je vais faire référence à des trucs qu'il dit dans ses vidéos. Si vous voulez mieux connaître ou aimer encore plus la série Dragons, je vous conseille de regarder cet épisode en deux parties, dont la première se trouve là.
D'autre part ÇA VA SPOILER. Genre beaucoup. Je vais commenter ce Dragons 3 à l'aune du propos de toute la trilogie (oui c'est une trilogie, c'était prévu depuis avant même la sortie de Dragons 2), et du coup ça va me faire dire des trucs super importants sur la narration. J'aime autant vous prévenir à l'avance.
Ne lisez donc mon article que si vous avez déjà vu le film ou si vous en avez rien à cirer d'être spoilé-e. La possibilité "j'en ai rien à cirer de Dragons" n'existe pas, c'est pas possible, alors si vous en avez rien à cirer de Dragons, FOUTEZ LE CAMP DE MON BLOG ET ALLEZ RÉFLÉCHIR À VOTRE CULTURE.
LOIN DE MOI.


















